SCENE III
LES MEMES, RÉGINALD (un instant)
(A ce moment, Réginald, vêtu d'une robe blanche, très pâle, les mains liées par une chaîne, apparaît par la gauche. Il traverse la scène d'un pas lent. Arrive' au centrée, il jette un regard humide vers le ciel. Sa poitrine se gonfle et s'affaisse en un soupir prolonge'. )
RÉGINALD {à mi-voix)
Fiat! (// passe à droite. On aperçoit alors, le suivant à distance dans les ruines, une ombre où l'on reconnaît Hugon; les ouvriers rentrent en scène.)
SIMON {tendant le poing)
L'incendiaire, hou, le sacrilège!
ALAIN {ramassant un pavé)
L'infâme, si j'osais!
SIMON
Son crime semble pourtant peser sur ses épaules. Voyez, comme il s'en va courbé, le criminel.
LUBIN {à paft) Quelle majesté il garde encore dans ce silence.
BARTHÉLÉMY
Voas êtes bien sûrs, c'est pour cette nuit le jugement ?
SIMON
Avant une heure peut-être. Le chapitre siège depuis vêpres et veut en finir aujourd'hui.
ALAIN
A-t-il l'air piteux! Voyez, la foule s'écarte. {On perçoit les grondements du peuple.) On le fuit comme le mal.
SIMON
Il entre à l'évêché. Le dernier interrogatoire sera bref; la sentence suivra. F^nfin !
LUBIN
J'en crois à peine mes yeux.