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OBSERVATIONS SUR LES GLAÇUIIES

pas exiger des praticiens. Nous n'exposerons pas ici les méthodes employées, leur description n'est pas à sa place dans un ouvrage industriel.

Dans les premières recherches les mesures ont été effectuées en employant la méthode de Fizeau, modifiée par M. Le Chalelier. Les résultats furent jugés encourageants, mais un cerlain nomhre de critiques firent penser qu'il y avait lieu de refaire une série de mesures en opérant, non plus entre o° et loo" comme le permettait l'appareil de Fizeau, mais en prenant un intervalle de température beaucoup plus grand.

Dans une seconde série ('), on a employé un mode opératoire différent. On a opéré par comparaison avec la porcelaine dure, dont la dilatation reste comprise entre 400 x 10-^ et 5oo x lo-^ Des baguettes plates ayant, après cuisson, à la'^" de longueur sur 1'=™ de largeur ont été cu\tes au préalable. On plaçait une de ces baguettes sur une pièce de porcelaine dure formant support; la baguette à étudier reposait sur une encoche formant butoir invariable. Entre les deux autres extrémités libres des baguettes on plaçait un miroir de silice fondue au four électrique. Quand les dilatations étaient inégales, le miroir s'inclinait dans un sens variable avec le sens de la dilatation.

Le système était placé dans un tube de porcelaine, chauffé dans un four à gaz (four Mermet). Un point lumineux, lancé par une source fixe et reçu sur une règle divisée, permettait de suivre le déplacement du miroir et par suite de suivre la dilatalion et de la mesurer. Avec ce dispositif il a été possible d'opérer à des températures à peu près comparables à celles qui régnent dans les fours utilisés en céramique.

Nous nous bornerons à reproduire les conclusions du mémoire original, conclusions qui présentent un réel intérêt.

Considérons d'abord des pâtes non vitrifiées (cuites à 1000°). Le quartz augmente la dilatation, le silex a une action encore plus énergique, mais il faut remarquer de suite que la dilatation est naturellement moins grande que celle du quartz ou du silex.

(1) COUPEAU, Bull. Soc. Etic, i8j8, p. 1274.

Une parlie de la dilalalion va se faire aux dépens de la porosité qui doit diminuer.

Si l'on opère avec un sable siliceux riche en alcalis comme le sable de Decize, la dilatation décroît régulièrement à mesure de l'élévation de la température de cuisson. Son quarlz, sous l'influence des malières fusibles, se transforme en silice amorphe.

Ce qui semble présenter une réelle importance pratique c'est que le sable quarizeux peut, dans certaines conditions, éprouver la même transformation que la calcédoine calcinée et occasionner ainsi des accroissements énormes de dilatation avec l'anomalie qui a lieu à 200°. Cetle transformation se produirait d'autant plus facilement que le quartz est plus fin et la leinpéralure plus élevée, au moins tant qu'on ne dépasse pas 1370". Mais cetle variété de silice n'est pas stable non plus et tend à son tour à se transformer en silice amorphe, d'autant plus complètement que la température est plus élevée, que les fondants sont plus abondants et la finesse du sable plus grande.

Le sable quarizeux additionné de 3 pour 100 de chaux se transforme à 1600° en silice amorphe; le sable de Decize, sable alcalin, commence à éprouver cette transformation dès 1200".

Enfin le sable très fin, mêlé à de l'argile relativement très pure, après avoir pris une dilatation énorme à 1270°, recommence à présenter une dilatation moindre par la cuisson à 1370".

Il découle de là que la présence de sable quarizeux dans les pâtes céramiques peut amener de sérieux mécomptes. La cuisson des faïences fines se trouve dans la période correspondant à l'état variable de la silice quarlzeuse, on comprend donc toutes les complications qui peuvent résulter de son introduction.

Avec les pâtes vitrifiées une remarque inléressanle est à faire, c'est que la dilatation diminue avec la température ; ainsi la pegmalite, employée pour faire la couverte de la porcelaine dure, a une dilatation supérieure à celle de cette pâte à 1270°. Vers 1370" les deux dilatations sont presque semblables, aussi cetle matière, qui tressaille quand on l'applique sur la porcelaine nouvelle de Sèvres cuite à 1270°, se comporte normalement sur la porcelaine dure de Sèvres cuite à 1370°.

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