MAISON SCARRON
arriva le 12 août dans sa ville épiscopale”. Ce pontife, qui laissa la réputation
d'un pasteur pieux et zèlé. mourut dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1648 et fut enterré ? dans le chœur de sa cathédrale, au côté gauche « au droict de celle de » feu Mr Claude d'Angennes », le samedi 16 mai”. Gaignières nous a conservé le dessin de sa tombe en cuivre et son portrait au crayon®. Émery-Marc de La
Ferté, dont le portrait à l'huile se voit encore dans la sacristie de la cathédrale,
(1) Gallia @) Archives du Chapitre, B/15, pp. 310 et 313. (G) Æa () Suivant son intention, ses intestins furent inhumés dans la chapelle de Saint-Nicolas. Archives du Chapitre, B/10, pp. 190, 196, 228.
(5) Archives du Chapitre, B/10, p. 227 (6) Bibliothèque nationale, ms. fonds latin 17
rait des registres de l'hôtel de ville du Mans dans l'Annuaire de 1835, p. 66.
LES ÉVE
QUES" DU XVIe AU XIXe SIÈCLE
blasonnait selon Le Corvaisier, son contemporain: Écartelé, aux 1 et 4, d'azur à 3 mares ou piles d'or ; aux 2 el 3, de sable à deux épées d'argent à la poignée d'or,
pointées en bas el passées en sautoir.
En l'année 1634, les chanoines de Saint-Julien entretenaient de cordiales relations avec M. Scarron, conseiller au Parlement, car, le 28 octobre de cette même année, ils ordonnaient aux commissaires de la fabrique d'aller offrir à ce personnage le pain et le vin du Chapitre’. M. Scarron n'élait autre que Paul I Scarron, époux de Gabrielle Goguet, qui engendrèrent, en l'année 1610, Paul II Scarron, le fameux poëte burlesque, chanoine de la cathédrale du Mans sous les épiscopats de Charles de Beaumanoir, d'Émery-Marc de La Ferté et de son successeur”, L'auteur du Virgile travesti et du Roman comique habitait dans notre ville une maison que la tradition indique au n° 1 de la place Saint-Michel, en face
de la tour de la cathédrale. Il abandonna, au commencement de 1646, sa demeure
canoniale, ny laissant qu'un valet malade”, pour retourner à Paris mener un
genre de vie conforme à son caractère. Ses confrères de Saint-Julien, qui ne devaient le retrancher de leur corps qu'après son mariage avec Mile d'Aubigné, en 1652, ne manquent jamais de le mentionner ainsi sur leurs listes : « Magister » Paulus Scarron infirmatur », où « absens propler infirmilalem », où encore
« dispensalus propler infirmilalem * ».