‹ La céramique industrielleChapitre 27 sur 182 · PRÉPARATION DES MATIÈRES NON PLASTIQTES. T · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES MATIÈRES NON PLASTIQTES. T

déterminé. Si mainlenant on itilrodiiit des fragments de matières entre les deux pièces ou mâchoires, ces fragments se trouvent pressés et écrasés entre ces organes. On dispose les mâchoires de telle sorte que les morceaux à briser soient introduits à la partie supérieure du concasseur et que les fragments descendent par leur propre poids.

Le concasseur aura donc à fournir un effort assez puissant pour briser les roches dures siliceuses que consomme l'industrie céramique, c'est pourquoi il est bon de prévoir dans sa construction que des fragments exceptionnellement durs peuvent se présenter. On ménage généralement une pièce permettant, par sa rupture ou sa déformation, à la mâchoire de céder sans se rompre si le corps refuse de se diviser.

Les bocards sont les appareils les plus anciennement employés, ils représentent le premier perfectionnement du broyage au mortier à la main. Ils se composent de pilons formés d'une masse fixée à une lige de bois que des cames, entraînées par un arbre horizontal, viennent soulever. Le marteau du pilon et l'enclume sont en fonte, en fer ou en métal recouvert de pierre dure, si l'introduction de parcelles ferrugineuses est nuisible à la fabrication. On renferme l'appareil dans une caisse pour éviter les poussières.

Les bocards ont l'inconvénient de donner des grains de grosseur inégale; ils s'usent rapidement et font un tapage assourdissant.

Les moulins à cylindres servent à réduire en menus fragments les matières dures, comme les précédents appareils ils opèrent le travail préliminaire du broyage. Ils se composent d'une paire de cylindres horizontaux parallèles, dont le manteau est en acier forgé. Les axes des cylindres reposent sur des paliers horizontaux, mobiles, permettant de régler à volonté l'écartement des cylindres. Les petits modèles ont des cylindres de 25'^'" de diamètre, les grands de i oC^'". On compte sur une dépense d'énergie de 2 à 12 chevaux et sur une production de 5oo^s à Soco'^i''.

Ces broyeurs donnent des grains depuis la grosseur d'un pois jusqu'à celle d'un gros grain de poudre. Quand on désire une mouture fine on superpose deux paires de cylindres. Ces appa-

reils ne diffèrent, des cylindres à broyer l'argile que par leur solidité.

Les moulins à meules verticales sont formés de deux meules montées sur un même arbre horizontal et roulant sur un plateau. On leur donne divers dispositifs. Quelquefois au lieu de faire tourner les meules autour d'un axe vertical on donne au

Fig. i5.

plateau sur lequel elles reposent un mouvement de rotation. Il est nécessaire que l'axe entraînant les meules ne soit pas fixé d'une manière trop rigide. La résistance d'un morceau trop dur entraînerait des ruptures si les meules ne pouvaient se déplacer en hauteur et passer dessus. Avec des meules fixes et un plateau tournant la construction est simple. On voit nettement sur la figure que le mode de suspension des meules leur laisse la latitude d'être soulevées sans accident.

Quand les meules sont mobiles, le mode d'attache de l'axe horizontal à l'axe vertical doit permettre aux meules de fran-

PRÉPARATION DES MAT.È.IES xNON PLASTIQUES.

chir un morceau de matière non écrasée. Les plateaux sur lesquels roulent les meules sont souvent revêtus de pierre dure,

pour éviter l'introduction du fer dans la matière; quelquefois pourtant les plateaux sont en fonte et parfois même les meules

Fig. 17.

sont métalliques. On a cherché à perfectionner ce genre de moulins, aussi les modèles sont-ils nombreux. Le premier que

J26 CHAPIlUE IV. — PHÉPAltATlON DES MATIÈRES PREMIÈRES.

nous donnons est an moulin à meules fixes. Le plateau est mobile, il est recouvert d'une garniture de pierre dure. Cet instrument est utilisé à la manufacture de Sèvres pour écraser les pegmatites. Le second moulin diffère un peu du précédent dans sa construction, les meules ne parcourent pas le même

Fig. i8.

chemin, mais des roules parallèles. On trouve d'autres dispositifs dans des modèles plus récents à meules mobiles. Dans les uns, l'enlèvement se fait automatiquement; le plateau est percé de trous, des raclettes suivant les meules ramènent les morceaux sous le chemin des meules en passant sur les ouvertures du plateau. Dans d'autres une spirale à godets vient ramasser la

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