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IV. — APPAREILS DESTINÉS AU CONTROLE DE LA MARCHE DES FOURS

Il est souvent nécessaire, pendant la marche des fours, de faire d'autres déterminations que les déterminations pyrométriques. On i)eut se proposer de se rendre compte du tirage du four, ou bien chercher aussi à se faire une idée de la nature ou de la composition de l'atmosphère du four.

La solution du premier problème est facilement réalisable au moyen d'un appareil très simple imaginé par Seger. C'est un manomètre différentiel. Il est formé d'un tube en U calibré dont les parties supérieures sont constituées par un tube large formant réservoir. Le tube reçoit deux liquides non miscibles : eau et huile d'aniline ou acide phénique et une solution de phé-

CIIAP[TRE Vin.

— CUISSON DES POTEIÎIES.

nol. Une échelle divisée permet de lire le déplacement du plan de séparation des deux liquides quand les pressions exercées dans les deux branches du tube sont inégales. Pour faire une mesure on relie l'une des branches, fermée par un bouchon traversé par un tube, à un tube de caoutcbouc que l'on met en communication avec le milieu à étudier. On donne généralement au tube large une section vingt fois plus grande que celle du tube en U.

L'analyse des gaz d'un four est une opération délicate, dont il est difficile de tirer des déductions. On a recommandé parfois l'appareil d'Orsat pour ce genre de travaux. Il faut remarquer dès maintenant que cet appareil n'est pas exempt de critiques ('). Le modèle le plus employé en France est connu sous le nom A' appareil d'Orsat, modèle Salleron. Il comporte de nombreuses ligatures de caoutchouc dont il est presque impossible d'assurer l'étanchéité pendant un temps un peu long. Le système d'aspiration au moyen d'un soufflet n'est pas très recommandable. Le mieux serait un appareil tout en verre; ainsi construit on rend l'inslrument très fragile et peu commode à transporter.

L'analyse des gaz d'un four, des gaz de gazogène et des gaz de hauts fourneaux comporte les mêmes déterminations. Nous emprunterons à une très intéressante étude (-) de M. Wencélius, quelques renseignements sur cette question.

Les éléments à doser sont : le gaz carbonique, l'oxygène et l'oxyde de carbone principalement.

Le gaz carbonique s'absorbe facilement avec une solution de soude, l'oxygène au moyen d'une solution de pyrogallol dans la soude ou mieux, comme le propose M. Wencélius, par le phosphore humide. Quant au dosage de l'oxyde de carbone par sa dissolution dans le cbioruro cuivreux soit ammoniacal, soit

(') On sait maintenant que le dosage de l'oxyde de carbone ne peut se faire exactement dans l'appareil d'Orsat. L'absorption est toujours incomplète.

(') Wencélius, directeur du laboratoire de la Société des hauts fourneaux do Diffesdange, Notes pratiques sur l'analjse industrielle complète des gaz de haii/s fourneaux et de gazogène {Revue géncrale de Chimie pure et appliquée, t. IV, 1901, p. 259).

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