‹ La chaleurChapitre 23 sur 63 · TRAVAIL EXTERIEUR · texte numérisé non relu

TRAVAIL EXTERIEUR

IVciious une vessie renrerinant de l'air et bien close, et a| |)rochons-la du l'eu ; nous la verrous grossir peu à peu, j gonfler. Pourtant la quantité d'air qu'elle contient reste' même; car il n'y a aucune comnmnication possible en trel'ii térieur et l'atmosphère. En môme temps elle s'ëcbauffe, et nous attachions son col autour du tube d'ini thermomèti (fig. 49), en plaçant la houle au centre, nous verrions que température de l'air inténeur s'élève. Éloignons la vess du feu; elle se dégonflera d'elle-même, se refroidira et r prendra son état primitif. Ainsi en absorbant la chaleur, l'a de la vessie a subi deux modifications, une élévation de ter |)érature, et un accroissement de volume. En perdant de chaleur, il subit au contraire un abaissement de tenipératu ot une diminution de \o\utï\o. \ie cWxv^cw\fewV \^V^\w^<»tatu

CHAIffiElIlilNT DE VOLUUE DES CORPS. 135

ntçoit aisément : il n'est antre chose que la inanifesldttoii i propriété que tout corps possède d'être c'cliaulTc ou rcli, de changer son étit calorifique eu absorbant ou cii détant de la chaleur gemible, et nous emploierons toujours : épitliùle pour désigner la chaleur !ipiable à l'aide du thermonièln;. Mais le igeiuent de volume est uiie opcra-

d'une autre natui-c et que nous allons

lier

I vess e est p e ee t neu m \

qu elle enl me et exté eu en c 1 atmosphè e Gomn e e c est trè ble et élas que ou de o ettre q e les de x e ons se fo 1 bre Qua d on 1 % a ITe la |

intere e ace o u lieu la gonfle jusqu à ce qu 1 q ) b c J 5 on so t retabl et 1 I T ment

nue ces va at ons se su cèd n „ leme t sa qu la p ess o nte eu e C g 49

isse sens blême t c le de latmo " **

j« on suppo e que la ves. e e 1 1 n con u

ble et ncompléteme l go 11 On d

1 air conte u da s la ess e es 'cf auiîe sous u s on co stai le ^a e a la pre on tn ospl é qu f ^ ifleme t graduel d 1 s oduit le efoul m

atmosphère Chaque po t o de 1 u fa e égale à

metrecarrereço u ep o du kdOgrammec o elle est d placée d un centimètre, on u un li-avail anique égal n celui qu'on produit en élevant un poidsd'un gramme à une liauteur d'un ccutiniêlrc. Le refoulement de oosphère par toute la surface de la vessie est donc un ciîet «nique mesurable en kilogramniëtrcs, cl A'açî%.s \e \inft-

1M LA GHALEDB.

cipe de l'équivaleuce de la chaleur et du travail établi chapitre premier, cette production de travail correspond à la dépense d'une certaine quantité de chaleur.

De là une première règle : Quand un gaz est échauffé sous une pression constante, une partie de la chaleur qu'il prends la source est conservée dans le gaz à Tétut sensible, et serti élever la tempr'iatiire; une autre partie est réellement dépen sée, détruite comme chaleur et transformée en travail méca nique.

Comme les molécules des gaz ne paraissent être soumise à aucune attraction mutuelle, leur écartement s'effectue sao dépense de foice appréciable. 11 n'y a donc pas à cherche dans ces corps un troisième mode d'action de la chaleur.

Le refroidissement de notre vessie est une opératioo ii verse de la précédente ; la chideur sensible du gaz passe dac les corps voisins en conservant son état ; l'atmosphère ranv nant la vessie à son volume primitif agit comme une fon comprimante, et il y a un travail mécanique dépensé qui e transformé en chaleur : cette chaleur passe avec lapi'écéden dans les corps enviroimants.

