C-+-0*=:COs 4- 97600e
soit 68200e01 pour 12^ de charbon. Si le gazogène était immédiatement voisin des fours, la perte, résultant de la formation
( l ) On trouvera des détails sur ces appareils dans Tonindustrie Zeitung, 1900, n» 80, p. 1162 et M. S. /., 1900, n° 3, p. 3oa. Voir aussi He*THHOe OTOIIJieHie, par GT. ryJIlIniAMBAPOB'b, édité à Saint-Pétersbourg.
COMBUSTIBLES. 2l3
de l'oxyde de carbone non utilisé, serait relativement peu sensible, mais, dans une distribution de gaz dans un four, il y a forcément un long circuit de tuyauterie dans lequel des refroidissements se produisent. On n'utilise donc réellement que la combustion de l'oxyde de carbone. Comme le gaz de générateurs provient de l'oxydation incomplète du carbone dans l'air, ce gaz contient, outre l'azote renfermé dans l'air atmosphérique, de l'hydrogène et du méthane, ainsi que de l'acide carbonique produits par la réaction de la vapeur d'eau sur le charbon au rouge.
La décomposition de la vapeur d'eau (i8k6) exige 28000e»1. Cette circonstance doit être prise en considération puisque l'air atmosphérique est toujours humide. On sait depuis longtemps qu'en plaçant de l'eau dans le cendrier on ménage les grilles et la maçonnerie (*).
Le gaz à l'air contient toujours une certaine quantité de gaz carbonique, qui abaisse le calorique latent et qui provient de la dissociation de l'oxyde de carbone. Cette dissociation, difficile à éviter, surtout aux basses températures, rend compte aussi des dépôts de suie dans les conduites et les collecteurs des gazogènes. Lorsque la gazéification se fait dans de mauvaises conditions, la proportion de gaz carbonique peut être assez élevée par suite d'une combustion complète d'une plus grande quantité de charbon. Des expériences ont montré, en effet, qu'un courant d'air passant sur du coke chauffé au rouge donnera lieu à la formation de gaz carbonique avec traces d'oxyde de carbone, si la vitesse d'écoulement de l'air est suffisamment grande.
D'après des recherches récentes (*) on sait que la formation de l'oxyde de carbone aux dépens du gaz carbonique et du charbon commence vers 5oo°, du moins elle est déjà sensible à cette température. La réduction croît très vite avec la température;
( ' ) On trouvera d'intéressants détails sur les gazogènes et leurs conditions de fonctionnement dans les Mémoires publiés par : Ebelmen, Ann. des Mines, i84i et x843, et Lu RM ANN, Stahl und Eisen, 1903, p. 434 °t 5i5, et Mon. scient., 1905, p. 34.
(2) BoUDOUARD, Recherches sur les équilibres chimiques, p. 70 et suiv.
la transformation est de 99,3 pour 100 à iooo°. Aux températures inférieures à 1000% la transformation du gaz carbonique en oxyde de carbone est limitée.
La réaction
est fonction de plusieurs facteurs. Les meilleures conditions sont les suivantes :
i° Température aussi élevée que possible;
20 Grande porosité du combustible;
3° Extrême division du combustible;
f\° Courant gazeux avec vitesse minima.
Le gaz de gazogène contient en moyenne : oxyde de carbone 20 à 26 pour 100, hydrogène 2 à 10 pour 100, gaz carbonique 4 à 7 pour 100, carbures 2 à 7 et azote 55 à 65 pour 100.
Les générateurs ont reçu de multiples dispositions. Voici, comme type, le gazogène Fichet. Il se compose d'une cuve en
Fi g. 60.
briques réfractaires, fermée à sa partie inférieure par une grille inclinée. Une porte creuse a placée en avant permet de régler l'allure de l'appareil; elle est munie, à cet effet, d'une ouverture inférieure donnant sur l'air extérieur et d'une ouverture supérieure faisant face au foyer. L'air traverse ces deux ouvertures et s'échauffe légèrement avant d'arriver au charbon. On ouvre plus ou moins l'ouverture inférieure, de manière à laisser passer une quantité d'air convenable.
L'introduction du combustible se faitpar la partie supérieure ;
on enlève le couvercle b et Ton verse le charbon. Une fois la cavité remplie, on soulève le contrepoids c pour laisser tomber le combustible sur la grille après avoir fermé. Ce dispositif a pour but de ne pas laisser pénétrer d'air dans le gazogène.
D'après ce que nous avons dit plus haut, la transformation du charbon en oxyde de carbone représente 3o pour ioo du pouvoir calorifique total. Le gazogène d'air diminue donc a priori le rendement calorifique total, seulement il permet l'adoption d'appareils avantageux pour la cuisson.
Gaz d'eau. — On appelle ainsi le gaz produit par l'action de l'eau sur le charbon au rouge. La réaction produite dépend des conditions de la réaction.
Si la température est suffisamment élevée, c'est la réaction (i) qui a lieu :
(1) C-r-H'OzziCO-hH5;
à température moins élevée, c'est la réaction (2) qui se produit :
(2) C -h 2HÎ0 = C0* + H*.
Il faut tenir compte aussi de deux réactions secondaires :