‹ La cathédrale Saint-Julien du MansChapitre 157 sur 236 · PORTE DU JUBÉ, AGTUELLEMENT DE LA SACRISTIE · texte numérisé non relu

PORTE DU JUBÉ, AGTUELLEMENT DE LA SACRISTIE

en février 1605, puis le travail se continue à l'aide de différents dons, mais non

sans accidents d'ouvriers Le monument se décore de niches, de plaques de

Gt) Et non à Hoyau comme le dit dom Piolin (VI, 8), d'après des sources plus que suspectes. (2) 1605, 13 juille:

» architecto, conventioni fac

« Domini Aubert et Rebours assistent nomine nosiro eum magistro Jacobo [Bugier], pitre, B/7, fol. 104. L'un

endæ pro operariis nostris vulneratis ». Archives du C

LES ÉVÊQUES DU XVIe AU XIXe SIÈCLE 5h

marbres et enfin, à son sommet, d'un Crucifix qui est commandé, en février

1609, au sculpteur La Barre. L'ouvrage semble terminé le 30 juillet 1610, car

alors le Chapitre fait son compte qui s'élève à 17,263 livres, 2 sous, 6 deniers. Cependant, en 1633, il est encore question de plusieurs statues exécutées par La Barre pour le Jubé et d'une Notre-Dame de Pitié à placer «€ in archa Pulpiti » (Jubé), sub pedibus Crucifixi! ».

Le Jubé de 1610, dans lequel on avait rétabli les inscriptions funéraires de Thibault de Luxembourg et de son fils le cardinal, fut détruit au XVIIE siècle par

Mur de Grimaldi, I n'en reste plus que deux fragments à la cathédrale, les portes

de la sacristie et de la chapelle du Sacré-Cœur.

Un beau sépulere du Christ, placé dans la chapelle de Saint-Pierre, avait

brisé par les religionnaires en 1562, le chanoine Pierre Primet obtint du Chapitre,

en 1609, l'autorisation de le remplacer”. Malheureusement l'œuvre, attribuée par

M. H. Chardon * au sculpteur Gervais de La Barre, a complétement disparu lors

de la Grande Révolution, à l'exception du buste du donateur placé à la partie

supérieure de l'enfeu qui renferme actuellement un autre sépulcre, venant du

couvent des Cordeliers.

Ce fut seulement en 1633, que le culte de sainte Cécile prit à la cathédrale une trés-grande importance, grâce au chanoine Bernardin Le Rouge‘. Bernardin fonda un concours annuel de « motels à la louange » de la patronne des musiciens et

fil relever, dans le transept sud, sous les grandes orgues, avec une belle statue en

terre cuite de la sainte, exécutée par le sculpteur Charles Hoyau, l'autel de

sainte Marthe dévasté par les Huguenots en 1562. Charles de Beaumanoir, frappé par la maladie dès le 13 novembre 1637,

mourut le 21 novembre de la même année «€ d'une retention d'urine” ». Son corps

resta longtemps à Yvré: il ne fut enterré à la cathédrale que le 6 février 1638,

par l'évêque de Bayeux, Jacques d'Angennes®. Le portrait en pied”? du prélat, peint

à l'huile, se trouve dans la sacrislie de Saint-Julien. On y voit ses armes : D'azur

4, 3 el 4.

à onze billeltes d'argent, pos

des ouvriers « pulpiti ecclesie », Sébastien Colin, meurt « de inopina morte », le 25 septembre 1605, « in domo » de Touzée ». Archives du Chapitre.

() Archives du Chapitre, B/7, fol. 51 verso à 188 verso ; B/8, fol. 21 ; B/15, p. 259. Archives de la Sarthe,

G/20, fol. 15 à 125 verso ; G/21, fol: 117 verso. Sarthe, G/20, fol. 98, 123 vo et 236.

Iconoclastes, dans Bulletin de la Société d'agriculture, sciences

(2) Archives de la

(3) Le sépulere de la cathédrale du Mans et el arts de la Sarthe, t. XX (1869), pp. 265 et sui

(4) Abbé Chambois, La féle de Sainte C (894), pp. 343 et suivantes.

6) Note d’un euré de Saint-Martin de Sablé.

(6) Archives du Chapitre, B/5. p. 310.

(7) Un autre portrait au crayon de Charles de Beaumanoir se trouve à Paris, Bibliothèque nationale, ms. 29,

tes.

le à la cathédrale du Mans, dans La Province du Maine, t. I

fonds latin (Gaignières), 17036, p.

Page 1