AUGE
AICLR LIO* ■OCTF
Sous l'autel latéral de gauche, orienté et isolé comme l'autel majeur, reposent les corps des saintes Secondine, Aurélie et Néomisic. Une inscription moderne l'indique en ces termes.
HIC REQVIESCVMT CORHOBA 8 • S • S • gECVNMX* V • ET HAIT. AVBKI.IJ» ET KEUNlSUt V • V
Quelques mots de leur vie avant de passer outre.
Sainte Secondine, vierge et martyre. — Sous l'empire de Dèce et de Valérien , des soldats furent envoyés de Rome à la recherche de saint Magne. Or, s'étant mis en route, au troisième mille hors de la ville, ils rencontrèrent le démon sous la forme d'un voyageur; ils l'accostèrent et ils en apprirent qu'il avait vu à Anagni, où l'avaient mandé les ordres de l'empereur, une noble jeune fille, nommée Secondine, que l'évéque Magne, grand enchanteur, avait trompée par ses maléfices et convertie au christianisme. Si bien renseignés, les
1 . Il existe, au musée chrétien du Vatican, deux croix prorcsskinncllc* de la fin du x\u* siècle, où l'ordre hiérarchique est le même qu'à Anagni.
CRYPTE DE LA CATHÉDHALE
émissaires impériaux vont à Anagni ; ils saisissent, par la trahison de Tarquinius, la vierge chrétienne, et, la trouvant inébranlable dans la confession de sa foi, la jettent en prison. Cinq mois après, Valérien députe de nouveaux soldats pour la décider à sacrifier aux idoles. Sur ses refus obstinés, ils déchirent son corps en lambeaux. Mais elle, calme dans les tourments, priait pour la ville et les fidèles qui se recommandaient à son souvenir. Au moment où son âme s'envola au ciel, quittant un corps dont le sang s'était changé en lait embaumé, Dieu, par de terribles éclats de tonnerre, apprit aux persécuteurs qu'il veillait toujours sur ses saints. Longtemps elle dormit dans une grotte solitaire, jusqu'à ce qu'enfin la piété des habitants d' Anagni songeât à honorer par un culte celle qui, par son martyre, avait tant illustré la cité*. Sa féte est fixée au 15 janvier. Voici la collecte de son office :
« Deus, qui beatam Secondinam rutilanti virginitatis gloria et lacteo martyrii cruore decorasti, tribuc, qmesumus, ut secundis cjus precibus et meritis • adjuvemur. »
Sainte Aurélie et sainte Néomisic, vierges. — Elles naquirent en Asie, au x' siècle, de parents chrétiens. Lorsqu'elles demeurèrent orphelines, elles vouèrent à Dieu leur virginité et distribuèrent tous leurs biens aux pauvres. Délivrées des mains des Sarrasins qui, quelque temps, les retinrent prisonnières, les deux sœurs partirent en pèlerinage pour la Palestine, où un ange leur promit, comme récompense de leurs fatigues, les couronnes éternelles que donne le Seigneur : « Post laborum a?rumnas, coronas accipietis a Domino sempilcrnas. • A leur retour, jetées par une violente tempête sur les côtes d'Italie, elles parcourent la Pouillc et la Lucanie, puis s'acheminent vers Rome pour y prier au tombeau des saints Apôtres. La se déclare leur vertu par de nombreux miracles. Elles quittent Rome; mais, chemin faisant sur la voie latine, elles rencontrent une troupe de soldats barbares qui les fouettent indignement. I n orage les dérobe à leur brutalité. Retirées à Macerata, au pays d'Anagni*, elles y vécurent saintement. Le son spontané des cloches de toute la ville et des églises environnantes 8 révéla au peuple étonné une vertu qu'il ignorait. A leur tombeau s'opérèrent de tels prodiges, que l'on bâtit un oratoire en leur honneur. Saint Léon IX, en 1054, fit la translation de leurs corps a la cathé-
I. • Trodiiur «epiillum fuisse (corpus) in vico Atapix, umJe postes in civitslem trartstatum fuit. Exlat in clivo australi monta Anagnini, non longe ab urbe, locu» quidam titulo sanctee Secundinœ vocalus, ubi extat crypta quœdara, in qus olim quievitte fertur ». — « Art. », p. 7*.
