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LA MANÉCANTERIE

Au sud-ouest de la cathédrale, sur le prolonge ment de la façade, s’élève un bâtiment sombre et sévère, connu de tout temps sous le nom de petite Manécanterie ( Mane cantare , chanter matin), parce qu’il renfermait au cours du moyen âge l’école de chant des clergeons de l’église Saint-Jean. On l’a fait remonter à une époque très reculée, jusqu’à Charlemagne. Ce n’est en réalité que le mur extérieur de la galerie occidentale du cloître édifié dans les dernières années du xie siècle, en même temps que l’église d’Ainay, dont il reproduit certains caractères et particulièrement les incrusta*

lions de briques rouges dans l’archivolte au-dessus de la porte, dans la croix qui la surmonte et dans la frise au-dessus de la corniche. Ce cloître fut reconstruit entre 1 458 et 1460. Le décor consiste! en une série d’arcatures aveugles, divisées par des contreforts, portées sur des colonnettes qui repo-; sent sur de hauts pilastres. Ces arcatures abritent des statues très mutilées, dans lesquelles on peut reconnaître une Vierge tenant l’Enfant, saint Michel et une allégorie de l’Astronomie.

Il est à désirer que ce précieux petit édifice, l’un des restes les plus remarquables de l’architecture civile à l’époque romane, soit enfin restauré et utilisé : c’est là qu’est la vraie place du trésor de la cathédrale, qui devra former dans une ville déjà si riche en Musées, le Musée Saint-Jean

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