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M«« de Staël renonce à aller à Spa, le tl septembre

OBSERVATIONS DU PRÉFET DE LA SEINE-INFÉRIEURE Sl'R LE SÉJOUB DE MADAME DE STAËL A ROUEN.

Archives nationales, F' 6331.

Lo Préfet de la Scine-Inférieuro rend compic, le 27 novembre 1806, à M. Béai, Conseiller d'Étal, de la conduite de M"»« de Btacl, qui venait de i-ester deux mois à Rouen :

• La conduite qu'elle y a tenue ne peut donner lieu à aucune observation qui lui soit défavorable.

• Je suis, etc. Sayoye-Nolley. »

SmVKILLANCE DE MADAME DE STAËL.

Archives nationales, ibid.

Le 16 janvier 1807, l08 Préfets de la Seine el de Seine-ot-Oisc sont invités à déclarer à M"»« de Staël qu'elle ne peut être autorisée à résider à moins de trente lieues de Paris.

Le 23 janvier 1807, elle est autorisée, jusqu'au 1" avril 1807, h résider dans sa terre d'Auberg3nville (8eine-et-0ise). Elle ne s'approchera jamais de Paris, sous peine d'être arrêtée.

£n mars 1807, elle achète le château do Geriiay, prés Fraiiconville, à quatre lieues de Paris. Le 4 mars 1807, on annonce au Préfet de Scine-et-Oisc que la police est instruite de celte acquisition ; que l'intention de Son Excellence étant toujours la même, il ne peut sans doute entrer dans les intentions de M"« de Staël de venir habiter Cernay. • Engagez le Préfet à réitérer à cette dame la notification des intentions du Ministre. »

Le Préfet de Seine-et-Oise écrit au Conseiller d'État Real, le 7 mars 1807, que M** de SUcl allait ce même jour se rendre à Cernay, quand il l'eu a empêchée.

M"« de Staël retourne à Aubergenville, mais elle déclare qu'elle • se verrait forcée ce renoncer à la France, si elle ne

pouvait y habiter une propriété où elle pût se ménager, pour l'éducation de ses enfants, les ressources qu'on ne trouve que dans la capitale >. Elle a acheté le château de Gemay dans la seule vue t d'y faire venir des maîtres de Paris ou d'envoyer ses enfants y prendre des leçons •. Elle demande donc l'autorisation de résider à Gemay.

Le Ministre fait répondre, le 17 mars 1807, au Préfet de Scinc-et-Oise que cette permission ne peut ôtre accordée 4 M»« de Staël, t II serait inutile qu'elle insistât encore. »

ORDRE DE s'Éloigner a quarante lieues de paris. Archives nationales, F7 6331.

Le Conseiller d'État Béai, chargé du 1*' arrondissement de la Police générale, avait écrit au Préfet de Scinc-et-Oise, le

mars 1807 :

t Que M"** de Staël, autorisée à résider près de Mculan jusqu'au 1«' avril 1807, devait se retirer, à cette époque, à quararUe lieues de la capitale.

c Signifiez à cette dame que si elle ne se conforme i cette décision, elle sera renvoyée de France. »

liC Ministre écrit en marge do cette lettre : • Exprimer cet ordre dans des termes plus modérés. »

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