JEAN-BAPTISTE BOUVIER
Fils de Jean Bouvier, charpentier, et de Renée Lhommeau, Jean-Baptiste Bouvier naquit le 17 janvier 1783 à la Bodinière de Saint-Charles-la-Forèt
(Mayenne). Comme son père, il travailla d'abord au métier de charpentier tout
G) C'est par erreur que, dans mon Guide de la Cathédrale du Mans, p. 118, je l'ai attribué au baron Gérard. (2) Pesche, Dictionnaire de la Sarthe, & M, p. 701. (3) Voir pour plus de détails, sur ces trois évêques, Histoire des évêques du Mans, par un ancien bénédictin de Saint-Maur. Le Mans, 1837, pp. 388-109.
LES ÉVÉ
QUES CONCORDATAIRES 409
en apprenant le latin. Appelé par la conscription, il dut passer six mois dans les
chantiers de Brest.
Au mois d'octobre 1805, on le trouve étudiant la théologie à Angers. Myr de Pidoll l'ordonna le 24 septembre 1808. Professeur au collège de Château-Gontier, au séminaire du Mans, supérieur du même séminaire en 1819,
‘abbé Bouvier fut désigné pour l'épiscopat le 22 novembre 1833. On le destinait à
évêché de Clermont : il resta au Mans. Préconisé le 20 janvier 1834, il fut con-
sacré par le métropolitain, Myr de Monthlanc, le 21 mars, et prit possession le même jour. Convoqué à Rome pour assister à la définilion du dogme de l'Immacuée-Conception, il y mourut le vendredi 29 décembre 1854, après avoir reçu sur
son lit de souffrance la visite de Pie IX. Son corps fut ramené en France et inhumé
dans la crypte de la cathédrale, où il avait fait déposer le corps de ses trois
rédécesseurs. Le Grand Séminaire eut son cœur. Là se voit un beau buste de
évêque, en marbre blanc, par Chenillon, tandis qu'à la cathédrale, dans le ransept nord, se trouve un monument élevé à la mémoire du prélat qui est rangé
armi les plus grands théologiens de son époque". Au nombre des prêtres les
lus éminents de cet épiscopat, il faut citer au premier rang l'abbé Ambroise Guilloi
né à Laval en 1796, mort curé du Pré le 8 décembre 1853, auteur de nombreux ouvrages théologiques. Armes de Myr Bouvier: D'or, au pélican de
gueul
au chef d'azur chargé d'un Agnus Dei d'argent.
JEAN-JACQUES NANQUETTE
Jean-Jacques Nanquette vit le jour à Fumay, arrondissement de Rocroy
(Ardennes), le 6 décembre 1807, fit ses études au petit séminaire de Charleville, où il devint ensuite professeur de philosophie, fut vicaire à la paroisse de Saint-
Jacques de Reims, à la cathédrale, curé de Saint-Maurice, archiprètre de Saint-
Charles,
à Sedan en 1849, et enfin évêque du Mans le 30 août 1855. Préconisé le
tembre suivant, sacré dans l'église métropolitaine de Reims, le 11 novembre,
installé dans sa cathédrale, le
8 du même mois, chevalier de la Légion d'honneur en 1857, il décéda au Mans, dans le palais épiscopal, Ie 19 novembre 1861. Son
portrait se trouve à la cathédrale, Lors de l'avènement de ce prélat, le département
de la Mayenne fut distrait du diocèse du Mans pour former un évéché distinct ?. Armes: D'azur à la croix nillée où amincie d'argent, canlonnée de quatre M
gothiques couronnées d'argent.
(1) Pour ses ouvrages, voir A. Ans
t, Dicl. de la Mayenne, 1, 404.
tion d’un évêché
@) Mar Bouvier ne croyait pas à I
à Laval. Dans son testament du
juin 1854, il avait imblable, la belle ron serait remise à leur disposition. Il en serait de même de la mitre donnée
inséré cet article : « Si un évêché é
ait érigé canoniquement à Laval, ce qui ne parait pas vre
» mitre donnée par les sœurs d'É
» par les religieuses hospitalières de Saint-Joseph de Laval ». Archives du Chapitre,