Nous négligeo Girod et Mass
comme moins important pour l'étude de la morphologie du Renne dans l’art nat, loc. cit., pl. XI, n° 2; pl. XXI, no 1; pl.XXIV, no 1; Piette, l'Art pendant
quaternaire :
‘âge du Renne, un beau Renne päturant de Lourdes, mais à détails peu lisibles, pl. XXXV, fig. r ; et le soi-disant poignard en bois de Renne de Laugerie-Basse (Reliquiæ Aquitanicæ, pl. XX).
Au moment où ces pages se composaient. M. l'abbé J. Bouyssonie portait à notre connaissance la découverte de plusieurs belles gravures à Limeuil (Dordogne), dans un gisement de la fin du Magdalénien ; parmi elles, se remarquait un large dessin de Renne au galop tracé fortement sur l’une des faces d’un bloc calcaire ; nous ajoutons le dessin de cette figure si caractéristique à notre documentation (fig. 145). On remarquera les formes lourdes de l'animal, sa tête horizontale. son fanon à toutfe de poils tombants, rendue par un lobe gravé, son bois à expansions palmées très élargies en avant et en arrière, et sans autre ramification.
Moins remarquable est une petite silhouette de Plantade (Bruniquel) que nous avons récemment déchiffrée au millieu des figures enchevêtrées de Chevaux capridés, etc., sur un fragment d’omoplate de Renne de la collection Brun. Le dessin qui laisse voir beaucoup de reprises, figure un animal dont les bois, tant antérieurs que postérieurs, ne sont pas ramifiés (fig. 156).
Plus tard, il sera possible de développer cette liste de gravures sur os et sur pierre, en y ajoutant celles que contient la collection Piette et qui n'ont pas encore été publiées ou déchifirées. Toutefois, il appert que, même dans l'art mobilier, le Renne est beaucoup moins fréquemment représenté dans les Pyrénées que dans le Tarn-et-Garonne et le Périgord ; parmi les figures que nous avons étudiées, il y a environ vingt-cinq objets à figuration de Rennes provenant du Périgord, pour sept ou huit de Bruniquel, et seulement six des Pyrénées.
On comprendra que la même différence se retrouve dans les séries de gravures et de peintures pariétales des deux régions.
Nous allons compléter nos informations sur les cervidés reproduits par l’art quaternaire en étudiant les gravures de Cerf Elaphe, de Chevreuil et d'Elan. Familiarisés avec de nombreuses séries de silhouettes, nous nous trouverons
mieux armés pour déterminer les images pariétales avec une réelle précision.
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PenéertPlaphe Me Chevreuil l'Elan, dans l’Art Mobilier.
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L'attention des paléontologistes a permis de constater, à tous les moments de l'âge du Renne, à côté d’accumulations considérables des restes de cet animal, une proportion variable de débris de Cerf Elaphe : assez commun dans les rejets de cuisine Aurignaciens, cet animal devient plus rare dans ceux du Solutréen et du Magdalénien inférieur, sans y manquer pourtant. Avec le Magdalénien supérieur, il reparaît en abondance et finit par être aussi nombreux que le Renne, et par le supplanter enfin. Cette augmentation de ses débris est surtout sensible dans la région sous-Pyrénéenne, où M. Piette a pu appeler Elapho-Tarandiennes les couches Magdaléniennes à nombreux harpons, et Elaphiennes, les couches Azyliennes à galets peints et harpons plats perforés.
De nombreux caractères (fig. 164) différencient le Cerf Elaphe du Renne ans ses formes extérieures, et permettent de le reconnaître assez facilement de
elui-ci dans les gravures quaternaires ; c’est d’abord la forme de la ramure, plus
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ite que celle du Renne; les andouillers ont une distribution et une forme toute différente, ils sont simples, en forme de pointe ou de crochet, et se développent, étagés à distance assez égales, depuis la meule du bois jusqu'à l'extrémité qui est formé, dans les Cerfs d’un certain âge, d'un bouquet de petits andouillers plus ou moins concrescents et pouvant former un élargissement cupuliforme très différent
de la palme plate d'un bois de Renne.
La ramure est portée haut, sur une tête à museau relativement effilé et comme pointu ; la gorge velue n'a pas de touffe de poils pendante, les jambes sont plus longues et plus grêles, le pied est plus menu et pointu, enfin les formes générales sont plus sveltes, plus gracieuses et légères.
Telles-sont les caractéristiques qui peuvent faciliter la différenciation des dessins du Cerf Elaphe sur les os ou les parois gravées.
A Font-de-Gaume, nous n'avons à signaler qu'un seul dessin de Cerf, tracé en rouge à une période très reculée, sans doute Aurignacienne, dans le diverticule final (pl. II); un tracé rameux situé très haut, au-dessus de la Salle aux petits Bisons, représente vraisemblablement un bois isolé du même animal.
D'autres grottes de la Dordogne, Teyjat et les Combarelles, ont de rares figures
pariétales du Cerf Elaphe.
Fic. 164. — Le Cerf Elaphe, d’après Carl Vogt, Les Mammifères. Cliché prêté par la Maison Masson.
MM. Cartailhac et Breuil en ont signalé un fort beau tracé en noir à Niaux (Ariège) ; les dessins d’Altamira se rapportent en nombre au même Cerf, les uns gravés (fig. 165), d’autres peints en noir (1).
M. Alcalde del Rio, d’abord seul, puis avec M. Breuil, en a découvert un bon
F1G. 165. — Grand Cerf Elaphe gravé d’Altamira. nombre, gravés ou tracés en noir ou rouge, à Castillo, et un seul gravé à Hornos de la Peña. Nous omettons de parler des figures de Biches, qui pullulent, tant à Castillo, qu'à Altamira et à Covalanas.
1. Cartailhac et Breuil : La Caverne d’Altamira, p- 48, fig. 33 ; p. 51, fig. 36.