Les montgolfières nous offrent un exemple de l'échaufï ment d'un gaz sous une pression constante, et égale à celle ( l'atmosphère. (î'est à Avignon, en décembre 1782, que f' faite la première expérience par Joseph et Etienne Hontgc fier. Ils avaient construit un globe de toile, doublé de pupic et ayant un diamètre de 55 pieds : une large ouverture éli ménagée vers le bas, de sorte (|u'en allumant au-dessous \ gi'and feu, ils gonflèrent le globe avec l'air chaud, et ils le' rent s'élever avec une force de 500 kilogrammes. Dans u seconde expérience faite à Annonay Tannée suivante, on si pendit une corbeille en fil de fer au-dessous de l'ouverture i ballon, et on y plaça le combustible de manière à entretei Je feu pendant l'asccusiou. Ou çut ainsi élever l'appareil

CKAKCEMEM DE TOLI'JIË UES CODI-S

00 mitres. Un plus ffiniù ballon fit une a Iles devant la cour, ot c^tte fols il einjioi'la utie cage coulant quelques animaux, lesquels revinrent à lerre sains et lis. Ce fut après ces premiers essais (|ne deux lionunes

ji-eiit saveiitnrei dans les régions ju->qn jIois inexplorées l'atmosplière etcru.iciil un ait nou\uiu ciluidt la navilion aénennc Ce sont le marquis d Ai landes et Pilaire diaier.qui le 20 novembre 1783 piitin.ntdu diUeaude l;i letle, et planËrcnt jwui Li piemiui. lois i.» \\\ttft\Aj """

au-dessus de Pans (fig. oO^Leur succès délcminia de toutes parts des entreprises semblables ;Giarl es substitua le gaz hydro* gène à lair chaud, et laudace devint si grande que Pilatrede Hozier et Homain voulurent traverser la Manche à travers les airs. Us eurent la malheureuse idée de réunir deux ballons, l'un à hydrogène, l'autre à air chaud, et d'attacher celui^i au-dessous du premier. A peine étaient-ils partis de Boulogne, le feu prit h l'appareil ; à cause de la combustibilité do gaz hydrogène, il fut détruit en un instant, et les voyageurs furent précipités sur le rivage. On voit leur tombe au village de Viniille, près de Boulogne. Cette catastrophe n'a pas eni- |)èché le nombre des néronaiites de s'accroître sans cesse, et aujourd'hui les ballons sont fort employés, soit pour des promenades d'agrément, soit pour des excursions scientifiques, soit pour des reconnaissances en temps de guerre. Réceinnient, on a vu à Paris la plus grande montgolfière qui ail été construite. On l'appelait F Aigle; mais sa manœuvre était Icllement difficile, qu'il a fallu la remettre à l'étude après les ])rcniiers essais.

Quelle est la force cfui fait monter les huilons? est-ce lacbaleur? Flvidemment non, puisqu'on ixïut les gonfler avec du gaz hydrogène, qui reste froid. Dans les montgolfières la chaleur a pour effet de rendre plus léger l'air qu'elles contiennent, et c'est la pression de l'air environnant qui cause l'ascension. L'aérostat prêt a partir est au milieu de l'air froid qui renviroune conjnu; un bouchon de liège que Ton niaiuliendniil au fond d'un vase plein d'eau. Dès qu'on cesse de retenir le bouchon, il remonte h la surface.

Un phénomène anjilogue se passe journellement dans nos

rheniinées, cl produit le tirage qui entretient un courant

tl 'air sur les charbons. liCS %wf. ^\v\\ vv^Auijlissent la cheminée

sont dilatés par la chaV^ur, e\ \\s ^%e,w\. wvôvws» ç\^\^V\!î^^s\^

volume rl'air froicl. Celui-ci Aescvn\«y ^o\\ç. ^^A^n^"^ ^^VV^^^^^^

Page 1