‹ La caverne de Font-de-Gaume aux EyziesChapitre 67 sur 111 · LVI · texte numérisé non relu

LVI

. — Tectiformes peints en rouge sur un Bison polychrôme. Echelle : 1/5 (Voir pl. XXXVIII, LXI).

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Fi. . — Tectiformes rouges, proches du Rubicon. Echelle : le plancher de celui de gauche mesure om20o de large.

Un second groupe se rencontre sur les flancs du Bison (n° 9 du plan) ; à gauche, on aperçoit les vestiges de deux tectiformes déteints, un peu au-delà du point virtuel où doit se trouver l’arrière-train. Les deux de droite sont très bien conservés (fig. 222);

l’un a le plancher, le pilier et le toit faits de simples lignes rouges non doublées ; un des compartiments intérieurs, présente une porte cintrée, faite aussi d’une ligne. L'autre a au contraire toutes les lignes géminées ; divers traits obliques à l’intérieur s'interprètent difficilement, et au-dessus, très vagues, s'aperçoivent de petits traits divergeants couronnant le toit. Cette figure a subi plus que d’autres une modification ornementale, mais elle s’est faite dans le sens de la complication, comme souvent à Altamira et à Castillo. Mais dans ces grottes, il y a aussi des dérivés simplifiés plus ou moins. A Font-de-Gaume même, il y en a plusieurs, à gauche du 3ison n° 1 du plan, et très près du sol. Les tectiformes bien visibles de ce groupe sont au nombre de deux, mais il y en a un troisième, moins perceptible, et peut-être un quatrième. Les lignes essentielles du tectiforme sont seules conservées, mais au lieu d'être continues, elles sont faites par une triple ou quadruple rangée de petits points rouges très serrés (fig. 223). D'autres cavernes, en Espagne et dans les

Pyrénées, ont aussi des dérivés « ponctués » des tectiformes. COMPARAISONS ETHNOGRAPHIQUES

Dessins de huttes. — Il est curieux que ce soit chez les Aïnos demi-sauvages du Japon septentrional que nous trouvions la plus parfaite réplique des tectiformes Périgourdins. Ces figures sont tracées,

comme marque de propriété, sur des objets

AN mobiliers ; leurs variantes sont analogues 1 enr à celles de nos cavernes Européennes, et

il ne semble guère qu'on puisse douter de

la signification fondamentale du graphique :

> us le point de départ en est bien l’image de la U hutte, de la maisonnette primitive (fig. 224). Les gravures Eskimaudes représentent F1G. 224. — Marques de riété Ainos, d’après H, von Siebold, in Zeitschrift für Anthropologie 1881, supplément. dances (fig. 225) ; quelques-unes sont

très souvent des maisons et leurs dépen-

coniques, d’autres ont une forme hémis-

phérique ; il en est de triangulaires, avec un appendice latéral plus ou moins développé ; il en est enfin de plus élaborées, à l’intérieur desquelles les personnages sont représentés sans tenir compte des parois, mais qui ne se distinguent des figures quaternaires que par l’absence du pilier central. Evidemment, il y a aussi de réelles analogies à souligner entre ces dessins et ceux de nos troglodytes, à côté de différences

assez graves. Le plus souvent, dans les inscriptions pictographiques des Peaux-

Rouges, les huttes sont représentées comme hémisphériques.

Les gravures Australiennes représentent rarement des huttes ; cependant,

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