DÉFINITION. — TECHNIQUE GÉNÉRALE
On donne le nom de cellule de Kupffer à la cellule endothéliale des capillaires veineux du foie. Cet élément, lorsqu'il est complètement développé, est facile à reconnaitre aux caractères suivants :
4° Contact avec la travée hépatique qui limite la paroi du capillaire.
2 Forme allongée suivant le grand axe du vaisseau.
3° Protoplasma acidophile chargé d'enclaves.
4° Noyau ovalaire unique, rarement double.
Mais il est rare à l’état normal de trouver ces formes cellulaires qui correspondent à l’activité fonctionnelle de l'élément. Le plus souvent, l’endothélium est réduit à une lame protoplasmique très mince, qui, sur les coupes un peu épaisses, se confond avec le contour de la cellule parenchymateuse. De loin en loin, un noyau ovalaire se détache sur la lumière du vaisseau, entouré d’un corps cellulaire souvent peu apparent.
Aussi n'est-il pas étonnant que la cellule de Kupffer soit restée si longtemps ignorée, et que le physiologiste l'ait connue avant l’anatomiste.
Ponfick (1869) après avoir injecté du cinabre et du bleu d'outremer dans les veines périphériques du Lapin, retrouve ces substances dans le foie : ces substances imprègnent électivement certaines cellules « différentes des cellules parenchymateuses, et caractérisées par leur noyau unique, leur voisinage des vaisseaux et leur forme allongée : sur des dissociations leur aspect se différencie plus nettement de celui des cellules hépatiques ». Ponfick les rapproche des éléments de soutien du ganglion lymphatique. La même année, Hoffmann et Langerhans retrouvèrent ces mêmes cellules dans les mêmes conditions et les assimilèrent à de petites cellules (Kleine Zellen) que l'un d'eux (Hoffmann) avait vues par hasard avec Recklinghausen deux ans auparavant.
Le premier mémoire consacré spécialement à cette cellule, est celui de Kupffer (1876). L'auteur indique une technique spécialement destinée à mettre en évidence cet élément, qu'il ne considère pas encore comme une cellule endothéliale, mais comme une cellule périvasculaire.
Nous reviendrons ultérieurement sur les discussions relatives à la valeur physiologique de la cellule de Kupffer. Nous nous bor-
uerons dans ce chapitre, à rappeler les méthodes employées pour la colorer ou l'imprégner.