î. < In pagura Anagnini agri qui Macerola dkebatur ». < Acta ».
a. • l.uncta lum pagi ipftius ac flniUmamm ecclesiarum, tum vicinte urbia templorum tenea campana; per s* ipaas per horœ ferme *patium Unnierunt » < Ibid. ».
drale d'Anagni, et adjoignit a la mense capitulaire le fond de Macerata, donation que nous avons précédemment constatée dans une inscription contemporaine.
A la voûte de l'abside, la Vierge, assise sur un trône, reçoit la bénédiction de son fils, qu'elle tient sur ses genoux. A droite et à gauche, sainte Aurélic et sainte Néomisie, séparées de la Vierge par des palmiers chargés de fruits, sont vélues d'un riche costume. L'une a des perles mêlées aux tresses de ses cheveux, l'autre un voile blanc sur la tête; toutes les deux tiennent à la main la couronne promise par l'ange. Leurs pieds sont chaussés, parce qu'elles ont eu constance et courage a marcher dans la voie des commandements de Dieu *. Soumises à Marie, reine des vierges, elles ont ainsi mérité, après leur mort, de participer à la jubilation et aux adorations des élus :
■f TK .NIMI8 IHPLOHANT VIRGO : I VU LA. NT ET AOOBAMT ■ .' OVM TIBI • 8VBU\>TM» • NATYH HOKIOUO SËLVNTV* :
Sainte Secondine (sev secvsdina), tête nue, perles aux cheveux et chaussée, précède les actes de son martyre, qui se développe au pourtour de l'abside en neuf tableaux :
i . Elle est arrêtée par les soldats : ceprku>t • uis cvstodire dederv
[nt] • — 2. Elle prie dans sa prison étroite : son attitude est celle des Orantcs des catacombes. — S. Elle comparait devant le juge, peut-être le César, assis et couronné. — ft. Elle console les martyrs d'Anagni qui, de la chaudière embrasée où ils sont plongés, tendent vers elle leurs mains suppliantes. — 5. Nue et voilée d'un simple linge aux reins, elle est déchirée, sous les yeux de l'empereur, avec des ongles et des peignes de fer; elle prie pendant ce supplice. — 6. Un ange descend du ciel, pieds chaussés, et recueille dans les plis de son manteau l'âme de la vierge martyre, qui a la forme d'une colombe blanche nimbée d'or*. — 7. Six hommes transportent son corps à Anagni ; le peuple
joyeux accompagne, des palmes à la main. — 8 uirtih rkmeai A
la porte de la ville se pressent les habitants, avides de voir le corps que la générosité de Léon IX leur confie. — 9. L'évêque Grimaud , mitré et en chasuble rouge, bénit la sainte à son arrivée dans la cathédrale; il récite sur
t . On lit dan* la Régie do sainte Brigitte, dictée par le Sauveur lui-même : « Quand lu mettras la chaussure, tu diras : Déni soit mon Dieu qui me commande d'avoir des souliers, afin que je sois forte et sans tiédeur à son service ; fortifiez-moi donc, pour je puisse marcher dans la voie de vos commandements • . — « Itogola del Salvatora delta di S. Brigida »; Genova, 1653, p. 408
i. Rien n'est plus rare, dans l'art chrétien du moyen âge, que la représentation de l'âme d'un saint ou d'une sainte sous la forme d'une colombe. Il faut donc noter avec soin cette particularité peinte à Anagni. [Noie de M. Didron.)
elle des prières qu'il lit dans le rituel. Il est suivi de son clergé et des deux croix gemmées, que nous avons déjà remarquées lors de la translation de saint Magne à Anagni. On dépose le corps de sainte Sccondine dans une châsse précieuse, sous un ciboriuin où pendent en son honueur une couronne perlée et deux lampes 1 ; un clerc l'encense.
En dehors de l'abside, l'Agneau de Dieu inspire les deux saints Jean qui garnissent les écoinçons. Saint Jean -Baptiste tient la droite; nimbé et pieds chaussés, il reçoit l'eau qui coule du rocher, eau salutaire avec laquelle il baptise et régénère : da salvbrbs ammj popvlis • baptista iouaîsbs. Saint Jean évangéliste montre aussi ce fleuve mystérieux dont, par son vol hardi, il est allé découvrir la source dans les cieux : dans policos ammes verdo petit
ASTRA lODANNES.
