CHAPITRE XX
Signatures et paroles des Archeoêques et Eoêques de la Grèce.
I. L'Evangile de l'épître saint Mathieu traduit de la langue hébraïque en grec a aidé la Grèce à prendre rang parmi les nations chrétiennes : en retour, saints Evêques de la Grèce, priez pour que la compréhension de F Evangile de saint Mathieu aide les restes d'Israël à prendre rang dans l'Eglise de Dieu. — II. Charitable intervention de l'Evêque de Santorin pour nous procurer des signatures de plusieurs de ses collègues ; sa prière pour que les restes d'Israël deviennent un ferment de rajeunissement dans le monde. Récit de l'Archevêque de Gorfou relatif à l'harmonieuse et courageuse conversion d'une j eune fille israélite qui s'est terminée comme l'épisode de Ruth et de Booz. Signature émouvante de l'Archevêque de Naxos ; reconnaissance, non moins émouvante, d'une femme juive à l'égard d'un Evêque de l'Archipel grec.
Mathieu appelé aussi Lévi, fut le premier d'entre les Juifs qui écrivit l'Evangile de Jésus- Christ dans la langue hébraïque. Son Evangile, selon l'opinion la plus probable, fut composé huit ans après l'Ascension ; l'original n'existe plus ; il n'y a qu'une version grecque faite sous les yeux des apôtres.
0 Grèce, ne semble- 1- il pas que la divine Providence ait pensé à toi, à tes enfants, dans cette traduction grecque : eh bien à ton tour, pense aux enfants d'Israël et implore pour eux la compréhension de l'Evangile de saint Mathieu, cet
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Evangile qui a aidé à te placer au rang des nations chrétiennes.
L'évêque de Santorin (Mgr Fedele Abbati). — Quel dévouement, quelle charité il met à nous recevoir et à courir lui-même dans les corridors du couvent des Franciscains à Saint- Pierre- in- Mont orio, pour m'obtenir les signatures des autres évêques, ne permettant pas que nous le suivions, pour ménager nos pas. En entrant, il nous avait présentés à deux évêques, ses confrères : « Voici les abbés Lémann qui font honneur au christianisme ». J'aime votre nation, parce qu'en Orient, le long des côtes de l'Asie Mineure où j'ai séjourné, ils m'ont toujours frappé par leurs vertus morales, par leur esprit de famille, soit à Smyrne, soit à Constantinople. Ils ont toujours été très bons pour moi. Quelles belles vertus naturelles, il y a encore dans votre peuple, et qui sont d'autant plus frappantes, qu'elles disparaissent ailleurs. Puisse la divine Providence se servir bientôt de ces beaux restes, laver dans le sang de Jésus- Christ ce qu'il y a en eux de sordide et d'impur, et jeter dans le monde, pour le rajeunir, ce ferment surnaturalisé. Oh ! jusqu'à mon dernier jour, je prierai pour vous et pour votre peuple. »
L'archevêque de Naxos (Mgr Bergeretti). — « Oui, oui, je vais signer : il faut par reconnaissance leur rendre la religion qu'ils nous ont donnée. »
L'archevêque de Corfou (Mgr Spiridione Madalena). — « Je viens d'apprendre la conversion d'une jeune fille israélite de Corfou de dix- neuf ans. La maison de son père était en face de celle des Sœurs. L'harmonie des chants pénétra son âme. Elle sortait la nuit, pour aller se faire instruire chez les Sœurs. Baptisée, son père l'a chassée. Une famille