ÉDICULE DU BRÉVIAIRE
livres lournois !.
ides de mai, devant l'autel de la
les Huguenots avaient mutilé « sous les grosses
contretable de pierres de laille, laquelle contretable
ordres, lun sur l'autre, le dit aultiel fort enrichy
bien estoffé ». Les Plaincles el doléances du Chapitre
complètent ainsi ces renseignements : « Item (ont) rompu et brisé les imaiges
prophettes, un imaige de D
(1) Archives de la Sarthe, G 58.
(2) Martyrologe 244. — Noir aussi au
image sainct Ambroys, les
de l'autel soubz les grandes orgues, à savoir: une Nativité Nostre-Seigneur,
avecques les pastoureaux, qui le venoient visiter ; un imaige sainete Marthe ; un
imaiges d'une Annonciation Nostre-Dame : deux
ieu le Père, et deux planches estant au dict autel,
4 des ides de juillet.
» enrichiz d'or et d'azur, et faict dommaige en l'esgard de l'imaigerie et paineture
» de la somme de deux cent soixante el quinze livres tournois ». L'autel Sainte-Marthe, mis en si triste élat par les protestants, fut restauré, en 1635, par les soins du chanoine Bernardin Le Rouge, en l'honneur de la
Sainte Vierge, de sainte Marthe, de sainte Cécile et de sainte Marguerite, ainsi que
le constate une inscription sur une plaque de marbre noir encadré d'ornements
| en relief d'un très bon style. Cet édifice, dont on a retrouvé dernièrement quelques traces de peinture, sous les orgues, fut définitivement détruit par Myr de
Grimaldi. Par bonheur la statue, en terre cuite, de sainte Cécile, qu'on y voyait”,
(1) Fondateur du concours musical de Sainte » utroque jure doctor
xcile. Voir p. Bernardin Le Rouge, prêtre, «in
fut reçu chanoine le 2 juillet 1603 (Archives du Chapitre, B6, p. #15). Il vivait
encore le 9 novembre 1638 (Martyrologe 244; 2 partie, p. 40). — Voir sur ce personnage la notice que lui à
consacrée M. l'abbé Chambois dans La Province du Maine, L 11 (1894), pp. 344 et sui (2) 16
» et dec
tes.
18 avril, « Auditis dominis commissariis fabricae antea deputatis ad vindendum super commodo
nt
a collationis et appositionis imaginum Sancte Cæciliue, virginis et martiris, nec non sanctorum
fut sauvée : elle est actuellement conservée dans le salon de la Psallette. La sainte,
d'un mètre vingt de hauteur, est assise sur un siège antique et touche de ses doigts délicats le clavier d'un orgue. Une couronne de fleurs surmonte sa longue et abondante chevelure qui relombe sur son dos. Ses vêtements, admirablement
drapés, laissent la poitrine, un des pieds et les bras découverts. Celte œuvre de
SAINTE GÉCILE
mérite laisse sous une impression mondaine. Sur une des faces de l'orgue, on lit: Ex dono B. Le Rouge, presbileri, juribus licentiali, ecclesiæ canonici, jesli beatæ Cæciliæ fundaloris. — C. Hoyau. F. 1633. Sur la partie antérieure de l'instrument, se voit un élégant cartouche renfermant autrefois les armes du donateur.
Le sculpteur Charles Hoyau habitait, non la paroisse de Gourdaine ainsi
qu'il a été dit', mais celle de Notre-Dame du Pré. En 1643, le 27 février, « Charles
-Marthæ, similiter Beata æ de Pietate, in
æ nostræ, per dominum Le Ro
» Francisci et Bernardini, confessorum, super altare Sanct:
» archa Pulpiti, sub pedibus Crucifixi cec onicum nostrum
» præbendatum, propositæ faciendæ, permittimus cidem domino Le Rouge diclam collationem et apposi- » Lionem imaginum.... ». Archives de 1
Sarthe, G. 21, fol. 118. La N.-D. de Pitié qui se trouvait « in archa 5)
» Pulpiti sub pedibus Crucifixi » est celle qu'on voit encore au-dessus de la porte de la sacristie. Voir p. : (1) Abbés Esnault et Denis, Dictionnaire des Artistes Manceaux, & 11, p. 24.
» Hoyau, marchand seulteur au Mans, y demeurant, parroisse de Nostre-Dame » du Pré », rendit une déclaration censive au roi pour € une maison manable », située à Notre-Dame de Gourdaine, acquise de « Maitre Charles Breslay et Marye » Maillet, maison de Gourdaine devint la demeure de sa veuve « Élisabeth Préhoust » qui
sa femme». Hoyau étant mort avant le 16 novembre 1644*, cette
en vendit une partie à Jean Dieuxivois, huissier audiencier au Mans *
J'ai parlé ailleurs de l'inscription du pape Jules Il". Quant à celle qui se
trouve dans la sacristie sous le portrait de Myr de Grimaldi”, elle est conçue en
ces termes :
IN OMNI ORE QUASI MEL INDULCABITUR HUIUS ANTISTITIS MEMORIA, QUI DILEXIT DECOREM DOMUS DOMINI, HONORAVIT TEMPLUM, DEDIT IN CELEBRATIONIBUS DE LEGEM :EREMONIAS .
ignis Ecelesiæ
Hoc perpetuum amoris monumentum, decanus, canonici et capitulum in Cenomanensis, memores posuerunt, in comiliis generalibus post festum bealissimi Juliani
celebratis anno M D CC LXXVIT.
s de la sacristie. Elle
Une belle fontaine du XVIIe siècle occupe un des ang est ornée d'un bas-relief représentant saint Julien faisant jaillir l'eau du sol et porte la date de 1631 au-dessous de la vasque en marbre.
De tout temps, certains visiteurs de la cathédrale ont aimé à graver leurs
noms sur les murs de l'édifice. De ces sortes d'inscriptions, je ne citerai que la
suivante placée sur le pignon du transept nord: DVRET ETVDIANT EN CGHIRURGIE