VITRAUX I
et les apôtres sont disposés dans les douze médaillons de la circonférence.
Les verrières de la nef ollrent sur deux rangs superposés des figures des rois de France et des
Photo de M. P. Simon.
Médaillon d'un vitkail d'un bas-côté dk la nef,
Kf.PRÉSENTANT UN MvÎTKE DE l'œUVKE
archevêques de Reims. Une seule fenêtre des bascôtés, celle de la travée la plus rapprochée du grand portail au nord, a conservé en sa rosace un reste des vitraux primitifs. On y distingue l'Ascension du Sauveur, et dans l'un des lobes, l'image d'un maître de l'œuvre dans l'exercice de sa profession.
Les vitraux de la grande rose de la façade occi-
I ib LA CATHEDKALE DE REIMS
dentale, qui ont été dernièrement l'objet d'une restauration habile et consciencieuse, sont d'un merveilleux éclat, et s'harmonisent de la façon 1.» plus heureuse avec l'admirable réseau de pierre dont ils font l'ornement. Ils figurent la Sainte Vierge, entourée d'un cortège d'anges, de rois et de patriarches.
Au-dessous de la rose, les neuf baies qui éclairent le triforium sont garnies de figures remaniées en i834, où divers archéologues ont vu, à tort ou à raison, la représentation du sacre d'un roi.
La rose inférieure est remplie par une mosaïque de verres de couleurs, sans caractère, exécutée peu d'années avant la Révolution.
Les chapelles possèdent quelques beaux vitraux modernes. On remarquera en particulier ceux de la chapelle du Saint-Sacrement, au fond de l'abside.
Autels, chapelles. — Le maître-autel, formé de marbres précieux, est du temps de Louis XV ; il a été érigé en i747> aux frais du chanoine Godinot. Le grand autel de l'arrière-chœur date de 1764, et provient de l'église abbatiale de Saint-Nicaise.
Au fond de la chapelle, aujourd'hui placée sous le vocable du Rosaire, qui s'ouvre sur le croisillon méridional du transept, s'élève un superbe retable (le la Renaissance, exécuté eu i54i grâce aux libéralités du chanoine Paul Grandraoul. Au milieu est le Christ mort sur les genoux de sa mère, entie saint Jean et sainte Madeleine ; devant cette dernière, le donateur agenouillé, et dans les niches^
AUTELS, CHAPKLLKS IIJ
latérales, saint Fatil, son palron, et saint Antoine; au-dessus, le Christ sortant de son tombeau, et sur les côtés, les évangélistes. Ces sculptures passent o^énéralement pour être l'œuvre du célèbre artiste rémois Pierre Jacques. Une note écrite au commencement du XVII* siècle sur un feuillet de son album de dessins, conservé actuellement à la Bibliotlièq ue nationale, nous donne déjà cette attribution ; mais, malgré l'ancienneté de ce témoignage, la question n'est pas encore résolue avec une entière certitude.
Au centre de la chapelle, on a encadré dans le pavé une mosaïque romaine à dessins géométriques, découverte dans la cour de l'aichevèché en i845.
Les chapelles Saint-Nicolas et Saint-Galixte ont des autels à baldaquins du xyiii® siècle. Dans la chapelle Saint-Joseph, autrefois de Saint-Remi, on remarque un dallage moderne incrusté de plomb, représentant l'histoire de Joseph, fils de Jacob, ingénieuse imitation du pavage si réputé de l'église Saint-Nicaise, que l'on admire actuellement en notre église Saint-Remi. Les chapelles du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur, jadis de Saint-Nicaise, olfrent de beaux autels modernes en style gothique.
La chapelle de la Sainte-Vierge, autrefois du Saint-Lait, avait reçu à la fin du xv* siècle et au commencement du xvi^ une somptueuse décoration gothique, anéantie en 1739. L'ancien retable a fait place alors à un autel en marbre, surmonté d'un fronton ciiUré, abritant dans une niche une statue
Il8 LA CATHÉDRALE DE REIMS
de la Sainte Vierge, dont les traits et l'altitude ont beaucoup de grâce et de noblesse. Elle a été exécutée en 1742 par le sculpteur François Ladatte. En 1884, on a voulu rendre à la chapelle son lustre primitif, en lui restituant les peintures dont elle était depuis longtemps privée.
Inscriptions, pierres tombales. — La cathédrale de Reims est actuellement peu riche en monuments funéraires. Nous nous bornerons à indiquer les principaux. Au mur du croisillon seplentrional du transept, à droite de la porte de Tescalier de l'orgue, on a fixé deux fragments d'une inscription du XI* siècle, ainsi qu'une dalle portant en lettres gothiques du xiii* siècle le nom de Tarchcvêque Adalbéron (mort en 988). Près de là, on a dressé contre la muraille la pierre tombale, bien connue et si souvent reproduite par la gravure et la photographie, de Hugues Libei-gier, le maître de l'œuvre qui commença en laSi l'église abbatiale de Saint- Nicaise de Reims. Sauvée des ruines de cette église à la suite de la Révolution, elle fut transportée en 1800 dans la cathédrale. Dans l'arrière-chœur, des deux côtés de l'autel, on voit deux dalles tumulaires du xiv* siècle, fort bien conservées, celle? de Jean Panthouf et de Gilles de Pegorare, d( Plaisance, chanoines et sous-chantres de l'églist de Reims.
Tambours des portes, chaires, orgue, horloge — Les vastes tambours qui abritent les portes laté-