‹ La cathédrale; pièce en quatre actesChapitre 81 sur 95 · ACTE IV, SCENE 111 I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE 111 I

BARTHELEMY

Nous serions-nous trompés ?

SIMON

Que dit-il ?

HUGON {s'efforçant de sourire)

Eh ! bien sûr, pauvres gens. Voilà trois jours que vous vivez dans l'exaltation, vous voyez partout des coupables. Vous êtes des visionnaires.

SIMON

Lâchons-le... Tu nous jures?

HUGON

Je jure.

RÉGINALD

Lui aussi me renie. (// disparait.)

Tu es libre. Excuse-nous de t'avoir fait offense, mais nous vivions des jours si malheureux... {Une cloche.)

1 5o LA CATHÉDRALE

ALAIN

Enfin la cloche d'aurore !

LE TROUVÈRE

C'est le jour qui parait. L'aurore va chasser le noir troupeau des ombres et le ciel sera pur ; nos cœurs seront en paix, dans la clarté qui vient ! Cloche, sonne l'aurore, sonne l'aurore deux fois car aujourd'hui avec la lumière qui monte c'est la justice qui se lève.

ALAIN

Silence. Partons d'ici. Le chien mauvais rôde et s'avance.

SIMON

Que nul n'y mette la main. Les ordres sont sévères. Allons tous au chapitre! [Ils sortent.)

HUGON {e?i proie soudain au plus grand trouble

se jette sur la gauche de la scène

en s' arrachant les cheveux)

Ce regard !... Dieu ! {Réginald apparaît lentement par la droite ; il est plus pâle encore, son front saigne ; on l'aura blessé. Il tend les bras

Page 1