CVI, CXL
Partout (Jehan de), 20g.
Paschal (F*ierre), historiographe, LXI note. Pataiges (Nicolas), 2g3.
Peghons (Jehan), dit Malaure, 355.
Peliectier (NoëH, 354.
Peloquin (Bertrand), 11.
Peloquin ou Pelloquin (Etienne), martyr, C\'I1I.
Perier (Vincent', martyr, XXXI note.
Poreuse, 2 2.
Perrichon (Guillaiime), 2(j.
Peste, en 1347, LXVIII, en ib^S, I.XXXVIII; 11 3, 21-2 n.
Petit ^Claude), voy. Genevoys.
Petit ^Gilbert), 33.
Petit (Guillaume), ly.
Pêtu (Ambroyse), dit Languedorée, 2j(), 28 S.
Peulevé (Michel), 344.
Philander ou Philandrier (Guillaume}, XLIII note.
Philipert (Euverte), 12g.
Philippes (Jehanne), femme Verdel, martyr, XCV; 76", 166.
Picard ou Lepicart (François), doyen de Saint-Germain-
l'Auxerrois, XXIII, LV. ' Pichon (Jehan), 346.
Picqueur ou Pecqueur (Pierre), 35o.
Picon ou Picou (Bertrand), 3.
Pillaud Estienne), i5.
Pille (Loys), i85, igS.
Pineau (Guillaume), 2go.
Pisseleu (François III de), évêque, LXXXVII. Poictevin (Maixant), 2go.
Poignart \}A^ André), 21g, 228, 354.
Poilrat (Laurens), 33 1.
Poilroux (Matthieu), 353, 3 63.
Poincteau (Michel), 14, i5.
Poisonnier (Adrien), 2gg.
Poitiers, XCV, CI: 14g, 161, 162, j65, iOj, 211, 22O,
234, 2gi, 333, 341, 346.
Poitou, XXXVIII; 2, 161, i83, 226, 234. Pommiers, i8j.
Pomponne (René), dit Leaudet, 243.
Pons-sur-Seine, 3, 6'^.
Pontoise, XGIV; i25, i54.
Popelin (Garaden), 72.
Popillon (Antoine), seigneur de Parey, CIX note.
Portier ^Pierre), 23 8.
Poté (Nicole), sous-prieur des Jacobins de Paris, yf^,
io6, ii5.
Poteau (Jacques), dit Nazon, prêtre, 63, i23. Potier (Augustin), 264.
Potier (Gilles), 352.
Potier (Michel), chaudronnier, 5g.
Potier (Pierre), 21.
Pouchet (Richard), martyr, XXXI note.
Prédications hérétiques, XIV n., XXI n., XXV, XXXVIII,
LXIX, LXXVIII, LXXIX, LXXXI ss., LXXXVIl, CI ss.,
CIV; 4, i5; 45, loi, jjg, 167, 225, 244.
— (Ordonnance sur les), 245.
Pretaire ou Prestaire (Jehan), 241, 343. Prêtres poursuivis, 21, 3 2, 65, 108, 12g, i33, 14g,
i52, i56^ 180, ig6, 22g, 23 1 , 241, 285, 2go, 2gi,
3ii, 3i5, 333, 334, 354.
Prévost (Catherine), femme Bertheville, 2. Processions, XL, XLI, GVII, CXI; 264, 3 01. Proust (Jehan), 3 14.
Prousteaulx (Guillaume et Jacques), 2qo.
Provence, voy. Aix, Vaudois, etc.
Provenchères (Guillaume) et, sa femme, 11 g. Provin (Jehan), dit Sanglier, 174.
Provins, XXXIII.
Prunier (Jehan), avocat, 26g, 354.
llet (Messire Guillaume), 3i5.
£iui
-^vaboys (Catherine), femme Bechet, 2()o.
Ragot (Damyen), 342.
Raguenier (Denis), 202.
Raguin (Mathurin), dit Trompillon, i6j, 162, i6j.
Raillardc 'Jacquette), lo-j.
