ANATOMIE PATHOLOGIQUE
À chaque cause étiologique déerite ci-dessus correspond une lésion du tissu tendineux : la contusion, les plaies, les piqûres aboutiront à inflammation : une mention particulière sera affectée à la rupture ; dans ce cas, il se produit à l’aide des fibres dilascérées un véritable cal tendineux, cicatrice formée par les fibrilles enchevêtrées. Jamais alors le tendon ne revient à sa physionomie primitive, il subsiste toujours une déformation nodulaire.
L'inflammation, si variable dans son intensité, son siège et sa gravité, se traduit toujours par les mêmes symptômes : rubor, dolor, ca'or, tumor ; congestion violente du tissu atteint, sensibilité et douleur; chaleur localisée, et enfin gonflement, tuméfaction : ces manifestations extérieures ne sont que la traduction des phénomènes qui se passent sous la peau, dans le tendon et le conjonctif. Aussitôt que l’accident'a lieu, il y a rupture des capillaires : immédiatement ure extravasalion sanguine se produit, formant une napye qui s'infiltre entre les mail'es du tissu conjonctif
avoisinant : une congestion violente s'ensuit : rubor:
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les terminaisons nerveuses ont été à leur tour irritées. et l’on observe alors une grande sensibilité : dolor ; l’extravasation du plasma sanguin et des globuies blancs caractérise l'œdème inflammatoire : la transsudation diapédétique s'opère, et contribue à l’apparition de l’engorgement : {umor. Mais tous ces phénomènes ne se passent pas sans réaction calorique, et les mutations nutritives exagérées des cellules réactionnelles entraînent une chaleur locale, d'autant plus intense que le travail de réparation à effectuer est plus imoprtant : calor.
À la dissection d'un tendon atteint de nerf-férure, on trouve cet organe tuméfié, épaissi, de coloration rosée; autour de lui, le conjonctif et les synoviales présentent des lésions d’inflammation diffuses; les vaisseaux de la charpente sont congestionnés.
A l'examen microscopique on note une dilascération des fibrilles tendineuses, une hypertrophie des cellules autrefois étoilées qui sont devenues rondes, et l’envahissement du tissu propre du tendon par les leucocytes et les cellules conjonctives retournées à l’état embryonnaire.
C'est sur de telles lésions que l’on va pratiquer l'application du feu et provoquer, au lieu d'une inflammation pathologique une autre inflammation aseptique substitutive de la première, de façon à obténir une cicatrisation avec un tissu plus sain; c’est provoquer un afflux leucocytaire de renfort au voisinage de l'organe malade et l'apparition d’éléments embryonnaires pour reconstituer et restaurer, étayer même des ruines et des débris.
CAUTERISATION
Préparation de l’opéré
Le vétérinaire est toujours trop lent au gré du propriétaire à pratiquer l'application du feu. Il est sage cependant d’attendre que l'inflammation première consécutive à l'accident aït diminué d’intensité et que la peau fatiguée par toutes les interventions thérapeutiques, soit reposée. (Nous avons vu un sujet dont la peau au niveau des tendons était devenue rubescente à la suite de bains chauds.) Souvent des croûtes (à la suite de vésicants) entretiennent une irritation et gênent d’ailleurs le tracer du cautère.
Mais la préparation de l'organisme est plus importante encore. Le cheval à opérer était généralement, au moment de l'accident, en piein état d’entrainement : vigoureux, nerveux, irritable et prompt aux réflexes rapides et violents : il s'agit donc d’abord de baisser de « condition » le sujet parfois inabordable el de diminuer ses moyens de défense en réduisant sa puissance musculaire et son irritabilité par une demi-diète et l'administration de laxatifs : (sulfate de soude et crème de tartre). L’avoine doit être proscrite : le régime ne comprendra que des barbotages et un peu de foin.
L'état de préparation du patient se contrôlera par la diminulion parfois lente de la dureté et de la rapi-
ERP à For
dité de contraction des muscles (encolure et masse des anconés) après une excitation rapide ide la pointe des doigts : l'attention devra être appelée aussi sur les crottins qui, par leur aspect, moulés mais fragiles, seront un guide au praticien.
La durée de cette préparation varie de quinze jours à trois semaines.
Anesthésie
Pour parfaire l’état de préparation, il est souvent nécessaire d'administrer un anesthésique ou un hypnmotique aux sujets récalcitrants : grâce à l’hébétude provoquée, il est alors relativement facile de les approcher du daviau, puis de s’en rendre maître.
Le sulfonal pulvérisé à la dose de trente grammes deux jours consécutifs, sur les conseils de notre collègue ScHiTz, nous a donné les meilleurs résultats : lé jour de l’opération l'administration en sera faite deux heures au moins avant l’abatage.
Inconvénients. — Il arrive que le cheval ainsi endormi soit incapable de se relever au moment où il faut le retourñer pour continuer l'intervention sur le côté opposé à celui que l’on vient de traiter ; deux fois le cas s’est présenté : avoir soin alors de dresser un lit de paille au pied de lappareil. Entraver le sujet et reprendre l'opération dans des conditions moins favorables pour le praticien. |
Eviter de présenter au cheval pendant quelques