R—C—0OH 2 R CO CI + 2? H? —> 2 H CI + | R—C—0OH
Mais ce ne peut être là un mécanisme général, car, s’il en était
ainsi, il serait impossible d’obtenir de l’aldéhyde par cette méthode, le composé précédent ne pouvant conduire, par une hydrogénation ultérieure qu’à un glycol ou à un alcool primaire.
R—C—0H | A > OH R—CHOH
> 2? R CHOH
2° Méthodes Catalytiques
Les essais de réduction des chlorures d’acide par catalyse sont encore plus rares. D'ailleurs, il semblait bien évident au premier abord, que là n’était pas la solution du problème ,car il fallait pouvoir tourner plusieurs difficultés apportées par l’emploi d’un catalyseur, c’est-à-dire : empoisonnement de celui-ci par l’acide chlorhydrique formé dans la réaction ; dissociation du chlorure d’acide et dissociation de l’aldéhyde formé.
A. — Empoisonnement du calalyseur.
Il est un fait acquis que les halogènes libres ou les hydracides sont des poisons violents pour le nickel et le platine. Sabatier et Espil (1)ont montré en outre, que leur présence, dans l'hydrogène, est beaucoup moins nuisible que leur existence à l’état de combinaison, dans les vapeurs organiques soumises à l’hydrogénation. Ainsi, si on soumet à l’hydrogénation sur du nickel, du benzène contenant en solution 0,5 % d'iode, la réduction se poursuit pendant plusieurs heures,en même temps qu’il se dégage des vapeurs d’acide iodhydrique. Cependant, le nickel est transformé progressivement en iodure. L’empoisonnement n’a ainsi lieu que lentement et de proche en proche.
Par contre, si on ajoute au benzène,soumis à l’hydrogénation, des traces de chlorobenzène, on empêche-immédiatement toute production de cyelohexane, et le nickel est devenu incapable de recommencer cette formation.
En voulant réduire, dans les mêmes conditions, un chlorure
(1) Sabatier et Espil:: Bull: ; 19}4+4 t::15;:.p:1778:
d’acide, il est évident qu’on se place dans un cas analogue et il semble. que le catalyseur ne puisse effectuer indemne un tel travail.
B. — Dissocialion du chlorure d'acide.
Récemment, Mailhe (1) a étudié l’action du nickel sur les chlorures d’acides. Il a trouvé que leur molécule subissait, de la part du catalyseur, une coupure, en donnant de l’oxyde de carbone et un dérivé chloré de carbure, d’après l'équation.
RCOCI. ——> CO+RCI.
L'auteur opère de 400 à 4200. Comme, dans ces conditions, et dans le cas de la série aliphatique seulement, le carbure halogéné formé n’est pas stable et se décompose à son tour, avec départ de HCI, on obtient finalement un carbure éthylénique.
Bien que cette réaction de coupure ne se fasse qu’à une température élevée (60 % du chlorure de benzoyle à 4209), il était à craindre qu’elle vint partiellement compliquer le phénomène.