A la paroi méridionale reparaissent sainte Aurélie et sainte Néomisie. Entre elles s'ouvre une petite fenêtre et est représentée une corbeille de fruits avec deux pains. Chaussées et nimbées, les deux sœurs reçoivent uue couronne qu'une main d'en haut, ange ou Dieu, pose sur leur tète. Sainte Aorélie, [se] a avrei.1 a, se distingue par une seconde couronne qu'elle tient à la main, et sainte Néomisie, sca nkomisia, par la lampe allumée et le voile des vierges sages.
L'autel de l'abside latérale droite est consacré aux saints Sébastien, Etienne, Vincent, Césaire, etc.; il regarde l'orient et a pour toute ornementation quelques incrustations de serpentin et de porphyre*. La conque de l'abside, reblanchie lorsqu'on s'avisa de la défoncer par un œil de bœuf monstrueux , a presque perdu ses peintures. Il n'en reste que des lambeaux bien mutilés. Les trois diacres : Etienne (stefaîsvs) , Vincent (viNCEvrivs) , et Césaire (s cesauivs), portent la large tonsure, la dalmatiquc et l'évangcliaire, insignes de leur ordre. Un saint, couronné et le livre à la main, est nommé s emesivs. A l'extérieur de l'abside, un ange marche pieds nus. Saint Sébastien (ssebastiamvs) est attaché a un poteau; un jupon couvre sa nudité. Deux soldats lui décochent des flèches avec une expression de fureur qui se manifeste sur leur
4. Celte lampe, communo aux fresques d' Anagni et do Subiaco, se voit également aux mains des vierges sages, dans cette belle mosaïque de la fin du xni* siècle, qui orne la façade de Sainte- Marie -in-Trastevere.
3. Les mosaïques de pierres dures ou d'émaux s'incrustent, au moyen d'un bain chaud, dans un lit profond que l'artiste creuse dans le marbre. Les joints, laissés en blanc, dessinent les contours et produisent un effet analogue à relui des plombs dans les vitraux. On ne peut les supprimer sans détruire l'harmonie des couleurs qui, autrement, anticipent les unes sur les autres et s'amalgament. Le ciborium de Saint-Jean<de Latran, nouvellement restauré, en est un exemple. On a voulu éviter ce que l'on croyait un défaut dans l'œuvre du moyen Age, et l'on est tombé dans une faute plus grossière, si toutefois il y avait précédemment faute.
CATHÉDRALE D'AN ACM.
visage et dans leurs mouvements. Ces deux vers contiennent l'éloge de la constance du martyr et une prière pour les âmes pieuses qui l'honorent :
Je ne puis croire que les deux autels établis, l'un au midi, l'autre au nord, datent de l'époque des restaurations. Je ne parle pas de leur forme actuelle qui a été rajeunie, mais de leur disposition première. 11 n'est pas possible que dans cette basilique où, au xu* et xnf siècles, l'on a un soin si scrupuleux d'orienter tous les autels, deux seulement soient dans des directions aussi insolites qu'anormales. J'ai du reste, à la décharge de ces siècles qui ne faisaient rien à la légère, le témoignage des « Actes » , qui assignent à l'an {$%2 la fresque de Pautcl de saint Pierre. Cet autel s'enfonce sous une absidiolc, faite évidemment après coup, car elle est taillée dans l'épaisseur même de la muraille. 11 a pour rétablcune grande fresque, où saint Pierre assis, en chasuble rouge marquée en avant de ja croix en T, bénit et tient la crosse de la main gauche. Couronnées et voilées, sainte Aurélie et sainte ïS'éomisic l'accompagnent ; l'une d'elles a un livre. Comme au xiv* siècle , les nimbes sont en relief et gravés. C'est sous cet autel que repose le corps de saint Pierre.
La travée de voûte correspondante offre sur un fond blanc un semis d'étoiles rouges et, au centre , dans une auréole circulaire, le même monogramme que nous avons noté et qu'adorent quatre anges issants , mains étendues.
