LXXXVI. — Tête du Christ du Couronnement
LXXX VII. —Deux têtes d’anges assistant au Couronnement.
L'expression de ces anges est très voisine de celle des grandes figures du portail ; leur sourire, très doux et qui ne s'accentue pas encore jusqu'à la grimace, est parmi les arguments qui permettent de maintenir cet
ensemble au x siècle.
LXXXVIIL — Contrefort gauche de la tour Sud. Étage de la rose (voir pl. VIT). La Vierge Marie (?) et un Pélerin d'Emmaüs.
ste de la figure a pu faire croire à une Vierge d’Annonciation; mais, d'une part, le visage ne semble
Le g pas avoir la jeunesse qui correspondrait à cette identification et l'ange annonciateur est absent; d'autre part, d'après
scènes de la
la série des figures voisines, il semble bien plutôt que nous ayons ici une Vierge participant à l’une des vie du Christ après la Résurrection: la clôture du chœur de Chartres, où figurent les apparitions du Christ après sa mort, contient une apparition du Christ à sa mère. On pourrait penser également à une représentation de la Madeleine dans la scène du No me langere qui figure dans la suite des mêmes apparitions représentées à la clôture du chœur de Notre-Dame de Paris.
Au second plan, à gauche, la figure d'homme, a été désignée soit comme Salomon ou Saül à cause de la proximité des scènes de la voussure qui représentent, à n'en pas douter, des épisodes de l’histoire de David, soit comme saint Jacques à cause de son chapeau, de son bourdon et de sa coquille. C’est évidemment un des deux Pélerins d'Emmaüs dont le second fait pendant à celui-ci de l’autre côté de la rose (voir pl. VII et XC).
Les deux figures, quoi qu'il en soit, sont d’une ampleur magnifique de style et d’une simplicité d’allure qui les apparentent à celles du portail et les indiquent encore comme contemporaines de Bernard de Soissons. Ne
font-elles pas partie, d’ailleurs, de la décoration du « grand O » auquel il travailla ?
osions dans la figure de la Vierge. Mutilations importantes dans celle du Pélerin.
LXXXIX. — Détail de la tête du Pélerin (voir l'ensemble fig. 28). Figure offrant des traces de polychromie évidente. XC. — Contrefort droit de la tour Nord. Étage de la rose (voir pl. VII et fig. 27).
Un pélerin d'Emmaüs.
Cette figure, désignée à tort par l'abbé Cerf comme David jeune en berger, présente les mêmes attributs que la précédente : le bâton et la sacoche du pélerin garnie d’une coquille, attributs de saint Jacques. 11 faut remarquer que le costume et les caractéristiques de l’une et de l’autre figure se retrouvent dans les deux figurines des
voussures reproduites pl. LXXII et qui représentent, à n’en pas douter, dans la série des scènes relatives à la vie du
Christ après la Résurrection, les deux pèlerins d'Emmaüs se dirigeant vérs le maître. Or, ici la figure du Christ
cée sur un contrefort voisin. Le lien entre ces
lui-même coiffée précisément aussi d’un chapeau de pélerin est pla
trois figures est évident. Il s’agit donc certainement d’une représentation de la scène d'Emmaüs analogue à celle de la voussure de la porte Nord.
Cette figure, de même que celle du Christ qui lui fait suite, est équivalente aux plus belles du portail et appartient certainement aux meilleurs ateliers du milieu du x siècle. Figure entièrement détruite.