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EFFCTS OE LA CCNVECTION DANS l'oCÉAN. — COURANTS MARINS

La conductibilité joue un certain rôle dans la physique du be. C'est surtout la conveition dans les eaux de TOcéan dans l'atmosphère qui opère la distribution de la chaleur lire sur la terre. D'immenses courants s*établissent au sein \meirhy et y entretiennent un certain ordre de température, it les lois sont encore peu connues. D'autres courants agitles couches de Tair à toutes les hauteurs ; ce sont les its qui vont tour à tour apporter sur nos continents la sé~ !re^ ou l'humidité, suivant des lois dont un bien petit nbre a pu être observé.

?oar comprendre comment la chaleur peut déterminer les irants marins, imaginons notre globe environné d'eau de tes parts et examinons l'action des rayons solaires sur cet Dense océan. A l'équateur, ces rayons arrivent vers midi, ts une direction peu écartée de la verticale ; à mesure qu'on sidère des points plus rapprochés des pôles, ils s'écartent antage de cette direction, et vers les pôles ils rasent la face du globe presque horizontalement. Leur action écliauite diminue donc de l'équateur au pôle. Par suite, les cous d'eau superficielles des régions équatoriales ont une ipérature plus élevée que celles des régions polaires. les-ci descendent donc au fond de l'Océan, et forment des irants inférieurs qui marchent des pôles vers l'équateur. I masses d'eau ainsi transportées s'échauffent progressivent, et, quand elles arrivent à l'équateur, elles remontent i siiriace, acquièrent leur plus haute tfemçévîjAwc^, ^V \^-

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tournent vers les pôles en formant les caurants supëiieur 11 <f aurait donc dans l'enveloppe liquide du globe une an lation incessante qu'indiquent les flèches dessinées sur figure 46.

Considérons maintenant la teiTC avec ses continents el s mers. La forme des c^tes leur température propre m difient les courants qui di vent s'établir entre les pdl et l'équateur. Dans les m qui sont presque entièremc environnées de continco ces courants ne peuvent ei ter, et l'action locale ( rayons solaires règle seul h . ,„-.,. . température : c'est ainsi q

Fig. 46 -Théorie des couwnts nurina, r' " •- ■ "■"••■ i

laMiMliterranéeestpluschai que l'Océan, que les eaux de la merdes Indes, ne trouvant | dans leur partie septentrionale d'issue vers le pôle nord, échauffent considérablement, et contribuent à rendre si tensesdans ces contrées lesclialeurs de l'été. Mais dans l'oci Atlantique et dans l'océan Pacifique, qui s'étendent d'un | à l'autre, les courants marins peuvent se former et les vo geurs ont constaté leur existence. L'amiral Duperrey ei lieutenant de vaisseau américain Maury les ont étudiés leurs découvertes ont conduit à une application fort im| tante. Le navire qui veut, par evempie, aller d Amérique Europe, n'a qu'à se placer dans un courant régnant à celte direction entre les deux continents et il elicctuer trajet dans un temps beaucoup plus court que s d choisi:une autre route.

On voit, sur la figure 47, les grands courants qui sont j l'ahement connus. L'un des plus importants pour iiou-'

GONbUCTlBllLTÉ DES COUPS POUU LA CIIÂLEIU. 143

;ause de son influence sur le climat de TEurope occjdoutalc, ist le Gulf-stream qui porte vers les côtes de rAiigleterro, de la France et de l'Espagne des niasses considérables d'eau kîhauffées sous le soleil brûlant de TAniérique cenlrale. Pour bien comprendre ce courant, il faut suivre les flèches tracées sur la figure. On remarque dans l'océan Atlantique dtmx. immenses tourbillonnements juxtajiosés et situés Tun au-dessous de réquateur, l'autre au-dessus.

Le premier est formé par un courant venant, du pôle austral, refroidir la cote occidentale de l'Afrique, remontant jusqu'à réquateur, où il actjuiert une température élevée , puis se divisant en deux brandies, dont Tune descend le long des odtesde la Patagonie pour fermer le circuit, et dont l'autre remonte le long des cotes du Chili pour entrer dans le second tourbillonnement. C est cette dernière branche «jni, en se réfléchissant dans le golfe du Mexique, devient le fiull-stream. A la sortie du golfe, il possède une vitesse de 2 mètres par ^seconde, et une température de 27 degrés. Il se dirige vers le nord, puis vers Terre-Neuve, il tourne bruscjuement vers l'est, et se bifurque ; la branche descendante baigne les côtes de PAngleten-e, où (die entretient une température modérée, et va rejoindre, sans s'écarter beaucoup <les cotes de la France et de l'Espagne, les l'égions équatoriales, où le circuit est achevé. Quant à la branche ascendimte, elle remonte vers le nord en adoucissant le climat de l'hlande et de la Norwége. La circulation complète du GulT-stream présente un irajet de plus de trois mille lieues parcouru en trois ans. Sa température s'élève à 28 degrés dans le voisinage de ré<piateur , et vei*s les États-Unis elle est de 1 8 degrés, tandis qu'à 1^ même distance de réquateur, mais hors du courant, l'eau ^e la mer ne pi*ésente que 1 4 degrés.

On conçoit aisément la variété des etïets que; de tels couïlmts peuvent pwâwro. Ceux qui arriveul Aos çvS\e^ çXvvVWvtvX.

