I. IL III
Argile réfractairc 3 1 25 38
Ciment d'argilo 52 » »
Ciment de briques » 56 62
Sable quartzeux 17 19 »
On fait aussi des briques réfracta ires en employant de l'argile mélangée à du sable quartzeux. Les briques ainsi composées sont plus attaquables par les matières basiques que les précédentes.
Les argiles schisteuses, telles que celles de Stourbridge, Garnkirk, se travaillent bien à sec, au moyen de presses puissantes.
Les briques faites avec, des pâles humides sont rebattues, après dessiccation partielle, puis abandonnées à la dessiccation et cuites.
La cuisson des produits réfractaires s'effectue encore dans des fours à chauffage intermittent, construits sur un plan circulaire ou rectangulaire et munis d'un nombre variable de chauffes à grilles. La consommation de combustible est ordinairement de 20 à 25 pour 100 du poids des produits finis.
(*) Die Thonwaarcn Industrie, p. 519.
Parmi les fours divers qui servent à cuire les briques réfractaires, nous citerons un dispositif adopté particulièrement simple. Le four est cylindrique, à axe vertical et muni de foyers sur sa périphérie. L'enfournement est mené de telle sorte que les gaz montent d'abord le long des parois, puis redescendent jusqu'à la sole où se trouve une cheminée centrale, faite, comme les autres canaux, avec les matériaux à cuire, qui conduit les flammes jusqu'à la voûte du four, au-dessous de la cheminée.
Le chauffage continu, avec récupération de la chaleur emportée par les gaz brûlés et de celle emmagasinée dans les produits finis, est appliqué depuis longtemps dans la fabrication des briques ordinaires. 11 ne peut être appliqué sans modifications à la cuisson des produits réfractaires, car l'introduction directe du combustible pulvérulent dans les chambres de cuisson risquerait de nuire à la qualité des produits en recouvrant leur surface de cendres fusibles.
La gazéification du combustible permet d'éviter cet inconvénient, mais elle exige des dispositions relativement compliquées que les fabricants de produits réfractaires ont beaucoup hésité à adopter. Cependant, M. Henroz et la Glcnboig Union Fire Clay Co font usage de fours continus, constilués par le groupement de deux séries parallèles de chambres. Reliées à leurs extrémités par des canaux souterrains, ces deux séries forment ensemble un circuit complet, analogue à celui du four Hoffmann-Licht.
Dans le four Henroz, elles sont accolées Tune à l'autre, séparées seulement par un canal longitudinal qui amène le gaz combustible fourni par les gazogènes. Ces gaz passent du collecteur central dans un des canaux secondaires de distribution, situés sur les reins des voûtes couvrant les chambres de cuisson. Chacun de ces canaux peut être mis en relation avec le collecteur central par la manœuvre d'un registre incliné, en terre réfractaire, démasquant un orifice de communication; il est muni, d'un seul côté, d'ouvreaux débouchant dans la partie supérieure des chambres.
La communication entre les chambres consécutives est établie par d'autres ouvreaux, placés au niveau du sol: elle peut être
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fermée à volonté au moyen d'un registre en tôle épaisse que Ton glisse de l'extérieur dans une rainure correspondant au plan médian de chaque cloison.
Enfin, un autre registre permet de mettre à volonté chaque chambre en communication avec un collecteur de fumées, placé à l'extérieur du massif, immédiatement au-dessous du sol, et aboutissant à une cheminée.
Cet ensemble de dispositions permet de réaliser la récupération, un peu moins complètement, il est vrai, que dans le système Hoffmann-Licht. Avec un four à douze chambres, M. Henroz affirme avoir pu réduire la consommation de combustible à 10 pour 100 du poids des produits finis, tout en cuisant à une température très élevée.
Le four Dunnachie, en usage à Glenboig, présente des dispositions notablement plus compliquées. Les chambres sont au nombre de dix; elles forment deux séries parallèles, séparées par un intervalle de 6m, qui sert à la fois de séchoir et de dépôt pour les produits en cours de chargement et de déchargement.
Le collecteur de gaz combustible se trouve dans Taxe longitudinal de l'appareil, au-dessous du niveau du sol; des soupapes à siège, en lerre réfractai re, commandent les branchements latéraux aboutissant à la partie inférieure des chambres.
