‹ La cathédrale; pièce en quatre actesChapitre 43 sur 95 · ACTE II, SCÈNE V 8l · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V 8l

LORIdUET

Moi, je ne puis y croire.

LE CHEVALIER

Tu disais bien. Ton art se joue ici de la lourde matière. On ne sent plus ni pression, ni serv^age ; c'est le triomphe de l'amour sur la crainte.

LORIQ.UET

Jeu de poète, tout cela. Comment voulez-vous que cela tienne? Déjà votre façade ne tient que par miracle ; et beaucoup pensent comme moi à Chartres; toutes ces nouveautés...

RÉGINALD

Ah! sans doute, Messire, tout ici est calcul, étude, réflexion. {On perçoit im premier t^ouleinent de tonnet^re. Loriqiiet bondit comme un ressort).

LORIQ.UET

Dieu ! il tonne! Bonne Vierge, pitié, vite! (// jette les plans qu'il tenait à la main.)

RÉGINALD

Calmez-vous, l'orage est encore loin.

LORIQ.UET

Vite! Je m'en retourne! Priez pour moi!

GEOFFROY (se levant)

Prenez mon bras, ne craignez rien, j'irai vous reconduire.

LE CHEVALIER

Nous rentrerons ensemble.

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