‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 168 sur 197 · A. DE Lapparent, Traité de Géologie, page · texte numérisé non relu

A. DE Lapparent, Traité de Géologie, page

Parmi les dicotylédones apétales, on compte le chêne et le bouleau, monoïques, le saule, dioïque; le laurier, hermaphrodite; le noyer et le figuier, monoïques (tableaux de B. Renault).

Parmi les dicotylées polypétales, on compte Taralia, le magnolia, le cytise, le cassiaet Teucalyptus, toutes plantes hermaphrodites.

Les dicotylées gamopétales font encore défaut.

C'est dans la période crétacée qu'apparaissent les premiers palmiers, flabellaria, monocotylédones monoïques ou dioïques, rarement hermaphrodites.

Le pêle-mêle de monœcie, de diœcieet d'hermaphrodisme dans lequel apparaissent les premiers monocotylées et les premières dicotylées angiospermes ne permet point de déduire quelque conséquence relativement à un plan suivi, encore moins à un perfection nement graduel.

!1L — Ère tertiaire.

L PÉRIODE ÉocÈNE. — L'Europc est envahie par une mer appelée mummulitique, laquelle constituait une Méditerranée quatre ou cinq fois plus grande que la nôtre; cette mer touchait au tropique vers le Sud. La température qui suivit celte invasion est la plus élevée que l'Europe ait connue aux temps tertiaires. Les palmiers abondent en France; les cocotiers prospèrent en Angleterre; les arbres à feuilles caduques sont relégués sur les hauteurs d*où ils ne descendent

3^ Là cause pre^îÊre

(|U'à U flti de l'éocêflë. La période ë'àchêvë à peti près dans fces Condltidtts sahô que les régions leà pliis VoisiHefi du pôle cesserit de noiirr^ii* une régêtàtiôtt qUi témoigne d'une mëyëhhfe sUpéHeurë d^Uiie vlH^iftitte de dègréâ à éfelle tjue Tbil cohstate dé fies jbiifs dans 1^6 mêmes pàbagëô*.

Les palmiers n'ont d'étroite àhltiltô ttvëft àtiëUtlfe des fathiiies de rfembttttfeHéftiéHt àul:}Uël ilS âppdrtiennetll (itionocbtylédbUeâ) *, bé qiii est défavorable à îa théorie dfe rëvoliitibii.

IL PÉhiddE HÙGobÈNk. — Ld flët-é ësl plUà Hche que telle de i'ébfcètle; elle ëât reinarqUâblé pw le dévfeloppetii'éht' des laiirihêës, dëS «bablëis, des charmes, ëtC-j ainsi que par celui des plàntëS aquatiques.

in. Pérîodê miocène. — Cette |)éi»iodë se distlHgdë par la marche envahissante des arbNs à fêùillês caduques, notamment des peupliers, des érables, lesquels n'ont jamais été plus abondants en Europe qu'à l'époque miocèftë. C'est dans cette période qu'on a trouvé le premier éphédra, conifère, tribu des gtiétacées.

IV. PÉRtobÈ PLIOCÈNE. — La flore européenne feottlmfencfe par perdre léS grands palmiers et !ës èiimphriérs; seul le palmier ehnmœrûps hnfnili^ parvient à se ïtiâititienir jusqu'à la fin de la période aujc ënvirbhà de Marseille ; puis après avoir cbiiserté quelque

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