Raincheval Isabeau de), LXXXVII.
Ramasset (Benoît), tailleur, martyr, I>XV1II; lo, 14.
Rapillart (Jehan), 67,
Rapussart (Jehan), prêtre, i8o.
Rat (^Pierre), prdvôt, fermier de Lusignan, •2C)4.
Ravon (Pierre), dit Coquebillette, martyr, LXXXIV; 28.
Ré (île de), jo5, iii, 23 8.
Regnauld (Michelle), veuve Noyrat, 2 25.
Regnault (Jehan), pr.'tre, i52. 160.
Reims, LXII; 14; 34,0.
Religieux poursuivis, XXII, LXXX, CXXII; i, 8, 9, 10, 17, 18; S, 22, 44, 46, 5i, 55, 62, 64, 65, 66, 7/, 79, 80, I 06, 1 1 o, 1 1 5, 1 1 6, 1 1 g, 12g, 1 3g, 1 5 2, 1 53, 160, I ji , I /6, I -8, 182, 208, 2 23, 23 1, 263, 265, 266, 2j3, 276, 28g, 2go, 2g2, 3o5, 335, 353.
Rély (Anthoine de), voy. Direly.
Renoul (Jehan), i56.
Renoul (Jehan), carme, CXII note; iio.
Rey (Guillaume de), martyr, LXIX.
Riche (Jehan), 3 25.
Riom, LXXXV; 7, g3, 20g, 286, 3 21.
Rivet (Jehan), dit le seigneur de la Piardière, 7.
Rivière (M^ Jehan), prêtre, 23 1.
Robin (Jacques), concierge de la Conciergerie, 53.
Robins (Jehan), dit Falot, 342.
Rocheta (Estienne), dit Jarrousse, i8j.
Rochète (Louis de), inquisiteur, martyr, XIV.
Roilly, voy. Direly.
Roma (Jean de), inquisiteur, XV note.
Romans, XG.
Rouen, XXI, GXXII; 227.
Rouillonneau (Nicolas), 7.
Roulleau (M^ Jehan), 2go.
Rousseau (Jehan), 22.
Rousselle (Jacques), 2go.
Roussen (Anthoine de), 3g.
Roussel (Olivier), martyr, XXXVIII note.
Royer (Jacques), potier d'ctain, martyr, et sa femme,
104, iig- Rueil (Jehan), marchand libraire, 256.
^abatier (M« Anthoine), dit Lore de Saint-Germain,
Sabrenois (Jacques de\ //. - j
Sabrenois (Hélène de), veuve L. Morsang, //. ;
Saconay (Gabriel de), précenteur de Lyon, GVIII. j
Saint-Amand, 84. ';
Saint-André (François de), président du Parlement, .1
LXXVI ss., LXXXIV, etc. 4
Saint- Flour, GV ; 282. }\
Saint-Germain (hôpital de), 327.
Saint-Germain-des-Fossés, 83 .
Saint- Jean-de-la-Chaine, g6.
Saint-Laurent près Montfort, g.
Saint-AIaixent, 124, 2go.
Saint-Martin-de-Valmeroux, GV; 282.
Saint-Père, 22.
Saint-Pierre-le-Moûtier, 3 04.
Saint-Reverran (Prieuré de), 108.
Sainte- Foy-la-Grande, XXV.
Sainte-Menehoud, XGV, GI ss.; 82, 166, 212, 216,
Salcrs, GV; 282.
Salmon (Ypolite% 146.
Sambus (Guillaume de), 252.
Sanguin (Nicole), conseiller au Parlement, XXXIIl, etc. ]
Sarraut (M« Jehan), prêtre, 2g o. ";
Sasart (Marguerite), XGII; i3j, i38.
Saseguyn (Jehan), 340. ;,
Saulvage ^Denis), XCVII; 2^2.
Saunier (Guillaume), martyr, XXXVIII note.
Saureau (Denis), martyr, LXIX.
