Lemaout et Decaisne, Traité de Botanique^ page 55o
laires qui parcourent les feuilles sont composés de deux bois, Tun centripète, l'aulre centrifuge. Or le bois centripète est regardé comme caractéristique des végétaux cryptogames *. Il s'ensuit que par l'enroulement en crosse du rachis et des feuilles ainsi que par le double bois des cordons foliaires, les cycadées ont des affinités avec les cryptogames vasculaires.
Comment expliquer dans la même famille végétale la réunion de caractères aussi contradictoires? Les seuls procédés de modifications que Ton connaisse sont les trois suivants : Action exercée par les conditions du milieu ambiant, par le croisement, par la sélection naturelle suivie de la divergence des caractères. Or nous avous vu précédemment que l'action du milieu ambiant se limitait à modifier l'épaisseur des parois des fibres, le nombre des vaisseaux et l'aspect extérieur de la plante; que le croisement entre familles différentes est impossible et que l'hybridation est sur-le-champ ou promptement inféconde; que la sélection naturelle et la divergence des caractères sont bornées à la création de races. 11 suit de là que le port et la disposition des cordons foliaires sont inexplicables d'après les seuls procédés modificateurs qui soient connus. Les cycadées sont donc Texpression d'un plan primordial particulier.
Les botanistes qui sont partisans de l'évolution par descendance modifiée ont essayé de rattacher, à l'aide d'enchaînements étroits, les cycadées aux lépi"