‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 19 sur 197 · I.A CAUSE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

I.A CAUSE PREMIÈRE

II. Conditions GÉNÉRALES DE la vie. — Les conditions extrinsèques nécessaires aux manifestations de la vie sont au nombre de quatre, à savoir: rhumidit'*, l'air, la chaleur et une certaine composition chimique du milieu.

Ilf. — l/Etrô vivant.

I. La vie est indépendante des organes et de la srac- CTURE ; elle réside dans une substance amorphe, le protoplasma. — Dépouillée des accessoires qui la masquent dans la plupart des êtres, la vie est indépendante de toute structure, de toute forme spécifique. Elle réside dans une substance qui a une composition physico- chimique définie, mais qui n'a pas de figure; cette substance est le protoplasma. Le protoplasma seul vit ou végète, travaille, fabrique des produits, se désorganise et se régénère incessamment. Il est actif en tant que substance, et non en tant que forme ou figure. La constitution chimique du protoplasma comprend quatre éléments principaux, à savoir : le carbone, rhydrogène, l'oxygène et l'azote.

Ses propriétés sont au nombre de quatre, savoir :- la sensibilité, le mouvement, la nutrition, la reproduction. Ces quatre propriétés ne sont elles-mêmes que les manifestations ou fonctions particulières d'une propriété fondamentale, à savoir : rirritabilité.

La première forme que prend le protoplasma est la cellule.

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II. La forme de la vie est indépendante du protoplasma. — Le. protoplasma n'est pas un être vivant; i est la matière de l'être vivant idéal; il est la vie à l'état de nudité, dans ce c^u'elle a d'universel et de persistant à travers ses formes. Pour que le protaplasma devienne un être vivant, il lui faut la forme.

Le nombre des formes et des changejjnents de forme dans la série des êtres vivants est indéfini; or le protoplasma persiste toujours semblable à lui-même. Il s'ensuit que la forme n'est pas une conséquence de la nature de la manière vivante. Ce n'est donc point par une propriété du protoplasma qu'on peut expliquer la nijorphologie des animaux ou des plantes.

La forme de la vie est donc indépendante de l'agent essentiel de la vie, c'est-à-dire du protoplasma.

IIL Propriétés et fonctions ; la propriété appartient a la cellule ; la fonction a un organe ou a un appareil. — La propriété est le nom d'un fait simple, actuellement irréductible. Par exemple, sous le nom de * contractilité » nous apercevons ce fait que la matière protoplasmique modifie sa figure et sa forme sous l'influence d'un ef citant extérieur. Gomme le fait n'est pas, dans l'état actuel de la science, réductible à un autre plus simple; comme il n'est pas explicable par aucun autre, nous le disons propre, spécial ou particulier, et nous l'appelons propriété, La propriété appartient à la cellule, au protoplasma.

La fonction est une série d'actes ou de phénomènes groupés, harmonisés en vue d'ui^ résultat déterminé. En tant que réalité objective, il n'y a dans l'organisme

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qu'une multitude d'actes, de phénomènes matériels, simultanés ou successifs, éparpillés dans tous les éléments. C'est l'intelligence qui saisit ou établit leur lien et leurs rapports, c'est-à-dire la fonction. La fonction est donc quelque chose d'abstrait et d'intellectuel qui n'est matériellement représenté dans aucune des propriétés élémentaires. Il y a une fonction respiratoire, une fonction circulatoire, mais il n'y a pas dans les éléments contractiles qui y concourent une propriété circulatoire, respiratoire, etc.

IV. Les organes sont autonomes, ux]^ solidaires avec l'ensemble. — Chaque organe a sa vie propre, son autonomie ; il peut se développer et se reproduire indépendamment des tissus voisins. Il est autonome en ce qu'il n'emprunte ni des tissus voisins ni de l'ensemble les conditions essentielles de sa vie; il les possède en lui-même et par suite de sa nature protoplasmique. D'autre part, il est lié à l'erfsemble par sa fonction ou le produit de sa fonction. Une comparaison fera mieux comprendre ce double caractère des organes.

Représentons-nous l'être vivant complexe, l'animal ou la plante, comme une cité ayant son cachet spécial qui la distingue de toute autre, de même que la morphologie d'un animal distingue celui-ci de tout autre. Les habitants de cette cité y représentent les éléments anatomiques dans l'organisme ; tous ces habitants vivent de même, se nourrissent, respirent de la même façon et possèdent les mômes facultés générales, celles de l'homme. C'est Vautonomie des organes qicant aiw conditions essentielles de la vie.

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Mais chaque habitant a son métier, ou son industrie, ou ses aptitudes, ou ses talents, par lesquels il participe à la vie sociale et par lesquels il en dépend. Le maçon, le boulanger, le boucher, Tindustriel, le manufacturier, fournissent des produits différents et d'autant plus variés, ^lus nombreux et plus nuancés que la société dont il s'agit est arrivée à un plus haut degré de développement. C'est la subordimtion de chaque organe à rememble par son foncUonmment.