Sauvaige (Nicolas), maçon, et Annette, sa femme, 1 1()-
Sebilleau (Anlhoine), dit Navet, martyr, XCIII; 14?'.
Sccart (Guillaume), i5i.
Séjournant (Margueritte), femme Taffignon , martyr,
104^ ii(j.
Senault (Georges), 264.
Senlis, 262, 33o.
Sens, XXXIII, LXXXII, CI; 11, 16; i3, 33, 71, loi, i i(j,
126, i3g, igj, 201, 202, 22g, 260, 262, 3 1 1 , 347. Serignat (Guy de), sieur de Tillac, CIX note. Serisfontaine (Pierre de), 14.
SermoiseSy 276, 28g.
Serpier (Simon), 226, 234, 346.
Serre (feu Jehan), marchand libraire, 167. Serres (Pierre), maître d'école et martyr, XXIX. Se^anne, LXXXIV, CXII; g4.
Simon (maître), imagier et prédicant, XCV; 167. Sire (Jehan), dit Surault, fugitif, 12.
Soissons, 67, 317, 342.
Solloneau (François), sergent de la justice, 7. Sorbonne, (La), XXI ss., GXVI, CXIX note; voy. aussi
Confession de foi. Index, etc.
Sourdun, ig5.
Souriceau (Denis), i83.
Souvigné, 2 g o.
Strasbourg, XXXII note, XXXIV, GXXXII note. Suisse, XIX; 6; voy. aussi Genève.
Supplices (ce qu'ils coûtaient), CXLI note.
affignon (Jehan) et sa femme, martyrs, 104, 11 g. Taynin (feu Jehan), 167.
Tessier (Thomas), prêtre, i52.
Testart (M« Bert ou Robert), prêtre, 21, 2qi.
Testevuyde (Nicolas), argentier, j ig.
Texier (Pierre), 344.
Therouenne (Jean de), conseiller au Parlement, LXXX\'1I, Cl, GXXIII; 102, 207, etc.
Thévenin (Nicodesme), 2()5.
Tiiierret (Estienne), 21:2.
Thierry (Jean), dominicain, XXII.
Thomas (Jehan), pâtissier, 11.
Thomas (autre Jehan), 240.
Thuillier (Jehan), dit Le Camus, joueur d'instruments et martyr, /o/, 1 1 g.
Thuret (Jehan), martyr, XLI note.
Thuret (Jehan), prêtre, 12g.
Tignonville, voy. Du Monceau (Lancelot).
Tintin (Robert), martyr, XXXIII.
Toilleau (Pierre), 6.
Torture ordinaire ou extraordinaire, XCIII ss.; 12; /2, 22, 40, j36, i3j, j38, 140, i55, i58, 161, 164, 172, 174, jg4, jg5, ig7, ig8, igg, 200, 201, 202, 206, 212, 220, 225, 235, 237, 24g, 268, 271, 276, 27g, 284, 286, 288, 2g4, 2g5, 3o4, 3 06, 3 60.
Tuidouse, XIV, XXIX, LXIX;' 3 20.
Touraine, XXXIII, LXXXII, CVIII; i33, 2o5.
Tourousse (Rebert), 352.
Tours, XXXIII, XCI, XCVIII, CI, CXXIV; 3, 5, i5, 17; 5o, 65, gj, 181, 182, 208, 233, 242, 270, 326, 353, 363.
Treille (Anthoine), LXX note.
Trente (Concile de), XXXV ss.
Triconnel (Marin), 225.
Trotollot (Geroult), dit Leduc, 25o.
Trotier (Jacques), 358.
Trouppeau (Loyse), 343.
Tvoyes, XX XVI II noie; i5; .S'j, 3^7, '}4H, 36 1. Trubeau 'Jehan), 214.
Tudelle (Jehanne), 35 2.
Turpin (Jehan), sellier, 33().
Tuye, voy. Desbrosses.
Diversité et jeunesse des Ecoles, Ci, ClII, GXXXVII; voy. aussi Paris (collèges).
aiois (Jehan), 354.
Valois (Comté de), 3j.
