LARES
tumeurs qui résistent même à l’application du feu. Rey, en 1850, la recommandait également.
Par contre, Zundel préférait employer la pommade à l’iodure de plomb sur les lésions tendineuses. Moins irritant que l’iodure de mercure, il voit d’ailleurs augmenter son activité par adjonction d'iodure de potassium.
Dans les cas de lésion par trop enflammée, de surface cutanée fatiguée par des irritants successifs, ou de trop forte température à envisager pendant une huitaine à dater de l'opération (en été par exemple), l'emploi de la teinture d’iode est à préconiser.
On badigeonne la région cautérisée avec de la teinture d'iode pure, puis on dispose une feuille ‘d'ouale garnie de gaze aseptique : une double bande, l’externe en flanelle maintiendra en p'ace ce pansement. Ce procédé a l'avantage d'irriter moins les animaux, ce qui est appréciable par les grandes chaleurs. où l’animal, en transpiration au sortir de la salle d'opération, recommence, attaché en stabulation forcée, à se tourmenter pendant une demi-journée.
On renouvelle d’ailleurs les app'ications de teinture d’iode cinq ou six fois dans la semaine qui suit la cautérisation, et l'on ne cesse les pansements qu'au moment où l'écoulement se tarit. L'emploi des feuilles d'ouate et des bandes offre encore cet avantage de protéger les plaies de la souillure des mouches, du fumier, et d'assourdir l'es coups que peut se donner le cheval en essayant de se gratter.
La surveillance du feu doit être pratiquée aves
7 LS ner soin, pour éviter toutes les surprises désagréables d'une mortification cutanée ou d'une suppuration excessive avec bourgeonnements.
Nous suivrons la marche de la cicatrisation parallèlement à celle du feu en raies.