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Lemaopt et Decaisne, Traité de Botanique, page

LE PLAN DE LA CÈÉAI^idN ËÏ LÈ JSÉgNE VÉGÉTAL SftS

pigtiotî bliriosporé) ; Ife pbumdlé dti m\é\, a^ricus mèlieuë (chaWpigtiorî bâsidkièpbfé) ; VoïdiUM Itickeri, fdfihé tfatifeitôirë de VëryÉiphè (chàitipîgnôri thécàspdfê); e!te. têS pôttlttiës de terré, lëê ëéréalêë, les afcrbrës fruitiers, sbtil là pfôié ël là viclitnë dés cliàhipifiiofig pâfàsitës.

B. Chez les âtiiMux. L'hôinrtiê est §tijet 4 dé hidëUsës et sdu Vêtît mortelles mèlladiêg duêë â des chaiiipigriôtis. Là lëîgrïë fàvètlâë est êâuèêë par VÛchàHofi 'schœrilêfm (chsiilîtJîgndfi hyptôéporé, éùbdivision des arthrosporés) ; là teigne tohsîiràhtê, pài^ lé tfithophytbû ttrièûmiê (hyphbsporé, siibdïviéiôn des Irifehôspbfës); le féli de Sàltit-Antôrtlê Ou mal des Afdëfits, par l^ërgot de ëëiglë, Éphddètid Ée^etUin, fbrhië tratiSitbif ê du ttmicêpÉ pUfpUred (chàrîipignoh thécasporé); cette maladie a fait périr, en l*âti 990, pllis de quaraiitë ttllUè per'sotines dàttfe lé Limousin et lé Përl^ordj la pellagre, pài' le ¥éi^dèt dti rhàls, spûrMHUni MîÛis (ëhàinpigtiDti fciiiiosporê); cette maladie débute par une sorte de lèpre qiiî alti9i(|uë la figtirè, lë êbiij les iiiiàifiè et lôûlës lés parties du côrpfe exposées àU soleil ; putë elle ôbcàéîbhiiê dë§ vertiges, dès cbtivulstotis êl bientôt la fôllê et là mort. On ne possède aucun moyen d'àrf ètër le vérdél.

IIL — Algues.

!. DËiRmîftt)^ DÈS ttÂCtèfeiÉNs. — Leslravaiix dé PasteUr lel ceui àe son école tot ameiié la découverte de

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tout un monde d'organismes invisibles, causes des fermentations. Les essais de nomenclature et de classification se sont rapidement succédé au fur et à mesure que les études plus approfondies faisaient mieux connaître ces agents microscopiques ; il s'en faut de beaucoup que le travail de définition précise soit achevé; cette œuvre est réservée à l'avenir. Quoi qu'il en soit, on a commodément réparti les microbes qui intéressent le plus la médecine en deux vastes groupes, d'après leur forme ordinaire, à savoir, les microcoques et lés bacilles.

A. Microcoques. Comme en grec grain se dit xoxxoç, et petit (itxpoç, on a donné le nom général de micrococcm, microcoque, à tous les petits organismes qui ont la forme globuleuse, ou ovoïde, ou ovoïdeelliptique.

Lorsque les grains sont disposés en chaînette recourbée, on a pris Tadjectif grec aTpE7CT({; recourbé pour appeler streptocoque le microbe qui apparaît sous cette forme.

Lorsque les grains sont disposés en grappe de raisin, on a pris le mot grec oracpu^T^ grappe de raisin pour appeler staphylocoque le microbe qui apparaît sous cette forme.

Le microbe qui consiste en un double grain enfermé dans une capsule a reçu le nom de diplocoque, du grec 8t7rX<5oç double.

Enfin on ajoute souvent au mot coccos le nom de Torgane où Ton trouve le microbe. Exemple : le pneumocoque, microbe du poumon, en grec 7rveu(jL0Jv.

Et ainsi de suite; ce système de nomenclature est clair et commode; par la terminaison coccos, coque, on reconnaît qu'il s'agit d'tin corps globuleux ou ovoïde; par le préfixe grec strepto^ staphylo, pneumOi etc., on sait quelle est la disposition des grains ou quel est l'organe où on les rencontre.