Tel est ranimai complexe. L'organisme, comme la société, est construit de telle façon que les conditions de la vie élémentaire ou individuelle y sont respectées, car ces conditions sont les mêmes pour tous; mais en même temps chaque membre dépend, dans une certaine mesure, par sa fonction et pour sa fonction, de la place qu'il occupe dans Torganisme, dans le groupe social. La vie est donc commune à tous les membres ; la fonction seule est distincte.

V. Les organismes élémentaires sont subordonnés a LA place naturelle qu'ils OCCUPENT. — La cellule a son autonomie qui fait qu'elle vit toujours de la même façon en tous les lieux où se trouvent rassemblées les conditions convenables ; mais ces conditions convenables ne sont complètement réalisées que dans des lieux spéciaux ; la cellule fonctionne différemment, travaille différemment et subit une évolution différente suivant sa place dans l'organisme.

Conclusion : L'organisme est fait pour la cellule. Tout est fait par la cellule et pour la cellule. L'appa-

Vi LA (WIsf: prkmtkrk

reil respiratoire apporte l'oxygène; Tappareil digestif introduit les aliments nécessaires à chaque cellule ;* l'appareil ctrculaloire, les appareils sécrétoires assurent le renouvellement du milieu et la continuité des échanges nutritifs. Dans cette vie. des cellules associées qui conâtîLuent les ensenables morphologiques ou êtres vivants, il y a à la fois autonomie et subordination des éléments anatomiquês. L'autonomie des éléments et leur différenciation nous expliquent la variété des manifestations vitales. Leur subordination et leur sûlirlarité nous en font comprendre le concert et rharmonie.

V. Pfénûmï-ines généraux communs aux animaux et AVK Yk>vTAvx. — i° Le protoplasma. Le protoplasma est hi base physique de la vie, dans le règne végétal et dans le règne animal. Ses propriétés sont l'irrifahflité, la motilité, la nutrition, la reproduction ;

2"* Lff cefluk. La. cellule est la première forme que prend le protoplasma; c'est de l'agrégation des cel Iules que ae forment tous les tissus ;

3° La dt'slrmimi organique et la création organique. Dans les deux régnes, la vie est un conflit harmonique entre la destruction organique et la synthèse ûrganii]ue :

iû Ln digvritwii. ha digestion, dans son essence, est la même chez les animaux et chez les végétaux ; elle consiste dans la propriété qu'a l'être vivant de s'assi- Tiiiler les matériaux propres à la nutrition ;

.> La teipiralion, La respiration, dans son essence,

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est la même dans les deux règnes; elle consiste dans l'absorption de Toxygène et une exhalation d'acide carbonique.

La fonction chlorophyllienne a été longtemps prise à tort pour une respiration, c'est-à-dire pour une fonction de destruction organique; c'est, au contraire, une fonction de création organique ;

C^ Le sommeiL Chez les animaux, ce qui dort, c'est la raotilité, l'exercice des sens et de la direction de l'intelligence, et par conséquent les organes qui accomplissent ces foncliona»

Chez les plantes, ce qui dort, ce sont les organes mobiles, les feuilles et les fleurs ; après le mouvement et l'activité de la vie diurne, sous l'action de la lumière solaire, les plantes ont besoin de dormir.

Pendant le sommeil, chez l'animal, la respiration, la circulation, l'assimilation continuent.

Pendant le sommeil, chez la plante, la respiration, la circulation, l'assimilation, l'ovulation s'accomplissent satis interruption.

Dans le phénomène du sommeil chez les animaux et chez les plantes, il y a unité de plan, mais les mécanismes en sont variés et différents;

7« Le sexe et le mariage. Gomme les animaux, les plantes ont les deux sexes, masculin et féminin. Les élamines sont les organes masculins, le pistil est l'organe féminin, l'ovaire est l'organe où se forment les graines.

Comme les animaux, les plantes se marient ; pour

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la production d'un nouvel être, il faut également la coopération des deux sexes *.

CuxcLusiorî 1 De l'ensemble de ces faits, 4esquels embrassent toutes les grandes et essentielles manifestations de la viej il résulte qu'il n'y a pas deux plans de vie, Tun qui serait propre aux animaux, l'autre différent et opposé qui serait propre aux végétaux ; il n'y a qu^un phin pour les uns et pour les autres. La conclusion, expression exacte et rigoureuse des faits, est la suivante : Unité de la vie chez les ani" maux ei rhez les ïihjétaux,

1* Il s'ïL^ïl iL-i du pliénonn-ne général ; on trouvera, livre III et livi-e IVj Its diUt^rents cas où cette coopération n'est pas nécessairo (fissîparih\ sporulation spontanée, bulbilles, par-

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