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I. DES CORPS BONS CONDUCTEURS

'^ï'sque Ton soumet une portion seulement d'un corps à acti^Q d'une source de chaleur, cotte portion écliauire pro- S^^^^îvement le reste du corps. Cette propajïation de la cha- ^^** dans rintérieur d'un corps est lente, et en cela elle ^*^ère beaucoup du rayonnement qui a été étudié dans le *^"*pitre précédent. Cette propriété des corps de transmettre ^ ^haleur de proche en proche dans leur intérieur a été apl^^^e conductibilité,

On s'explique facilement la conductibilité, en regardant J^hîlque molécule de l'intérieur du corps comme soumise à T^^lion échauffante des molécules plus chaudes qu'elle, et à

action refroidissante des molécules plus froides. La molécule ^^^ en équilibre quand ces deux actions contraires, qui sui- ^^nt les lois du rayonnement, se compensent exactement. Les *^<^lécules placées à la surface du corps sont eu outre soum^ises

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à l'action des corps extérieurs, et ici il faut distinguer ( sortes d'actions, le rayonnement entre la surface et lesol éloignés, puis le passage de la chaleur de la surface aux jets qui la touchent, ou réciproquement, suivant que la face est plus chaude ou plus froide que ces objets. Cepasi est un phénomène de conductibilité, parce qu'il s'effectm molécule à molécule ; il diffère de la conductibilité inlérie en ce ([ue les molécules mises en jeu sont de nature di rente; on le distingue en l'appelant conductibihté extériei Lorsqu'un corps est échaulïé par une source en un de points, le rayonnement et la conductibilité déterminent i

Fig. 55. — Conductibilité des corps solides.

action refroidissante, et chaque point du corps prend i température stationnairc, quand cette action compense ex tement l'action échauffante de la source.

Voici un procédé très-simple pour montrer la conducti lité des corps solides.

On place deux barres de mômes dimensions, mais de si stances différentes, bout à bout comme le montre lafigureS et on y fait adhérer avec de la cire des billes de bois. ' chauffe ensuite avec une lampe à esprit-de-vin le point jonction des deux barres. Or, quand une bille tombe, c'i que la cire qui la retenait est fondue ; c'est que la tempéi turc do fusion de la cire est atteinte au point de la barre (i

correspond à la bille. Si Tune des barres est en fer, l'autre

^ cuivre, on observe que le nombre des billes tombées est plus grand pour le cuivre que pour le fer ; donc la chaleur se pf^^page plus loin dans le cuivre. On dit que le cuivre est HieiUeur conducteur que le fer.

^ peut comparer la conductibilité d'un grand nombre de

^ohslances, en ajustant des liges égales de ces substances sur

^*^ face verticale d'une auge en métal (fig. 56). Toutes ces

*^^ étant enduites de cire, on remplit l'auge d'eau bouil-

^^^, et on voit la cire fondre plus ou moins loin de l'auge,

^^''ant la conductibilité. On peut aussi ranger les corps par

®'«re de conductibilité décroissante.

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