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CHAPITRE V. — PRÉPARATION DES PATES

tion sera donc d'autant plus longue que la pâte sera riche en argile plastique.

Il n'y a pas d'avantage à se servir de plateaux trop creux. Le dépôt qui se forme retarde la filtration et l'empêche totalement s'il a une épaisseur suffisante. Les galettes de pâte ont une épaisseur voisine de 20™™.

On donne d'abord la pression de i^s à 4^"^, puis on augmente la pression jusqu'à j^s.

Les filtres employés par les porcelainiers du Berry ont en moyenne 5r plateaux donnant 5o galettes de S'^?, soit aSo'^s^. La pressée dure de 35 à 4o minutes.

On peut se servir de filtres plus puissants; j'ai eu l'occasion de voir un filtre à 85 châssis produisant aSco'^s de pâte.

Les pâtes à faïence demandent une pressée plus longue que les pâtes précédentes.

L'usage du filtre-presse n'est pas borné au raffermissement des pâtes. Dans la préparation des kaolins, il est employé après lavage pour chasser l'excès d'eau,

^ 2. — Malaxage.

Le malaxage a pour but de donner à la pâte l'homogénéité physique qui lui manque. Même préparée par voie humide, la masse a encore besoin de subir ce travail; il y a eu des portions plus ou moins pressées, dans le filtre, qui seront forcément inégalement résistantes et humides.

Autrefois on procédait au marcJiage de la pâte. On faisait un tas et un ouvrier marchait du sommet à la base en décrivant une spirale, puis revenait au centre. Actuellement ce procédé n'est employé qu'exceptionnellement et dans des fabriques primitives; on a recours a des appareils donnant plus de débit et de régularité.

Les laminoirs dont nous avons parlé à propos du travail des argiles sont utilisés dans les machines à briques pour écraser la pâte. Avec une série de cylindres lamineurs de plus en plus rapprochés on arrive à communiquer à la pâte une homogénéité suffisante.

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