COUPE LONGITUDINALE
des trois premières travées vers les transepts, avec leurs arcatures tripartites,
sont d'Arnaud. D'ailleurs, la premiére travée tout entiére des deux bas-côtés, est
du même évêque, exceplé la grosse pile de la croisée. Les traces de l'œuvre d'Arnaud sont encore très distinctes au-dessus de cette premiére travée et même de la seconde, sous les combles, où le mur conserve, derrière le triforium actuel,
des arcatures et des contreforts du XIe siècle ?
Si l'évêque Arnaud avait pu mener à bonne fin la construction de toute la nef de l'église, son agencement eût
présenté l'aspect général de la nef du Pré ici reproduite, c'est-à-dire de grosses
piles alternant avec des colonnes monocylindriques : au-dessus, un triforium et
G) L ancienne,
ablissement du porche du Cavalier, au XIIe siècle, a dû faire disparaitre une autre porte plus
r on a trouvé dernièrement, dans le mur du bas-côté, une coulisse en pierres plates dans laquelle on pouvait
isser une barre de bois pour fermer une porte. Les dernières restaurations ont fait disparaître
celte coulisse.
@) Dans les Actus, il est vrai, on ne dit pas qu'Arnaud commença la nef, cette omission s'explique quand on songe qu'il n'en éleva qu'une partie très minime, qu'une simpl
amorce.
des fenêtres formant elerestory, le tout recouvert d'une charpente apparente, avec entraits reliant les piles entre elles : puis, dans les bas-côtés, des arcatures au rezde-chaussée, surmontées de fenêtres à plein-cintre. Pour ne pas s'égarer dans la comparaison, il importe de remarquer que la nef du Pré, de l'époque d'Arnaud, a subi quelques modifications, au XIIe siècle, dans les arcatures basses et dans le tiforium, et au XVe siècle, par l'établissement de voûles sous la charpente.
Ce que je viens d'attribuer à l'évêque Arnaud, M. Lefebvre-Pontalis le met sur le compte d'Hoël, et, de plus, il donne le dessin d'une nef qui EN
mon avis, celle nef, composée de piles successives,
aurail dû se composer de piles successives
ne peut s'établir par aucun document, et il me semble préférable de chercher une comparaison dans un monument du voisinage, comme celui QuAPré,
Arnaud, mort en 1081, avait rebâti le chœur de sa cathédrale après l'écroulement de celui de Vulgrin, commencé les transepts ainsi que les ours, el assis l'amorce des nefs. Hoël, son successeur, de 1085 à 1096, paracheva les tours, celle du nord en particulier, dont j'ai décrit les vestiges, les transepts, les bas-côlés, avec arcaures à quatre compartiments”, el éleva (rèsrobablement la façade de la nef et sa petite our angulaire. Certains détails de celte grande
facade, bases de colonnes, chapiteaux, tailloirs,
>résentent les mêmes caractères archilectoniques
que les parties similaires de la tour du nord e
de la partie supérieure des bas-côtés. Dans que