B. Bacilles, L'autre catégorie de microbes apparaît sous la forme de petits bâtons; comme en grec bâton se dit paxTTÎptov ou Bacteria, et en latin bacillum ou bacilluSy on les a d'abord appelés indifféremment bactéries ou bacilles. Aujourd'hui la tendance est d'appeler bactériens tous les microbes, soit en forme de grains, soit en forme de bâtonnets; de constituer le genre bactérium avec les bâtonnets qui n'ont jamais plus d'un ou deux articles et qui, dans leur plus grand état de développemeat, ne présentent qu'une ou deux spores; de constituer le genre bacillus avec les bâtonnets qui s'allongent beaucoup et montrent dans leur protoplasma une série de spores. Voici en un résumé concis la nomenclature actuelle des bactériens selon leur forme :

lo Un globule isolé s'appelle : un microcoque;

2^ Un bâtonnet court, cylindrique, isolé : un bacterium;

3<> Des bâtonnets unis bout*à bout plusieurs ensemble : un bacillus;

40 Un long filament simple : un leptothrix (thrix cheveu, leptos fin);

50 Un filament ramifié : uncladothrix (thrix cheveu, clados rameau) ;

398 LA CAUSE PREMIÈEE

6<> Ud filament spirale : un spirillum.

On nomme essaims les groupes de microbes, microcoques ou bacilles, rapprochés sans rintervention d'une matière muqueuse ou glaireuse.

On appelle zooglées (Cwov être vivant, yXotoç humeur visqueuse) des groupes plus considérables rapprochésau sein d'une matière muqueuse ou glaireuse.

Lorsque les bactériens vivent dans les matières organiques en décomposition et dans les cadavres, on les appelle saprophytes {aançéç pourri, (putov plante).

Lorsque les bactériens déterminent dans un corps vivant une maladie particulière, épidémique ou contagieuse, ayant ses symptômes et ses lésions spéciales, on les appelle pathogènes (tccx^oç maladie, ylvo^ naissance).

Tous les bactériens ont besoin d'oxygène pour évo luer, croître, assimiler,enunmot pour vivre. Ceux qui empruntent cet oxygène à l'air atmosphérique s'appellent aérobies (dv^p air, ^toç vie). Ceux qui l'empruntent, non à l'air, mais au milieu nutritif où ils vivent et que pour cela ils décomposent, s'appellent anaérobies (d privatif, d^ip air, ^toç vie) *.

n. Nature des bactériens, leurs modes de reprowjc-

TION, LEUR DEGRÉ DE RlÉSISTANCE. — Lorsqu'oU décOUVrit

les bactériens, la première question qui se posa fut celleci : ces organismes sont- il des plantes ou sont-ils des animaul ? Les savants se partagèrent. Aujourd'hui

d. Arloing, les Virus, pages 58, 64,61, 97.

le problème est péremptoirement résolu : les bactériens sont des végétaux.

En effet, l'ammoniaque, la potasse, Tacide sulfurique, l'acide acétique concentré attaquent les cellules animales, mais respectent les cellules végétales parce que les cellules végétales ont leur protoplasma enveloppé par de la cellulose. Or les bactériens résistent aux réactifs précédents, ce sont donc des végétaux.

Le second problème fut celui-ci : à quelle classe de végétaux appartiennent les bactériens? Les bactériens se reproduisent par scissiparité et par sporulation spontanée : les bactériens sont donc des algues.

Il y a deux catégories d'algues, celles qui sont munies de chlorophylle, et celles qui n'en ont pas. Les bactériens sont des algues dénuées de chlorophylle; ce caractère les rapproche des champignons.

Les bactériens ont 1 millième de millimètre en tous sens lorsqu'ils sont globuleux; 1 millième de millimètre de largeur sur 2 à 4 millièmes de millimètre de longueur quand ils sont filiformes *.

Lorsque les bactériens sont dans un liquide favorable à leur nutrition, ils se multiplient rapidement. Leurs cellules croissent, bourgeonnent ; quand l'une d'elles a atteint une dimension suffisante, elle s'étrangle en son milieu et se divise en deux parties semblables, lesquelles tantôt se séparent, tantôt restent unies bout à bout. Ce mode de multiplication continue tant que rien n'entrave le développement de la plante

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