‹ La cause première d'après les données expérimentalesChapitre 80 sur 197 · Priem, l'Évolution, page · texte numérisé non relu

Priem, l'Évolution, page

2. Moquin-Tandon, Éléments de zoologie médicale^ pages 256-257. — Voir sur le venin de rOrnithorhynque la Revue scientifique, 27 avril 1895, page 536.

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reptiles aux mammifères. Plus modéré que ses disciples, Darwin ne peut concevoir la conversiaa d'an reptile existant quelconque en mammifère; mais il est tenté de croire que le progéniteur commun d'où descendraient tous les mammifères se rapprocherait des ornithorhynques * .

Ni l'une ni l'autre de ces hypothèses n'€st admissible; il est impossible de concevoir comment les seuls procédés connus de modifications, à savoir : le croisement, l'influence des conditions extérieures, la sélection naturelle, la divergence des caractères et les variations brusques, auraient pu réunir dans la structure d'un seul animal à la fois les caractères dés mammifères, des oiseaux et des reptiles.

Il est également inexplicable comment ces animaux étranges, dont l'origine d'après les darwinistes remonterait à plusieurs millions d'années (le premier mammifère, le marsupial microlestes, a été trouvé dans le Lias), auraient pu survivre jusqu'à nos jours, et cela sans se modiQer. Darwin l'avoue dans une lettre k son illustre ami, sir Charles Lyell : « Je suis d'accord avec vous sur le fait étrange, inexplicable de la préservation de l'ornithorhynque. » Et comme Lyell, vivement fra^ppé de ce fait ainsi que de la non-transformation des marsupiaux en placentaires, en Australie, concluait, malgré son adhésion à la théorie de descendance modifiée, à la création de types aborigènes primitifs, Darwin lui écrivit plai-

\< Darwin, Correspondance, tome II, page 203.

samment : « Vous me coupez la gorge, et la vôtre aussi; je puis croire que vous le regretterez * »,

Il y a pis encore : on n'a pas trouvé de restes fossiles de Tornithorhynque ni de l'autre genre de monotrèmesj l'échidné, ce qui tend à faire croire que, loin d*ôlre d'une haute antiquité, ces deux genres d'animaux sont d'une création relativement récente. Toutes les hypothèses échafaudées sur cette haute antiquité s'écroulent.

L'examen critique du cas particulier de l'ornithorhynque et la môme argumentation s'appliquent à tous les autres cas de formes intermédiaires complexes, soit dans le monde vivant actuel, soit dans les âges géologiques.

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