Value (Anthoine), dit Ascanaïs, 243.
Vanier (Maurice), ig5.
Vauchelet Denis), I25.
Vaudois, XV, XVIII, XIX, XX, XXXI, XXXIV. Vaussy (Nicolas), i83.
\'ayer (Anthoine), 200.
\'eau (Adam), dominicain, J71, 223, 203. Vendocin (Jérôme), martyr, XV.
Vendômois, 6; 5/.
\'enot (Florent), carme, martyr, CXII ss., CXX ; iio. Verdel ou Berdel (Simon), XCV; y 6, 166. Vermillion Guillaume), dit Cochart, i58, i63. Veron, 21 5.
Very (Pierre), 2go.
Viart (Jacques), chanoine et officiai d'Orléans, CI; 8, 10,
log, 224, 277.
Victymier (Sainct), sieur de Lavau, 167. Vielbourg (Jehanne de), 327.
Vier;fon, XCV; i6g.
Vigeoie (Jehan) igi.
\'illemain (Simon), bonnetier, 3i.
Villeneufve, 20g.
Ville-en-Tudenois , 317.
Villeserve (prieuré de), ^Gj, 274.
Vincent (Michel), imprimeur, martyr, XXXVII.
Virandeau (Un nommé), i6y.
Vitry-le-FrançoiSj 76, 166, 334.
Voilant (Jean), martyr, XXXVIII note.
-tl^allet (Pierre), 262.
Wangernier (Pierre), 35g.
table ic0 (Grauurc0
i" Le Palais au XVP siècle, d'après une gravure du
XVIP — en face du titre.
2° Le Palais de justice de Paris, vu du pont Notre-
, Dame (1889) — en face de V Avant-propos. Pages
3" Portrait de François P"" VIII
4" Portrait de Henri II XLVI
5° La place Maubert au commencement de
Tannée 1889 CLII
6° Le préau de la Conciergerie en 1847. . . 189 7*^ Plan d'une partie du Palais avant l'incendie
de 1776 319
Errata et Hàîienba
Page XXXIII, fin de la ligne 17, lisez : le 5 août^ six des conseillers . . .
Page XXXIV, lignes i et 2, au lieu de et Louis..., lisez: , Louis Gayant à Orléans, Blois et environs, et Etienne de Montmirel en Poitou; — ligne 4, au lieu de est instituée, lisez : avait déjà été; — note i, ajoutez: Le texte de la commission d'E. de Montmirel ne se trouve que dans le registre coté, U 446, fol. CXCI a. Elle fut révoquée le 21 août(0, parce que
(i) U 446, à la suite de la pre'cédente , lettre datée de Saint-Saëns.
le dauphin (Henri II), dont ce conseiller était le maître des requêtes, le réclama pour son service. François I^"^ chargea le Parlement de le remplacer par un autre délégué.
Page LXXI, § 9. — Une découverte, aussi inattendue qu'impossible à prévoir, mais survenue malheureusement après l'impression de ce volume, me permet de compléter ce que je dis ici de l'institution de la Chambre ardente et, page XCVI, de sa durée. M. Paul Guérin, archiviste aux Archives nationales, — avec lequel j'avais longuement et vainement cherché les lettres de création de cette nouvelle Chambre, — surpris, comme moi, de ne trouver nulle part certains textes imprimés déjà dans Fontanon, a eu l'idée de fureter dans la série U des Archives, qui ne doit renfermer que des copies d'édits ou d'arrêts. Il y a découvert tout un registre original qui devrait faire partie de ceux du Parlement (série X), puisque c'est celui-là même où furent transcrits les lettres, édits, etc., adressés à la Tournelle criminelle. Ce registre, auquel j'aurai à faire, dans l'avenir, bien des emprunts, porte aujourd'hui la cote U 446 et renferme tous les actes officiels concernant rétablissement et le fonctionnement de la Chambre appelée, au Palais, la seconde Tournelle. En voici les lettres d'institution:
Création de la seconde Tournelle criminelle.
