IV. — Porte centrale de la façade occidentale
Cet ensemble conçu vers le milieu du ximf siècle et dont certaines parties sont même assez postérieures, est consacré, contrairement aux habitudes iconographiques de l’époque antérieure, à la glorification de la Vierge dont la statue paraît au trumeau à la place réservée, à Paris ou à Amiens par exemple, au Christ enseignant. À droite et à gauche, dans les ébrasements, les grandes statues représentent les scènes essentielles de la vie de la
Vierge : Annonciation, Visitation, Présentation de l'Enfant au temple (voir pl. XII et XIII).
en haut relief, d'autr cènes de la Vie
Sur le linteau qui couronne la double porte étaient figurées, de la Vierge (Nativité, Présentation et Mort). Détruites à la Révolution, sauf un fragment (voir pl. LXXX), elles ont été remplacées, en 1802, par le tableau avec inscription latine qui subsiste encore actuellement.
Les voussures contiennent des anges portant des couronnes ainsi que les Vieillards de l’Apocalypse, un
essé, des prophètes, plus quelques figures symboliques de la Virginité de Marie. Des restaurations maladroites
du XVII
iècle y ont introduit des figures de saints, sans lien avec l’ensemble iconographique.
Par une disposition très spéciale à cet édifice le motif du Couronnement de la
Vierge qui aurait dû décorer le tympan est
reporté dans le gâble et une magnifique rose ajourée se déploie dans l'encadrement des voussures, contribuant à la légèreté de l’ensemble et à la luminosité du vaisseau intérieur. Mais ces sculptures, qui alourdissent du reste quelque peu le gâble, se sont trouvées là bien moins protégées contre les intempéries qu’à leur place normale. A cette porte centrale, et surtout aux portes latérales dont la disposition est identique, elles ont éprouvé au cours des siècles des dégradations et restaurations graves. Le dernier assaut subi par la cathédrale leur a été particulièrement très funeste, et le Couronnement de la Vierge, qui avait mieux résisté que les motifs latéraux, est aujourd’hui en très mauvais état (voir pl. LXXXV).