‹ La censure sous le premier empire; avec documents inéditsChapitre 165 sur 220 · LUI · texte numérisé non relu

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INTERDICTION AUX JOURNAUX OFFICIEUX DE PARaItRB PENDANT LES FÊTES RECONNUES PAR LE CONCORDAT.

Archives nationales, P^.3321.

Le Ministre de la Police générale arrête :

La distribution des journaux de Paris, sur le bénéfice desquels le gouvernement s'est réservé des actions, n'aura pas lieu à l'avenir pendant les cinq grandes fêtes reconnues par le Concordat.

Paris, le 11 décembre 1812. Le duc de Rovigo.

31S APPENDICE — PRBMIBRE PARTIE 1813

BULLETIN DE LIBRAIRIE SUR l'OUVRAGE DB RATNOUARD .' PREUVES DE l'innocence DES TEMPLISHS.

Archives nationales, F*» 149. (Décembre 1812.)

Preuves de Vinnocence des Templiers^ par M. Raynouar(L S'il faut en croire Tautour, qui m'a dit en avoir conféré avec Votre Excellence, il n'y a plus de difficultés â laisser paraître son ouvrage. Si l'on doit prendre pour règle stricte la dex^nière instruction de Votre Excellence et la décision générale de Sa Majesté sur la Censure, il n'y en a pas davantage. L'avis du censeur (M. Lemonley) est favorable à sa publication. Je n'y suis pas contraire. Le censeur trouve que Philippe le Bel y est trop excusé ; je trouve,inoi,qu'il n'y est que trop justifié des faussesimputations de nos liistoriens,quiont dégradé soncaractèrc. Je désirerais qu'au lieu du titre que l'auteur donne à son ouvrage et qui annonce un arrêt de cassation du jugement des Templiers, il fût tenu à lui substituer celui de : Mémoire sur Vaffaire des Templiers, qui tranche moins la question.

Note du Ministre : Je prendrai les ordres verbaux de Sa Majesté.

NOTE DE LA POLICE SUR LA TRANSLATION DES BUREAUX DE LA DIRECTION DE LA LIBRAIRIE.

Archives nationales, F*« 580».

5 janvier 1813.

Tous les auteurs, imprimeurs et libraires se plaignent de ce (lue les bureaux de la Direction générale de la librairie viennent d'être tj-ansférés au Marais, rue Gulture-Sainte-Catherinc. La Direction se trouve ainsi éloignée du centre de toutes les affaires. Ce déplacement si incommode ne s'est effectué que parce que M. de Pommcreul a acheté un hôtel dans ce quartier. 11 y a établi ses bui^caux. D'après cet arrangement, il touche

lui-même les loyers qui sont alloués au logement de son administration, et à Taido desquels il aura de grandes facilités pour payer sa maison.

NOTB POUR SON EXCELLENCE LE MINISTRE DE LA POLICE GÉNÉRALE RELATIVE A l'iXTERDICTION DE LA PIÈCE GIESELLA ^

Archives nationales, F»» 180».

16 juillet 1813.

Les Affiches de Mayence du 10 juillet contiennent Tannonce suivante : t Théâtre allemand.— Lundi prochain les amateurs de Tart dramatique auront l'honneur do donner, dans la salie du Roi des Romains, une première représentation de GieseUa Brœmser de Rûdesheim dans le K/iin^fau, drame chevaleresque en 5 actes, qui n'a pas encore été donné dans cette ville. »

L'époque de l'histoire de Brœmser est celle du moyen âge, où Mayence était gouvernée par l'archevôque archichancelier de l'Empire germanique et où les grands vassaux du prince étaient très puissants. Il faut remarquer que tous les écrivains allemands, qui dans les derniers tems ont pjôné l'établissement de la landwehr, ont vanté le moyen âge pour exciter les joxines gens à imiter l'exemple de ceux des treizième, quatorzième et quinzième siècles, qui tous s'armèrent pour suivre des chevaliers renommés par leurs faits d'armes. Il peut y avoir quelque danger à laisser représenter des drames historiques et apologétiques de cette époque.

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