Vis-à-vis l'autel de saint Pierre est celui de sainte Olive. Est-il bien à la place de l'autel que consacrait, en 1 130, l'anti-papc Anaclet 1 1 ? Il est impossible de trancher la question, car l'autel actuel date seulement de 1704 et le marbre commémoratif a été enlevé et égaré, à cause du nom d'Anaclet. Mais, «à priori», je nie qu'en 1130, ou encore si l'on veut, en 1231, l'autel de sainte Olive ait été tourné au midi. Voici l'inscription telle que In cite Marangoni, dans les • Acta • , page 167 :
-J- asno dmicb iscarsatkws mcxxx pottipicatis phi amacleti scbi pp. axmo un •
IMDICT ■ XII • MMS SEPTBBIS DIE VH • DEDiCATY 1 HOC ALTABE PER MAM'S EIVbD DM! AMACLETI V.XA CVM BAONK AKAGXtmt ITO IBIQVE COBPVS BEATE OUVE RECOXDITV* EST • FABRICANTS IIAC A Y LA DUO IOHK PATBICANO
Chanoine ou prévôt d'Anagni, je n'aurais pas de repos que cette inscription ne tut retrouvée, et, fier de ma cathédrale, a défaut de l'original , j'y apposerais cette copie, en face même de In dédicace de saint Pierre. Patricani, son contemporain, est un habile architecte et, soit qu'on restreigne ses travaux au sanctuaire .proprement dit, à l'abside (avlam\ soit qu'on les étende à la
+ SVSTIKET AFFIXAS DOMINO SERVANTE BAGITTAS BESPICIAT METTES MABTIR SVA PESTA COLENTES
basilique entière , son nom complète la série des artistes que nous avons mentionnés , et il est digne d'occuper parmi eux une noble place. Nous espérons donc voir ce nom remis au grand jour et tiré de cet oubli profond où l'avait précipité le schisme d'Anaclet.
Revenons h sainte Olive.
Sainte Olive , dont la fête se célèbre le 3 juin , vivait au V siècle ; elle naquit à Anagni, comme sainte Secondine, d'une famille patricienne. De bonne heure elle consacra à Dieu sa virginité, refusant les alliances les plus avantageuses que lui offraient ses parents. Elle vécut dans la prière , la pénitence et la mortification de la chair 1 . Elle s'endormit paisiblement dans le Seigneur, à la suite d'une vision béatifique du ciel. — L'autel actuel, où repose son corps, porte la date de 470Û. Michel Machi, abbé de l'ordre de Citeaux en Pologne, désirait avoir une relique de sainte Olive pour l'église abbatiale qu'il venait de faire reconstruire. L'évÔquc Paul Gcrardi, à qui il s'adressa, crut devoir ouvrir le tombeau de la sainte ; il trouva son corps dans le sarcophage ou urne de marbre qu'il relégua sans destination dans une des chapelles supérieures de la basilique, et détacha de ce corps un des bras qu'il envoya à l'abbé, le 27 mars 1703. L'année suivante l'abbé, reconnaissant, gratifiait sainte Olive et le chapitre d'un don de cent écus d'or. Cet or fut employé comme on était capable de le faire alors : on plaqua de stucs dorés toute la travée, l'autel fut reconstruit à neuf, la statue de la sainte fut placée dans une ouverture qui devait donner de sa lumière à l'autel et cette inscription fut peinte en lettres d'or au commencement de l'œuvre :
0 • MICHABL A NT • BACKI AMAS OLIVE* • ORO • CISTERC • DIOBC • VLAMSLAVICM • D • D • D • A • D •MDCCIV.
A tout ce remaniement, la crypte de saint Magne a perdu une travée historiée et une représentation de sainte Olive , qui tenait d'une main une branche d'olivier et de l'autre un bouquet de fleurs*; comme art, elle n'a absolument rien gagné.
L'histoire de l'arche d'alliance et de Samuel occupe seule sept travées; en voici l'indication sommaire :
4. « Quod si membrorum suorum legem aliqua ratione mentis legi repugnare «m lire», ronfeslim suis ipsa mamillis aruleos infigebal, née «» antoquam saniea eruraperol, evellebal, atque ita corpus suura casligando in servitutem spiritus redigebal >. — • OlBc. sanct. eccl. Anagn. • — Sur sainte Olive et les auiros patrons d* Anagni, voyez : « P. Filippo Ciammaricone da Sezze, min. conventual. — « Sancloario Anagnino, dove si leg;ono l' historié delli gloriosi sancli, li sacri corpi de quali riposano nell' insigne cathodrale dalla ciUa d' Anagni ». — Vellelri, 1704, in t*<ie xxiv et 388 pages.
i. L'cvéque Lauri l'a fait graver sur acier. Le dessin et la gravure sont détestables.
