‹ La céramique industrielleChapitre 35 sur 182 · DOSAGE DES MATÉRIAUX · texte numérisé non relu

DOSAGE DES MATÉRIAUX

Cette dernière égalité donne le poids de matière sèche contenue dans la jauge; il est facile, par une simple proportion, de déterminer la teneur d'un volume quelconque. Soient V ce volume et Pi le poids de matière sèche qu'il renferme; on aura

Le calcul précédent suppose le poids spécifique du corps connu; dans le cas où on ne le connaîtrait pas, il est facile de le déterminer :

1° La méthode du flacon est très simple à appliquer puisque l'on a sous la main un vase de capacité connue.

2" On évaporera la harhotine dans une capsule, par exemple, jusqu'à siccité; on aura ainsi le poids de matière sèche contenue dans un volume déterminé, volume dant on connaît le poids. En reprenant la première égalité écrite plus haut,

on peut en tirer

On connaîtra ainsi tt.

L'emploi des aréomètres n'est pas à recommander. L'instrument perd sa mohililé dans les harhotines un peu épaisses, ses indications deviennent donc illusoires.

11 semhlerait, à première vue, plus simple de déterminer la teneur en matière sèche d'une manière plus directe, par évaporation, par exemple. Ce mode opératoire est long; on préfère, une fois pour toutes, faire les principales déterminations et réduire toute l'évaluation à une pesée.

Il serait peu pratique de ramener les harhotines à une densité -constante; en dressant des Tahles à l'avance, on peut déterminer le volume de liquide à employer pour introduire le poids nécessaire. On construit des Tableaux pour chaque matière et, en présence du poids de la harhotine, on inscrit le poids de

l4o CHAPITRE V. — PRÉPARATION DES PATES.

matière sèche. Voici urx exemple des Tableaux utilisés par les faïenciers; la matière citée est la pegmatite.

Poids du litre de barbotine. Poids de matière sèche.

Pour effectuer le mélange on aura recours à une cuve cylindrique ou prismatique dans laquelle on versera des volumes convenables de chacune des matières. La mesure du volume, par suite de la forme de la cuve, se réduit à une simple lecture de hauteur. On place une règle verticale dans la cuve, puis on laisse arriver une des barbotines jusqu'à la hauteur convenable ; on laisse écouler le liquide dans un réservoir, puis l'on procède avec une seconde barbotine, comme avec la première, et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les matériaux aient été mélangés. Le travail est réduit à une pesée des barbotines et à une lecture sur une règle.

Pour éviter les dépôts dans les barbotines, il faut les maintenir dans une constante agitation. Si les barbotines ne proviennent pas directement des moulins, on a le soin de placer dans les lines qui les renferment des agitateurs à palettes dont le rôle est de maintenir la matière broyée en suspension. Les réservoirs dans lesquels se rend le mélange sont également munis d'agitateurs. Abandonnées au repos, les barbotines laisseraient déposer les matières solides qu'elles renferment, d'autant plus vile qu'elles seraient plus lourdes. Le mélange n'aurait plus ni homogénéité, ni composition fixe.

Dans quelques usines on construit le Tableau des concordances des poids et volumes des barbotines sur une règle de bois. La densité étant connue, il suffit de verser dans le bac du liquide jusqu'au trait portant inscrite cette densité.

Page 1