GALERIE SUPÉRIEURE AVEC STATUES
Saint Principe, le roi Clovis, saint Innocent et le diacre martyr saint Gervais *.
Auw dire de Viollet-le-Duc, « le chœur de la cathédrale du Mans, avec
) Par l'abb @) Ils
Châlons-sur-Saône.
aunay, La cathédrale du Mans, dans Le Maine njou, du baron de Wismes.
ici du diacre manceau, saint Gervais, qui au
ait été mis à mort au VIe siècle, près de
, mais beau-
son double pourtour, présente la mème coupe que celui de Bour. coup mieux étudiée: les rapports de proportion entre les deux bas-côtés sont
fenêtre
meilleurs, les supérieures moins courtes, les chapelles rayonnantes
prennent un plus grand développement, tout le système de construction est plus
savant »!. Et ailleurs ?: « Le chœur de la cathédrale du Mans, contemporain de
celui de Chartres, présente une bien plus belle disposition ; les voûtes du double
collatéral rappellent la construction de celles de Bourges, mais plus adroitement combinées ; ici les chapelles sont grandes, profondes, et laissent encore entre elles des espaces libres pour ouvrir des fenêtres destinées à éclairer le double bas-côté. Comme à Bourges, ces deux collatéraux sont inégaux en hauteur, et le second,
plus bas, est surmonté d'un triforium et de fenêtres éclairant le premier bas-
côté * ».
dans son Art gothique
L. Gonse est encore plus élogieux. « Le sanctuaire du Mans — écrit-il a un double bas-côté tournant, comme toutes les grandes cathédrales du domaine royal, et treize chapelles rayonnantes comme à
Saint-Quiriace, avec une chapelle absidale extrêmement profonde : lout le poids
de l'édifice est porté sur un double rang de hautes et fortes co
très relevées sur leurs bases. Les deux bas-côlés sont inégaux
à une hauteur énorme et il est éclairé par le triforium « beaucoup plus bas. Le dispositif général est très caractéris
près celui de Bourg,
. J'avais même pensé un moment que
après avoir commencé Bourges, avait entrepris la constructi un examen plus attentif de Fabside du Mans m'a montré to
sépare les deux monuments au point de vue de l'exécu
onnes cylindriques,
: le premier s'élance
lu second, qui es!
ique : il rappelle de e même architecte, Mans; mais
on du
ule la distance qui
ion. Il n'est guétre
admissible qu'un homme, si souple d'esprit qu'on le suppose, ait pu en si peu d'années transformer à ce point ses méthodes. Toutes les hésitations, toutes les pauvretés même quon remarque dans les parties hautes de Bourges ont ici
disparu. L'architecte du Mans procéde avec une sûreté rigoureuse; cest un
lectique qui raisonne avec une froide maturité, et, à la façon d'Ésope, prend son bien où il le trouve...
« Les mots seraient impuissants à dépeindre la majesté de ce sanctuaire. Il faut l'avoir vu, sous un certain angle, surtout à la tombée du soir, lorsque les ombres montantes grandissent ses lignes et que ses splendides verrières l'illu-
minent de leurs derniers feux. Je ne connais pas d'œuvre architecturale où l'on
(1) Dictionnaire de l'architecture, &. 1, p. 200. (2) Ibidem, L.
(3) La com}
ison entre Bourges et Le Mans ne doit pas être poussée trop loin; elle ne peut êt
te qu'au point de vue de la coupe générale. Comme il a été dit plus haut, le chœur du Mans est un édifice é en partie de Coutances.
normand, dl (4) Pa
sente mieux celte qualité maîtresse du constructeur, dont le rôle rappelle un peu celui du chef d'armée : la décision. Pas un détail de structure qui motive une critique, pas une forme qui trahisse un embarras, un scrupule, où qui dénote la
collaboration du hasard. La construction est conduite d'un bout à l'autre avec la
l'intérieur, comme à l'es
même assurance, la même virtuosité ; ieur, tout
se fond dans une vigoureuse unité, dans une brillante harmonie. Aussi, pas une pierre n'a bronché dans ce gigantesque ensemble: pas un mouvement, pas une lézarde ne se sont produits. Il n'y a pas d'édifice gothique où l'étude des poussées ait été menée plus loin; les moins experts seront frappés par la hardiesse rassuranle des contreforts à triple volée et par le large embasement de la couronne absidale, dont les chapelles servent pour ainsi dire de piédestal à la montée du haut chœur, Au point de vue statique, l'abside du Mans est, avec celle de Cologne, qu'elle précède d'un demi-siècle, la plus savamment conçue des absides gothiques. J'en recommande l'examen à tous ceux de nos jeunes architectes qui tournent leurs regards vers le moyen âge : ils y trouveront un champ inépuisable d'observations, un répertoire de saines pratiques, et toutes les beautés d'ordre purement décoratif, qui font à la fois de ce monument un chef-d'œuvre de l'art roman et un chef-d'œuvre de l'art gothique ».
Cet éloge, fait par un auteur qu'il est difficile d'accuser de chauvinisme, ne
peut sembler excessif. Le chœur de la cathédrale du Mans, qu'on le considère, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, laisse le visiteur sous l'impression d'une
œuvre absolument parfaite et peul-être sans rivale,