‹ La cathédrale; pièce en quatre actesChapitre 71 sur 95 · ACTE m, SCENE VII I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE VII I

RÉGINALD {ti'ansfiguj'é de joie)

Absous !... O joie ! Debout, mon père. (// se précipite vers Hugon et F embrasse.)

HUGON

Réginald, Réginald !

RÉGINALD

Dieu a jeté ses voiles.

HUGON

Je suis trois fois maudit...

RÉGINALD

Vous êtes à présent la grande joie du ciel.

Un lépreux couvert d'un crime immonde.

RÉGINALD

Vous êtes pur et nouveau comme au jour du baptême. Bénissez Dieu, mon père^ de vous avoir donné le repentir.

HUGON

Si tu savais !... Ah ! sous cette glorieuse tunique, ce n'est pas ta gloire, mais mon orgueil, ô Christ, qui brûlait ! Mon orgueil ! La haine de Geoffroy, de son œuvre, a nourri ma révolte ; jusqu'au jour où Satan, rôdant ici, m'a jeté dans le crime.

RÉGINALD

Hélas !

HUGON

Abélard a surgi, fatal et diabolique. Lui aussi haïssait les travaux. Nous avons comploté le sacrilège, nous l'avons perpétré ! Les flammes s'élevaient à peine, le bras de Dieu frappa ! A mes côtés, Abélard foudroyé, s'écroula dans son crime. Le même éclair m'ouvrit les yeux ; et pour la première fois, j'ai vu.

RÉGINALD

Oui, Dieu vous attendait là aux confins des ténèbres. Il rallumera la mèche qui fume encore.

HUGON {l'cntrainant)

Viens vite que tout le monde sache et que tu sois vengé.

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