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ÉTUDE CHIMIQUE DES GLAÇLRKS

ment des borates, ce sont des silico-borates. Les bases qu'elles renferment sont les alcalis et les terres alcalines : potasse, soude, chaux, et aussi l'oxyde de plomb. Les glaçures de la faïence fine appartiennent à cette dernière catégorie.

Les propriétés de ces différentes glaçures sont liées à leur composition et au rapport des différents corps.

Les glaçures plombeuses sont facilement fusibles, surtout quand elles sont riches en oxyde de plomb : PbOSiO1 fond au rouge faible et PbO.aSiO* au rouge vif.

Les couvertes exclusivement alcalines ne peuvent être employées. Elles seraient formées de composés solubles, ce qui serait un gros inconvénient pour leur emploi. De plus elles sont sujettes à dévitrification. Les silicates alcalins sont facilement fusibles; ils sont relativement mal connus. Les silicates potassiques sont moins fusibles que les silicates sodiques correspondants.

Le silicate de calcium ne se vitrifie pas quand il est seul ; mais, mélangé avec des silicates, tels que les silicates alcalins, il se comporte comme un silicate vitrifiable. Pourtant les verres uniquement alcalino-calcaires ont une tendance à la dévitrification. Des observations analogues peuvent être faites au sujet du silicate de baryum, ce dernier est plus fusible que le silicate de calcium.

L'aluminium ne donne pas de silicates fusibles. Les silicates allant de Al*03, SiOs à AI'O8, 3SiO* sont réfraclaires. Mélangés avec des matières basiques ou des silicates ou des borates, ils forment des silicates complexes plus ou moins fusibles. La fusibilité diminue en général quand la teneur en alumine s'élève.

Les borates sont plus fusibles que les silicates des métaux correspondants, on ne les emploie pas à l'étal seul.

Au point de vue de la composition chimique, les glaçures présentent d'assez grands écarts. Elles représentent des verres dont le rapport de l'anhydride à la base n'est pas toujours du même ordre que l'acidité des verres usuels. 11 est commode pour la représentation d'adopter la mise en formule. On écrira en molécules en calculant la formule pour une molécule

d'oxydes (MO ou M20), les sesquioxydes étant mis à part et n'entrant pas dans la molécule unitaire.

Les glaçures les plus fusibles sont des silicates plombeux; en augmentant l'acidité la fusibilité s'élève. L'addition d'alumine, de chaux et de potasse permet d'obtenir des glaçures plus dures. Voici les deux limites de ce genre de couvertes :

0,7 PbO \ PbO, i^SiO* à { o,aCaO o,3Àl'03, 3SiOs.

o,iK«0 )

On peut aussi obtenir des glaçures fusibles à bases d'alcalis et de terres alcalines,

o,6K'0 ) âlt/M ( 2,7 Si 0* o,4Caol°',A,ï°3io,5B^

I °'aK,° \ orAPO- ( 5'4910''

( o,8CaO ) " ( iB*0».

Les glaçures barytiques fusibles seront comprises entre

o,5oK'0 ) ( o,5oK'0 )

rr A ' 2,4SlO* .oA ^ A|jrk3 ( 3,4SlOa,

o,25CaO / rD,m et { o,2oCaO > o,iAl20' ] * •>.,*. o,25Ba0 ) [ o,2DBa0 1

Ces glaçures ont des points de fusion allant de la fusion de l'argent à celle de l'or.

Seger (*), qui a étudié avec un soin tout particulier les glaçures non plombeuses, a examiné les glaçures suivantes :

(I) MC?0 }'."'<>.. of5B'0.f

(Ia) MCaO0 | 3'5Si°'' °'5B,°'-

On peut préparer aussi une glaçure intermédiaire 16 à la fois sodique et potassique (renfermant o,3K*0 et o,3Na*0). Il est facile d'établir de suite les mélanges à effectuer, il

( l ) S K G K n , Ton industrie Zeitu ngy 1889, p . 5 1 5 .

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suffit de les écrire en poids moléculaires. Voici les quantilés h prendre pour préparer ces trois glaçures :

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