PAUL
Tu ne sais pas si c’est aujourd'hui.
MARGOT vivement.
Si !
PAur.
Qui te l’a dit ?
MarGor baissant les yeux.
Tante a dit qu'elle pensait. C'est presque
certain.
PAUL lui mettant le doigt sous le nez.
Presque, c'est-à-dire qu'on n'en sait rien.……
Maraor.
Paul ! laisse-moi donc ! tu as les doigts pleins de confitures, tu me colles le nez.
PAUL taquin, lui touchant le nez.
Ça te fera un petit nez sucré, les mouches viendront le goûter comme un bonbon.
MaArGor.
Laisse-moi ! Tiens, écoute : veux-tu jouer ?
PAUL sarcastique.
Jouer à la poupée ?
MARGOT
Oui; tu feras le père. Tu irais à ton bureau, tu serais bien occupé. Je te téléphonerais tout le temps, tu te fâcherais !..... Dis, veux-tu? Oh! nous dirions que la petite est malade. Tu lui ferais
prendre de l’huile de ricin, moi je lui tiendrais les mains
PAUL secouant la tête.
Non, non. Je ne joue pas avec une poupée.
MarGoT chagrinée.
Pourquoi ?
PAUL avec hauteur.
Parce que je suis un garçon. ;
Marcor.
Elle mourrait tu sais, puis nous aurions du chagrin. Tu pleurerais... Ce serait amusant comme tout.
Paul.
Les hommes, ça ne pleure pas |!
Marcor.
Eh bien, situ ne veux pas ça, tu irais au marché ; je te donnerais de l’argent...….
Pauz dédaigneux.
Heu ! es-tu folle! Tu sais bien que les femmes ne donnent pas d'argent aux maris. C’est nous qui le gagnons et qui vous donnons tout.
En se détournant avec fierté, les mains derrière le dos, il se trouve à offrir sa tartine à sa sœur qui est assise.
Marcor lui ærrachant sa tartine.
Vraiment !
PAUL la reprenant avec impétuosité.
Rends-moiï ça !
MARGOT souriant.
Si vous donnez tout, ce n’est pas pour longtemps |
Îles PAUL radouci.
Pourquoi n’en demandes-tu pas une à Victoire? Tu aurais ta tartine. personnelle, comme dit
papa...
Maraor Le regardant de tout près.
Et toi aussi, pas vrai ?
Elle sort.