TABLEAU. — SCÈNE IV
Ici Fallusion n'est pas moins frappante et n'est pas plus contestée que les précédentes.
Les sujets qu'un prince, dégoûté de ses États, a donnés au diable et qui sont devenus les sujets de Méphistophélès, sont bien les Français, les l)G millions de Français
On propose, à la vérité, de supprimer ce chiffre trop sîgnificatit, ainsi que l'origine de la souveraineté de Méphistophélès, mais il ne sera pas possible de s'y tromper: il s'agira toujours des Français qu'on représente en masse comme assez ineptes ou assez ingrats pour ne pas
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apprécier ou pour nier ce qu'il y a de beau, de grandiose et d'utile dans ces travaux d'assainissement et d'embellissement, qui font la gloire de notre pays et l'admiration du monde entier.
Nous nous refusons à croire, nous ne croyons pas à cette ineptie, à cette ingratitude nationale, et nous ne pensons pas qu'on doive supposer qu'elles existent et les produire au théâtre, fût-ce même pour les frapper de ridicule et de blâme.
Telles sont les difficultés sur lesquelles nous n'avons pu nous entendre avec l'auteur, qui a été autorisé à conférer avec nous; la première touche à la religion, les deux autres à la politique, et nous les soumettons à la haute appréciation de Son Excellence.
Le chef du bureau des théâtres est d'avis que, nonobstant les observations qui précèdent , il y a lieu d'autoriser les représentations de ce drame fantastique, en l'état.
Théâtre-Français