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qui ne font point école, et romanise l'idée orientale qu'elle semble emprunter (Schnaase); 5° nulle enfin à la cathédrale de Trêves au double point de vue des formes architectoniques et de l'imagerie sculptée. Les tiges diamantées, les cordons emperlés, les entrelacs et la zoologie frugivore accuseraient tout au plus l'imitation d'étoffes d'orient. L'art allemand, durant la période romane d'édification et d'ornementation du dôme de Trêves, était de force à se suffire à lui-même, et à se passer d'artistes grecs ou grécisant. Trêves avait dès longtemps une réputation artistique bien établie, et la correspondance de Gerbert de Reims et de l'archevêque Egbert prouve que, dès le xe siècle, on y émaillait avec succès.
Le cloître du dôme a pu être commencé durant la première moitié du xme siècle, mais la majeure partie se réclame de la deuxième. Or, l'électeur . Heinrich von Fistingen (1261-1286) ayant construit ou restauré force châteaux, voire son palais de Trêves, il semblerait qu'une large part de l'édification du cloître dût lui être attribuée.
Bruxelles, août 1860.