Henry, par la grâce de Dieu Roy de France, A tous ceulx qui ces présentes lectres verront, salut.
Comme Nous soions deuement informez et advertiz que l'honneur et gloire de Nostre Ro3'^aulme très
chrcsticn soict succédez originairement et de plus en plus creuz et augmentez par l'intégrité de la saincte foy catholicque tousjours gardée et entretenue en nostre dict Royaulme très chrestien; par laquelle il avoit esté constitué la lumière par dessus tous les autres, et que tant que noz prédécesseurs ont esté soigneux de faire garder et entretenir nostre dicte saincte foy catholicque , ilz ont tousjours vescu en prospérités et ont esté redoubtez de leurs ennemys et obtenu plusieurs grandes victoires. Et combien que feu nostre très honoré seigneur et père, que Dieu absolve, eust de tout son pouvoir résisté par le mo3^en de sa justice aux erreurs, sectes et doctrines contraires à nostre dicte saincte foy catholicque, et eust faict faire, des sectateurs et héréticques, plusieurs grand espunitions exemplaires; néantmoings, ainsi que avons entendu, les dictes erreurs et doctrines héréticques pullulent autant ou plus que jamais en nostre dict Royaulme à nostre très grand regret et desplaisir.
Savoir faisons que Nous, à l'exemple de nos dicts prédécesseurs Roys, de bonne mémoire, et mesmement de feu nostre dict seigneur et père, et pour le lieu et nom que nous tenons en la chrestienté, voulons et désirons y pourveoir et remédier par tous les meilleurs moyens dont nous nous pourrons adviser, affin d'extirper les dictes faulses et erronées doctrines et hérésies et aussi les blaphèmes contre l'honneur de Dieu et des saincts sacremens de l'Église.
Avons, en nostre Court de Parlement à Paris, créé et estably, créons et establissons de nostre certaine science, plaine puissance et auctorité royal, par ces présentes, une nouvelle Chambre, pour, en icelle^ veoir, juger et difinir les procès infiniz et qui se feront cy après contre les dicts héréticques. Pour laquelle Chambre tenir, nous avons, par advis et déhbération
des gens de nostre Conseil privé et autres grans et notables personnaiges, commis et depputé, commectons et depputons, noz amez et féaulx maistres Pierre Lizet, François de Sainct-André, présidens en nostre dicte Court de Parlement à Paris, ou l'un d'eulx en l'absence de Tautre, et quatorze conseillers (i), c'est assavoir, maistres Jacques le Roux, Jehan Hennequin, Jehan Tronson, François Tavel, Loys Gayant, Jehan Allard, Estienne de Montmirel, Jacques Potier, Guillaume Lhuillier, Jehan Barjot, Pierre Hotman, Nicole Martineau, Nicole Chevalier^ Anthoine Lecoq. Voulans que si aulcuns des dicts conseillers se tiennent mallades ou empeschez, que nos dicts présidens puissent choisir et appeller en leurs lieux telz autres conseillers de nostre dicte Court qu'ils adviseront, ausquelz nous mandons et enjoignons y obéir, servir et assister, comme s'ilz avoient esté par nous nommez. Tous lesquelz conseillers, tant de la grand Chambre^ de playdoyé que des enquestes de nostre dicte Court, auront et prendront et voulions estre paiez^ pour le temps qu'ilz demeureront et serviront en la dicte nostre Chambre criminelle, semblable creue de gaiges qu'ilz ont accoustumé prendre et percevoir les conseillers de nostre dicte Court, tant de la Chambre du plaidoyé , que des enquestes tenans l'ancienne Chambre criminelle appelée la Tournelle ; Et oultre, que les dicts présidens qui président en la dicte nouvelle Chambre criminelle leur puissent taxer cspices modérées et raisonnables, selon qu'on a accoustumé les taxes aux aultres conseillers rapportans procès criminels où il n'y aura partie que nostre
(i) J'étais arrivé p. L.XXVI au chilïre de 24. conseillers, en ajoutant à ceux ici nommés ceux qui à diverses époques, notamment pendant «les vacations», les avaient remplacés.
procureur général. Lesquelles leur seront payées par les deniers provenans des amendes de nostre dicte Court, autres que celles qui seront par culx adjugées.
