‹ La chaleurChapitre 30 sur 63 · CHANGEMENT DE VOLUNE DES CORPS · texte numérisé non relu

CHANGEMENT DE VOLUNE DES CORPS

et leur température se maintient pendant tout Thiver. Quand les chalems reviennent, la glace fond ; tant que Feau produite est à zéro, elle reste à là surlace ; ce n'est qu'après un échaulfement prolongé quelle atteint 4 degrés, de sorte qu'au printemps, il y a un moment où cette températm'e règne de nouveau dans toute l'étendue du lac. En été, les confies superficielles sont plus chaudes, et si le lac est assez profond, elles empêchent la chaleur solaire de pénétrer jusqu'au fond. Quant à réchauffement par conductibilité, il est excessivement faible, parce que Feau conduit mal la chaleur. En résumé, grâce au maximum de densité, la chaleur est comme emmagasinée au fond des lacs et des mers. Elle y entretient la vie d'une infinité d'êtres, animaux et végétaux, qui n'ont à redouter ni les grandes chaleurs, ni les froids excessifs. Là encore nous rencontrons un ordre admirable, et le 6it qui pouvait au premier abord paraître une anomalie, do- ^t le principe d'une grande loi terrestre.

Y a-t-il une jouissance plus pure que celle de l'homme, qui, après avoir habitué son esprit à la lecture du livre de la nature, est admis à contempler ses beautés? Le voyageur éprouve cette jouissance, lorsqu'en face d'un grand spectacle qu'il est allé chercher au prix de mille fatigues, il recherche ks causes des effets merveilleux qu'il contemple et élève assez haut sa pensée pour découvrir la loi dictée par le Créateur. Et quand il a saisi cette loi, il n'y a plus pour lui de détails inutiles ; il trouve dans le moindre fait qui échappe au voyageur oisif une vérification de la justesse de son raisonne- Dtent. C'est ainsi que Rumfort, parcourant les glaciers des Alpes, s'arrête devant une cavité naturelle, semblable à un petit puits creusé dans la glace. 11 aperçoit une pierre au fend de Feau qui remplit cette cavité, et voici qu'il explique comment ce puits a été creusé. La pierre se trouvait d'abord sur la glace ; échauffée par les rayons soMves» Qp.'\V ^V^sqçVs^

mieux que la glace, elle en a fait fondre une petite «ju autour d'elle. L'eau provenant de la fusion a été e échauffée à 4 degrés ; elle est tombée au fond de la naissante. Là elle a fait fondre une nouvelle quantité de autour d'elle en cédant de la chaleur, ce qui a agrandi vite. Devenue alors moins dense, elle est remontée à 1 face, a été de nouveau échauffée à 4 degrés par le soleil elle est retombée au fond pour continuer son œuvre e de suite. Le puits a été progressivement creusé par cet culation d'eau prenant en haut de la clialeur au soleil, ( tant en bas cette chaleur à la glace. Quanta la pieri est restée au fond, comme un simple témoin des circons qui ont déterminé le creusement du puits.

Nous avons encore à nous occuper des moyens de i mesurable la dilatation des solides. Elle est si faible faut des instruments spéciaux pour la mesurer. Ainsi avons dit qu'un décimètre de fer s'allonge environ centièmes de millimètre, quand on le chauffe de 100 degrés : voici comment on pe ut apprécier exacteme si petite quantité.

Une tige de fer de i mètre est placée dans une } cuve ; l'une de ses extrémités vient butter contre un ol fixe, tandis que l'autre est appuyée sur la petite brancli levier vertical (fi g. 54). La grande branche du levier ei fois plus grande que celle de la petite, et sa pointe est d'une règle horizontale divisée. On met de la glace au( la barre de fer, et on note la division de la règle, trouve sur le prolongement du levier. On ôte ensuite la on met de l'eau, on la fait bouillir en plaçant du feu s cuve. La barre de fer est ainsi chauffée à 100 degrc pousse le levier et la pointe s'avance de \ 2 centimctref règle horizontale. Évidemment la dilatation de la ba fer est cent fois moindre, c'esl-k-dke (qu'elle a pour i

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