CACE: DEO BI. DIVO -JUDIANO.. DE BAUDOUIN
NOMA®-STEPHA"-"GUEFFIER -CENO.- s DE CRÉPY
LUDO . XIII LEGATUS . APUD . RIAETOS . DICAV ANNO . 1626. L'écusson
du donateur y est gravé: D'azur à une fasce d'argent accompagnée en chef d'une colombe de méme el, en pointe, dun lion d'or.
Etienne Gueffier naquit à Vibraye (Sarthe) et mourut à Rome le 30 juin 1660, à l'âge de quatre-vingt-six ans d'après son épitaphe, à quatre-vingt-quatorze ans d'après la Gazelle de France du 31 juillet 1660. Il commença sa carrière diplomalique vers 1601, comme secrétaire du comte de Béthune, ambassadeur à Rome. Vers 1610, il était agent près du duc de Savoie ; de 1615 à 1622 chez les
Grisons, puis en Suisse où il s'occupa des affaires de la Valteline. Vers 1626, il
revenail à Rome comme résident el exerça trente-quatre ans son office sous
G) Voir p. 376.
@) Archives du Chapit
; B/1 fol. 76. — On conserve encore à la Psallette une pièce de tapisserie avec les figures des SS. Julien, Gervais et Protais, faite « pour estre le fut Jean Le Boucher, maître tapissier au Mans. Archives du Chapitre B/11, p. 699.
joutée aux petites tapisseries qui font la courtine
1 couronnement des chaires du chœur ». écutée en 1610 ou 1611 et « garnie et entoilée » par
(3) Placées avant la Révolution dans une abbaye mancelle, ces toiles ont orné le salon de l'évêché avant son incendie en 1871.
(4) Le reliquaire du « doy de mons. $. Julien », de vingt et un centimètres de hauteur, ne renferme plus sa relique.
(5) Tous ces objets ont été expédiés à Paris pour l'Exposition.
Louis XIII et Louis XIV, soit seul, soit de concert avec les ambassadeurs. Par un testament, il donna au couvent des Minimes quatre mille écus pour bâtir une chapelle à saint François de Paule et deux mille écus pour construire le grand escalier de la Trinité du Mont, somme qui fut réduite à mille écus après sa mort, par suite des réclamations de son neveu. Par un autre testament, il dota le collège de Vibraye, y fonda une chapelle et donna mille livres à l'église paroissiale !.
Au trésor se trouve encore une Vierge d'argent, d'un mètre vingt-cinq de
hauteur, exécutée à Paris en 1818, un buste en vermeil de saint Julien, de soixante-
huit centimètres de hauteur, donné en 1864, par le chanoine Jean-Baptiste Le
Baillif, ancien curé de Saint-Benoît du Mans, d'autres reliquaires, sans valeur,
renfermant des reliques de saint Bertrand et du bienheureux Geoffroy de Loudun,
quelques beaux calices des XVIIe et XVIIIe siècles, un grand ostensoir d'un mètre dix de hauteur, et différentes pièces d'orfévrerie moderne.
Le Christ du dimanche des Rameaux”, brisé à la Révolution, fut reconstitué en 1801, avec une croix neuve, un Christ provenant de la paroisse de Saint-Gillesdes-Guérets, et certains fragments de l'ancienne croix sauvés par des particuliers?. Il est renfermé dans un placard de la chapelle de Notre-Dame de Pitié, et n'offre aucun intérêt artistique.
Il est bon de mentionner encore un grand ÆEcce homo en pierre, dû au ciseau du sculpteur Jean-Louis Chenillon du Lude (1841), et surtout une châsse de bois? d'un mètre huit de longueur, sur soixante-douze centimètres de hauteur et cinquante-deux centimètres de largeur. Cette châsse est ornée de personnages peints, représentant sainte Adenette, saint Benoit, saint Julien, saint Pavace, saint Romain, la Sainte Vierge assise, l'Enfant Jésus sur ses genoux ;
à côté est un personnage vêlu de noir, avec l'inscription : € CETTE . CHASSE . À
Au-dessus
. EN . LAN 1645 . MADC CHARLOTE . SSE
ESTÉ FACT DE . GVESPRAI ABBE et du côté opposé est un écusson : D'azur à la fasce d'or, chargé de trois besans d'or, deux en chef el un en pointe : parti de queules au sauloir .... accompagné de
trois merlelles de sable. Ce reliquaire provient de l'abbaye du Pré, dont était
abbesse en 1645, Charlotte Miée de Guespray.
De toute la riche librairie de la cathédrale, volée en 1562 et pendant la Révo-
lution, il ne reste plus que des épaves.
(1) Archives du Chapitre B/15, p. 291, et communication de M. l'abbé J. Desvignes, doyen de La Suze.
(2) Voir p. 403.
(3) Article de M. R. Triger dans la Semaine du Fidèle, 6 avril 1900, p. 37
La procession des Rameaux au
and Jean, cabaretier, rue Bretonnière, près du Grand-Cerf, avait
Mans, pp. 66 et suivantes. — Un nommé G été l'un des témoins du bris du Crucifix. Il emporta l'un des morceaux de verroterie qu'il rendit en 1801, pour orner la croix actuelle. Note Tournesac.
(1) Auprè (5) Sous l'autel de la chapelle de saint Julien.
de l'autel du Crucifix.