Et voulions, en oultre et nous plaist, que en la dicte Chambre seullement et non ailleurs soient veuz et jugez tous et chascuns les procès d'hérésie et erreurs contre nostre saincte foy catholicque et que la dicte Chambre soit continuée tant et si longuement que les dicts erreurs dureront en nostre dict Royaulme et que nous verrons estre à faire ; et aussi qu'elle cesse et demeure en surceance où nos dicts présidens et conseillers verront n'estre besoing plus avant la tenir. N'entendant toutesfois que pour cella la Tournelle ordinaire cesse de vacquer à l'expédicion des criminels prisonniers qui seront en la Consiergerie, comme elle a de coustume.
Si donnons en mandement, à noz amez et féaulx les gens de nostre dicte Court de Parlement de Paris, que le contenu en ces dictes présentes ilz ayent à faire entretenir, exécuter et observer de poinct en poinct, sans y contrevenir en aucune manière, Et à ce nos dicts présidens et conseillers cy dessus nommez d'y vacquer et entendre, tous affaires postposez et cessans, car tel est nostre plaisir. En tesmoing de ce, nous avons faict mectre scel à ces dictes présentes.
Donné à Fontainebleau, le huitiesme d'octobre, l'an de grâce mil cinq cens quarante sept, et de nostre règne le premier. Ainsi signé sur le reply, par le Roy en son Conseil, Clausse(i).
(0 U 446, fol. 194b. Le Clausse, qui signe cette lettre, ne serait-il pas le procureur du roi auprès de l'inquisition (voy. p. XVII n.) ? Dans ce cas on peut être sûr que l'inquisiteur M. Orry est un des «grands et notables personnages » dont Henri II prit l'avis pour instituer la seconde Tournelle.
En marge: L'original des dictes lectres a esté baillé à M" Jehan Henard; receveur de la Court.
On voit que la seconde Tournelle fut créée le 8 octobre 1547 et que par conséquent elle dut fonctionner plus tôt que ne le laissait supposer le Registre des Luthériens, que j'ai intégralement reproduit plus haut et qui commence le 2 mai 1548. Henri II s'est intéressé d'une manière toute particulière à cette création destinée^ selon sa lettre, à porter le dernier coup à l'hérésie. Le 8 décembre 1547, il recommande, en effet, «àsesamez etféaulx depputez pour tenir la nouvelle Chambre », de ne pas interrompre leurs séances, si Tun des deux présidens qu'il leur avait donnés, Lizet et Saint- André, était malade ou empêché, mais de la faire présider, dans ce cas, comme à la Tournelle ordinaire, par le plus ancien conseiller présent(i). On constate, dans le Registre des Luthériens, qu'il y a eu plus d'une fois lieu d'appliquer cette recommandation. Mais on peut^ grâce à d'autres textes, ajouter à ce qui précède d'autres renseignements précis et importants.
Le 6 mai 1548 Henri II s'occupe du supplément de traitement à allouer, selon sa promesse, à ces conseillers, qui « depuis le commencement du mois de décembre dernier ont vacqué et vacquent encores journellement au faict et jugement des dictz procès sans que pour ce ilz aient pris aucunes espices, ne eu de nous aucun sallaire ou récompense ». Cette phrase nous apprend donc que
(i) Lettre date'e de Fontainebleau, U 446, fol. i95\
la Chambre ardente a commencé à fonctionner en décembre 1547. Ceci confirme la remarque que j'avais faite (pages LXIV, LXIX n., et LXXII n.) que la recommandation du roi rapportée par le conseiller Bouete, le 3 décembre 1547, « de pourveoir au faicf. des Luthériens», avait dû être suivie d'un effet immédiat 'i). J'aurais pu être beaucoup plus affirmatif si j'avais eu sous les yeux ces derniers textes. Il est clair, désormais, que le registre criminel pour le semestre d'hiver de 1547-48, qui fait défaut aux Archives nationales, renfermait les premières opérations de la fameuse Chambre. Et c'est pour cela qu'on trouve dans Crespin et V Histoire ecclésiastique (voy. p. LXVIII-LXIX) les mentions qui m'ont fait admettre pour cette époque un redoublement de rigueurs contre l'hérésie (2).
