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I. Chapelles latérales de la nef

Après la travée dont il vient d'être question, on

rencontre les chapelles latérales de la nef, ajoutées dans l'intervalle des contreforts, à la fin du XIII* siècle et au cours du XIV'.

Des contreforts couronnés de pinacles reçoivent la poussée des voûtes intérieures de ces chapelles. Le mur extérieur est percé de larges fenêtres divisées par un élégant meneau en deux compartiments dont les arcs trilobés sont surmontés d'une rosace tantôt à quatre, tantôt cinq lobes. L'arc extérieur de ces fenêtres est orné d'un cordon de campanules ou clochettes et d'autres fleurs épanouies. Au sommet des contreforts, des gargouilles très saillantes et représentant les animaux les plus variés et souvent les plus fantastiques, rejettent au loin l'eau des toits et symbolisent, comme nous l'avons vu, les vices et les passions de l'humanité. Une balustrade formée de petites arcades trilobées, s'élève entre les pinacles et termine le mur. Ces chapelles, complètement restaurées aujourd'hui, sont couvertes d'un dallage en pierre.

IL Bas-côtés et étage supérieur de la nef.

Au-dessus de ces chapelles ajoutées après coup, apparaissent les contreforts de l'édifice primitif. Leur forme est simple, robuste, sans autres ornements que quelques ressauts et des larmiers. Ils se terminent par un petit toit à double égout orné sur le devant d'un bouquet ou panache. Les arcs-houtants sont également d'une grande simplicité ; ils décrivent un quart de cercle dont la partie inférieure s'appuie sur le contrefort et le sommet sur un dosseret ou colonne trapue, Ji cinq pans, engagée dans le mur de la nef.

Entre ces contreforts on voit d'abord les fenêtres qui éclairent les larges galeries intérieures. Ces ouvertures sont garnies de colonnettes et couronnées d'un cordon de feuilles reposant, à chaque extrémité, sur des têtes grimaçantes d'hommes, d'oiseaux ou d'autres animaux. Comme celles de l'étage supérieur, ces fenêtres, dessinées en ogive, ne sont ni très hautes, ni divisées en plusieurs compartiments. Au-dessus d'elles, une frise, couverte de feuilles entablées aux formes les plus gracieuses, termine le mur des bas-côtés (i).

Plus haut, ce sont les fenêtres de l'étage supérieur, celles qui éclairent directement la grande nef. Elles sont décorées avec autant de luxe que d'élégance. Leur encadrement se compose d'une guirlande de feuilles délicatement travaillées, qui de la base monte jusqu'au sommet de l'ogive, puis de deux colonnettes surmontées de simples moulures, et enfin d'un arc extérieur orné de gracieux enroulements et reposant sur des têtes saillantes d'hommes et d'animaux.

Une frise d'une grande richesse couronne le sommet des hauts murs. Elle est portée de distance en distance par des figures d'hommes, placées sur le sommet des arcs-boutants. Ces personnages ont les postures et les expressions les plus variées et le plus souvent aussi, les plus naturelles : celui-ci est péniblement courbé ; celui-là, accroupi ; l'un semble faire de grands eflforts pour empêcher la corniche de tomber, l'autre se résigne au triste sort de fléchir sans cesse sous un poids écrasant.

(i) Les toits des bas'-côtés sont en ardoises.

Le toit qui abrite la nef, est aujourd'hui couvert en ardoises et repose sur une charpente complètement en fer.

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