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EXTÉRIEUR DE LA SACRISTIE

par la charge, et maintenues dans un plan vertical par suite de l'équilibre établi entre la poussée des voûtes et la butée des arcs-boutants !.

Au Mans, celle tendance des architectes trouve sa démonstration la plus

() Viollet-le-Due, Dictionnaire de l'architecture, T, 66.

complète. Le chœur tout entier ne repose que sur des piles et les murs ont été

remplacés partout, sous les formerets, par d'immenses baies lumineuses qui transforment la construction en une véritable lanterne. A l'extérieur, cette construction est maintenue par douze grands ares-boutants ! à double volée, dont les arcs (doubles au-dessus du premier déambulatoire et triples au-dessus du second) sont séparés par un point d'appui intermédiaire ou repos, qui, en divi-

sant la poussée, détruit une partie de son effet et à permis ainsi de réduire

ABSIDES DES CIAPELLES

l'épaisseur des contre-forts extérieurs. A leur naissance entre les fenêtres du

chœur, ces arcs-boutants appuient leur tête, les supérieurs sur des colonnettes à cinq pans engagées dans le mur, les inférieurs sur d'autres colonnettes dégagées, dont le fût est rond sous les chapiteaux et octogone à la base. Du chemin de ronde, établi entre les baies du chœur et le toit à double égout du premier déambulatoire, on peut facilement admirer les proportions de celte colonnade rivalisant en élégance avec les belles moulures et les riches archivoltes des grandes fenêtres ornées de fines sculptures, et au sommet de leurs ogives, de différents types de

personnages ou d'animaux.

(1) Deux petits ares-boutants à l'entrée du chœur ne jouent qu'un rôle secondaire à cause de leur proximité des transepts.

tt DAT

DÉTAILS DES CONTRE-FORTS ET D'UNE FENÊTRE (XIIe SIÈCLE)

Les piles centrales des ares-boulants, ajourées afin de permettre la circulation sur les chèneaux extérieurs du premier déambulatoire, s'élévent en porte à faux au-dessus des colonnes monocylindriques du pourtour intérieur de l'église, dont elles sont en réalité le prolongement. Ce porte à faux ne présente aucun danger malgré la poussée des deux ares supérieurs qui jette la charge des piles sur leur

parement extérieur, car ces piles intermédiaires sont butées à leur tour par

Æ DU GHŒUR

d'autres arcs-boutants trouvant leur point d'appui sur les gros contre-forts exté-

rieurs munis d'un vigoureux empatement entre les chapelles rayonnantes. L'empalement des six contre-forts du côté des transepts doit être signalé. Il se

compose de glacis (deux mètres trente sur quatre mètres vingt-deux), avec

larmiers, se retrailant progre

sivement jusquà l'épaisseur de la quille formée d'une tranche assez mince mais profonde (quatre-vingt-quinze centimètres sur trois mêtres quarante-deux), renforcée par deux éperons latéraux destinés à prévenir tout déversement ". Les glacis donnent naissance à des colonnettes surmon-

tées de monstrueux griffons qui contrastent avec les élégantes gargouilles établies

(1) De semblables éperons existent à N.-D. de Paris et à l'église de Saint-Denis.

partout ailleurs pour rejeter l'eau pluviale amenée des toits par les conduits

établis sur les arcs.

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