Les Israélites, déjà vaincus par les Philistins*, vont chercher l'arche à Silo (silo). Ils la placent au milieu d'eux, afin d'échopper à la main terrible de leurs ennemis. Le combat s'engage de nouveau. Les Israélites perdent trente mille hommes et l'arche reste, avec la victoire, aux Philistins. Ophni et Phinées (obm-finek) , fils du grand prêtre Héli , sont mis h mort
L'arche (arca obi) est un coffre de bois à hauts pignons, porté sur quatre roues. Les soldats sont vêtus de la cotte de mailles et coiffés du chaperon ; ils ont aussi le casque conique et le bouclier rond ou triangulaire.
L'arche est transportée à Azot (azotvm) sur les épaules de quatre Philistins. I,es soldats suivent, bagage sur le dos. Trois inscriptions, aujourd'hui mutilées, complétaient aux arcs-doubleaux cette scène historique :
-+■ PEHDITVII AKCJ» DRI Tl MO + SASON MYS + WT
Marie, nommée par l'Égliffc arche de la nouvelle alliance ( poedbius abca), est au milieu des quatre villes principales du royaume des Philistins. Elle a les mains levées et semble prier pour ces quatre villes infidèles, qui lui offrent des présents. Les idoles d'Azot ( azot) sont tombées, et c'est ce qui a décidé Ascalom (accarom et gaza) à battre le fer, à marteler un veau d'or, et accomplir cette parole mutilée (facite... bsavseos7ce...) dans l'inscription, mais entière au premier • Livre des Rois v. 5 et 17, ch. vi : « Facietisque similitudincs anorum vestrorum et similitudines murium, qui demoliti sunt terrain; et dabitis Deo Israël gloriaro. — Hi sunt autem ani aurei, quos reddiderunt Philistiim pro deticto, Domino : Azotus unum, Gaza unum, Ascalon unum, Gcth unum, Accaron unum. »
La voûte, divisée par une charmante croix de rinceaux, dont Marie est la fleur, n'offrait, dans ses quatre cantons, que quatre places pour les villes fortifiées des Philistins : Geth fut donc supprimée.
L'arche quitte Azot (azotiu) et arrive, traînée par deux vaches, au pays des Bcthsamites (bksvmis), où elle reçoit en hommage un sacrifice de deux taureaux. Le peuple se presse au-devant d'elle, et est puni de sa curiosité par la mort de cinquante mille personnes. Désolé, il s'écrie : qvis potbrit starb Tcospecth dm? Il prie les habitants de Cariathiarim (civitas cariathebim) de reprendre l'arche : arc\ dm descedit... ad vos.
Ils vont la chercher chez les Bethsamttcs (civitas betiiame\su m) sur cette seconde instance : arca domim dksckmhtk, résolus à la conduire jusqu'à In maison d'Abinadab : reovcam' ka i domo amixad.
I . Nous prion* les lecteurs de recourir au premier « Livre des Rois » , chapitres iv-x ; il* y trouveront tou* les testes d'après lequel» ces peintures onl été exécutées
Abinadab la place honorablement dans sa maison (domvs amnadab) sous un ciborium où pendent deux lampes allumées, et lui-même s'agenouille devant en prière.
Samuel commande aux enfants d'Israël de renvoyer les idoles : avpertb dbos AMEWS de mkdio VBSTRiiM kt astarot. Aussitôt, la pioche à la main, ils se mettent à l'œuvre et renversent de leur piédestal Astaroth et Baalim (jdolvm astarot il a lai ) , puis adorent le Seigneur (ic xc) dont la tête sort des nuages.
Samuel asperge le peuple d'eau bénite : la main de Dieu , au ciel étoilé , lui accorde protection.
Samuel offre à Dieu un agneau, au nom du peuple qui le supplie : i\e cesses clam are pro NOBis ad DOMi;\v. Dieu montre, par sa bénédiction, qu'il agrée le sacrifice.
Aidés par ce secours du ciel, les Israélites sortent de Masphath; poursuivent les Philistins avec la lance, la hache d'annes et le glaive; font des prisonniers qu'ils attachent nus a des arbres, et s'avancent jusqu'à Betchar (bethar). Sarouel prend une pierre carrée (lapis aivtorii), qui marquera le lieu de la victoire et la délimitation du territoire agrandi 1 : dixit d'... vsqve avsiliatisb... kobis.
Samuel montre le jeune Saûl au peuple qui lui demande un roi : statve...