Il était bien juste qu'un travail supplémentaire, aussi consciencieusement accompli, fût récompensé. Le roi alloue en conséquence à chacun des conseillers 20 sols parisis pour chaque jour de séance, et à Pierre Richer, huissier, et à Simon Chartier, clerc du greffe criminel, 10 sols, à la condition, pour les premiers, de ne pas prendre d'épices. Et il pourvoit à cette dépense en autorisant le receveur à la prélever « sur les deniers de la creue des
( 0 Et, par suite le j; 10 (p. LXXVIII) devrait être intitulé Troisième trimestre, puisque en mai 1548 la Chambre ardente fonctionnait déjà depuis 5 mois.
(2) C'est aussi ce qui explique la modération relative des premiers arrêts du Registre que j'ai reproduit. Le 2 mai 1348 la nouvelle Chambre avait évidemment déjà expédié les plus compromis des hérétiques qu'elle devait extirper.
quinze livres tournois pour ung muy de sel, sur lesquels les gaiges de nostre dicte Court sont assignez», et, si cette ressource est insuffisante, ce sur les deniers provenans des amendes qui nous seront adjugées par les Chambres de nostre dicte Court, aullres que la dessus-dictey>{y)y c'est-à-dire que la Chambre ardente.
Le registre qui nous fournit ces intéressants détails nous apprend encore que les lettres prorogeant le fonctionnement de la nouvelle Chambre pendant les vacances de l'année 1548 furent envoyées (2) parce que «aulcuns font difficulté que ne puissiez vacquer et entendre au faict de nostre dicte commission durant les vaccations . . . chose qui seroit contraire et dérogeant à nostre intencion, qui désirons Tabreviacion de justice et prompte expédition des procez faictz contre les dicts Luthériens perturbateurs», etc. Il importait donc à Henri II que le châtiment de ces malheureux se poursuivît sans répit. Cela ressort encore mieux d'un nouvel ordre relatif au traitement des juges. Celui-ci est du 18 janvier 1549(3). Il maintient les gages supplémentaires des conseillers à 20 sols parisis pour les jours de séance du Parlement, mais les porte à 40 sols pour ceux où la Cour avait coutume de vacquer, mais où, par conséquent, la nouvelle Chambre continuait à siéger (4).
(0 Ordonnance datée d'Aix en Othe, U 446, fol. igô^J.
(2) De la Gôte-Saint-André, 12 sept. 1548. Voy. p. XC et n° i32,
(3) Saint-Germain-en-Laye, U 44G, fol. 198».
(4) Sans doute les jours de fête autres que le dimanche.
Cet ordre m'oblige, du même coup, à rectifier ce que j'ai dit au commencement de la page XCVJ. Les arrêts concernant les Luthériens n'étant plus inscrits à part, après le 30 octobre 1548, j'avais cru pouvoir en inférer que la Chambre ardente cessant d'exister comme Chambre particulière; les hérétiques étaient de nouveau jugés par la Tournelle ordinaire. C'est une erreur. La seconde Tournelle continue à exister et à légiférer à côté de la première; seulement le greffier Simon Chartier en a confondu les arrêts avec ceux de la Tournelle ordinaire. On constate même, grâce à un dernier texte, qu'elle existait encore le 17 juillet 1549. A cette date, en effet, Henri II reconnaît officiellement que ce tribunal d'exception lui coûte trop cher pour qu'il puisse continuer à le faire payer sur les fonds qu'il avait désignés le 6 mai 1548.