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des glaces, qui fondent en s*approchant des contrées chaude ailleurs ce sont des arbres, des graines, des œufs, des 9bris de toute espèce qui sont transportés d'un contin^^ à Tautre, et par là les plus curieuses émigrations soi expliquées. L'homme lui-môme trouve sa route tracée si l'Océan, et il suffit de jeter les yeux sur la carie de figure 47, pour être convaincu que jamais les naturels des il < de la mer du Sud n'ont pu aborder en Amérique avec leui pirogues ; un immense courant est en eiïet dirigé à travei locéan Pacifique de Test à louest, constituant un obstacle infranchissable pour de tels navires.

Sans nous arrêter à décrire tous ces effets, nous devons porter notre attention sur la répartition de la chaleur. Le Pérou, par exemple, et le Brésil sont bien différemment situés quant aux courants marins. Le premier est soumis à l'action refroidissante d'un courant venu du pôle austral; aussi, bien que voisin de l'équateur, il jouit sur le bord de la mer d'une température modérée, les habitants ont pu y cultiver le sol sans recourir aux esclaves, et les mœurs sont restées douces. Le second, au contraire, est soumis à raclioii échauffante du courant équatorial de l'Atlantique; les chaleurs excessives ont amené les Portugais à avoir recours ausi esclaves africains pour la culture de la terre.

Les courants marins ne dépendent pas uniquement de Taction- des rayons solaires sur les eaux : ils ont aussi des rapports intimes avec les vents, la roi ation diurne de la terre, er diverses circonstances; ce qui rend bien difficile rétablisse ment des lois qui les régissent. Cette étude est néanmou^ assez avancée pour qu'elle puisse conduire les navigateurs à d* brillantes découvertes en géographie. Sans doute il n'y a pli^ de nouveau monde à découvrir : l'homme a parcouru en lo^ sens la surface du globe, et pourtant il reste à pénétrer »

mystère des régions polaires. Bieu «.owNewl de hardis mann

■il

CONDUCTIBILITÉ DtS CORPS POUU LA CHALEUR. 147

t engagés au milieu dos glaœs pour conquérir quelque nouvelle, et bien souvent la mort est venue mettre fin à souffrances.

glaces s'étendent-elles jusqu'aux pôles mêmes ? devonsîroire que ces régions sont d'immenses plaines de glace 1 être- animé ne peut vivre?

ayons de résoudre cette importante question. Des voyanous ont appris que, vers les pôles, des courants maescendent à la surface de TOcéan, vers l'équateur : ce ux qui charrient les glaces. Nous verrons dans le chasuivant pourquoi les courants d'eau glacée sont super- . Mais alors l'eau qui quitte les pôles doit être remplair de l'eau moins froide remontant de l'équateur, et il avoir dans les profondeurs des mers glaciales d'immen- >urants sous-marins portant la chaleur aux pôles. Il donc pas impossible que les régions polaires consistent !rs habitables, environnées de toute part d'une couronne ces étemelles ; ces glaces fondant en dessous et se relant en dessus par la condensation des vapeurs des qu'elles entourent, il y aurait une compensation perpéenlre ces deux effets inverses, et une loi d'équihbre 'dant avec celle qui régit les courants des régions )riales. La distribution de la chaleur dans les eaux ters serait effectuée par deux systèmes de circulation, 6 l'indique la figure 48, dans laquelle on a représenté mche d'eau uniforme environnant le globe, te prévision de la théorie a été vérifiée en 1855 : après ans de fatigues infinies et au milieu des plus grands pé- B docteur Kane, de Philadelphie, a découvert au pôle me mer habitée par des animaux que l'on trouve ordilent dans les régions tempérées. Uu brouillard épais la ût de toutes parts ; il était le résultat du froid de Uattère et de la chaleur des eaux. ^\aW\ewvew%c«\«^\^'w$ssir

Itë

LA CHUCUR.

latloii ne put être pi-olongée assez longtemps; les Toj-ageurs épuisés durent rejoindre leur patrie, et Kane est mort, eo 1857, des suites des lougues souffrances qu'il avait endurte, après avoir fuit connaitie sa découverte, et tracé aui géographes la route qu'ils devront suivre pour la compléter. Aujourd'hui de nouvelles excursions au pôle nord sonl

projetées, de sorle que uou'> pouvon'! espérer que la découverte du docteur Kine sera coiilii mée Trois hardis vopgeiirs vont explorer par des voies difféienles les glaces polaires- Sherard Osbor i doit sui%re la route déjà tracée par Kane i travers le détroit de Divis, c est le piojel anglais Augustus Petermunn doit suivre le Gulf-stream ait non) de 1 océan Atlantiijue et fi ancliir !< s glices entre le Spitzberg et la HoO' velle-Zemhle ; c'est le projet allemand. Enfin un FrançaiSi Gustave Lmibert, suivra um; nouvelle roule par le détroit à^ Behring. Une souscription nationale a été ouverte en faveur de cette grande entreprise, et nous faisons tous nos v(Eui pour h succès de notre compatriote. Un grand intérêt est eiigagédans celle rivalité Ae Ims ï\a\\o'hs-,\a.^tM«fc i» ■:««' tera pas en arrière, quiind iA s'a^^V 4e% co\\v\\:^i«s, ipà&'sjfis. delà science.

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