Au lieu de se développer par mélange progressif, dans l'intérieur de la chambre en cours de chauffage, comme dans le four Henroz, la combustion s'effectue dans un espace relativement restreint, vers un des angles inférieurs de cette chambre. Le gaz, sortant verticalement par une série d'ouvreaux, rencontre, à peu près à angle droit, Tair qui s'est échauffé par circulation sur les produits déjà cuits et qui est introduit par une autre série d'ouvreaux ménagés à la base de la cloison voisine. Un dispositif spécial permet de diriger au besoin une partie de l'air chaud vers une deuxième rangée d'ouvreaux, ménagée dans la même cloison, un peu au-dessous de la naissance de la voûte. Cette combinaison a pour but de régulariser éventuellement la distribution de la chaleur; on peut se demander si son emploi est bien justifié par une efficacité réelle.
L'évacuation des gaz brûlés s'effectue par un collecteur sou-
terrain placé à l'extérieur du massif, comme dans le four Hcnroz.
La consommation de combustible, nécessitée par la cuisson au moyen de l'appareil Dunnacbie, n'était pas indiquée en chiffres absolus; elle varierait, dit- on, entre la moitié et le quart de ce qu'elle était avec les fours à travail discontinu. On peut présumer qu'elle est peu différente de celle réalisée avec l'appareil Henroz.
Outre l'économie réalisée sur le combustible, les fours continus chauffés au gaz ont l'avantage d'exiger moins de personnel, de rendre le travail moins pénible et de donner des produits de meilleure qualité à cause de la lenteur plus grande du séchage et du refroidissement après cuisson. Leur inconvénient principal est d'exiger un chiffre plus élevé de production pour donner de bons résultats (!).
Le four utilisé dans l'usine de produits réfraclaires du Creusot, à Perreuil, est un four continu à gaz à cuisson multiple. 11 a dans ses grandes lignes l'aspect extérieur d'un four Hoffmann rond. Son diamètre extérieur est de aom. Il possède i4 chambres ayant comme dimensions : profondeur a111, 90, largeur 2ra,5o et hauteur 2™, 60; ce qui fait un cube de i9m environ. Les compartiments sont séparés par des murs percés de trois ouvertures formant communication. Le gaz arrive sous la sole, dans le compartiment en feu, et pénètre par trois ouvertures verticales placées au-dessous des ouvertures faisant communiquer les chambres entre elles. Les produits de la combustion peuvent traverser les chambres suivantes au moyen des ouvertures que nous avons citées tout d'abord (*).
On fait encore, en Angleterre, des briques réfraclaires très simplement. Dans le comté de Kent, à Sillingsbourne, on fabrique annuellement 70 millions de briques à la main et on les cuit dans des fours de campagne.
Les briques réfractaires servent à la construction des fours et des appareils devant résister à l'action d'une haute température. Les constructeurs sont obligés de faire des briques de
(') LODIN, loc. cit.
(2) LefÈVRE, La Céramique du bâtiment, p. 2'|3.
BRIQUES. 3j7
formats plus différents que les briques de construction. J'ai eu l'occasion de voir des blocs qui mesuraient ioocmx 4ocmx i5cm. 11 ne faudrait pas attribuer à la composition chimique des pâtes une influence qu'elle ne possède pas; les types de briques dont nous donnons l'analyse renferment peu de bases capables d'amener la formation de silicates fusibles, mats le rapport de la silice à l'alumine présente de grandes variations :
SiO* 54,63 78,42
Al1 0* 40,27 17, 1 5
Fef03 2,67 i,3o
MnO » traces
CaO i,53 o,38
MgO 1 ,o3 0,64
• 1 5- Na*0 * ) ' '
La première brique est de provenance anglaise, l'autre d'origine belge. Elles sont réfractaires, toutes deux renfermant, une certaine quantité de fer; la seconde contient môme 1,57 pour 100 d'alcali.
SiO* Le rapport . est de 2,33 pour la première et de 7,7 pour
la seconde. 11 faut éviter d'introduire les éléments d'un silicate polybasique fusible, si l'on veut conserver à l'argile son peu de fusibilité, mais il faut se souvenir de l'influence de l'état moléculaire, car toutes les argiles ne sont pas comparables au point de vue physique.
La quantité d'oxydes autres que l'alumine que renferme une argile réfraclaire peut atteindre quelques centièmes. On rencontre dans les argiles réfractaires des quantités de fer appréciables sans que pour cela les argiles aient leur résistance amoindrie. Le tableau suivant donne les quantités pour 100 d'oxydes capables de former des polysilicates alumineux fusibles, que contiennent quelques argiles réfractaires :
3y8 CHAPITRE XI. — PRODUITS RÉFRACTAIRES.