... «Et pour ce que la dicte despence qui est grande et ordinaire, ne peult estre prinse sur le fons de noz finances sans retardement des autres affaires concernans la seureté et conservation de Testât universel de nous, noz Royaulme et subjectz ausquelz le dict fons est destiné; et qu'il est bien requis et nécessaire y pourveoir au soullagement de nos dictes finances et sans retardacion toutes/ois des poursuites^ vuydanges et expéditions des procès des dicts héréticques. Nous, à ces causes, après avoir mis ceste affaire en delibéracion avec les gens de nostre Conseil privé, et eu sur ce leur advis, avons dict... que doresnavant nous ne ferons don des amendes et confiscacions qui nous seront adjugées à Tencontre des dicts héréticques... en faveur de quelques personnes et pour quelque cause que ce soit, sinon pour la moictié seullement. Et
où cy après, par inadvertance, importunité des requérans ou autrement nous viendrons à ordonner entièrement telles amendes et confiscations ; Nous deffendons à noz amez et féaulx les gens de nos comptes... veriffier les dicts dons que pour la dicte moictié, quelque expresse dérogation qui soit insérée es dictes lettres et dons, et quelques jussions que leur puissions faire cy après expédier au contraire... Et quant à l'autre moictié . . . elle sera receue tant par nos recepveurs ordinaires que par les recepveurs des amendes de nostre dicte Court... pour sur icelle estre, par les dicts recepveurs respectivement, fournie aux fraiz des poursuictes, instruction et faction des dicts procès » .-. .(i)
Ainsi le roi lui-même reconnaît que les amendes et confiscations provenant des hérétiques poursuivis et condamnés étaient accordées jusque-là exclusivement « à diverses personnes » qui les lui demandaient. N'est-ce pas une preuve que ses favoris, comme «lagrant sénéchalle », et... d'autres, en profitaient et, sans doute, ne se faisaient pas faute de les provoquer? Infortunés hérétiques! Jusque-là ils enrichissaient leurs délateurs, ennemis ou envieux ; maintenant ils étaient obligés de faire vivre en partie leurs bourreaux!
Ce texte établit, en outre, que les auto-da-fés du 4 juillet 1549, qui forment le sanglant couronnement de la glorieuse entrée de Henri II dans sa bonne ville de Paris (2), furent aussi l'œuvre de la Chambre ardente, que le roi protégeait avec une si
(0 Ordre daté de Paris, U 446, fol. 198^ (2) Voy. l i3.
constante sollicitude. — Mais ce triomphe de l'implacable tribunal devait amener une réaction. J'en ai donné la preuve en analysant (p. CXXXIV et ss.) l'édit du 19 novembre 1549 qui ordonnait aux baillis, sénéchaux et juges présidiaux, de renvoyer les hérétiques qu'ils avaient poursuivis, non plus aux Parlements, mais aux juges d*Egltse. Si la Chambre créée le 8 octobre 1547 contre ces criminels existait encore à la fin de l'année 1549, elle a dû logiquement cesser ses opérations lorsque cet édit fut appliqué. Un dernier renseignement fourni par le registre U 446 me permet, en effet, de le démontrer. A la suite des édits du 19 novembre 1549(0 et du 27 juin 1551 (ou de Châteaubriant)(2), ce registre en renferme un troisième, inconnu jusqu'à ce jour, du i^"" mars 1553(3), qui rétablit la seconde Tournelle criminelle, qu'il déclare avoir été « discontinuée et délaissée » à l'occasion de ces deux ordonnances. Le registre criminel X-'' 107, où se trouvent les arrêts ci-dessus résumés (p. 376 à 381), par lesquels le Parlement de Paris se dessaisit, le 8 janvier 1550, au profit de leurs évêques respectifs, des soixante-six luthériens qui se trouvaient encore à ce moment à la Conciergerie , ne parle pas de cette discontinuation. J'ai donc cherché dans les registres du Conseil de la même époque et trouvé, sous la date du 11 janvier 1550, ce qui
(OU 446, fol. 2o3''.
(2) Ibid., fol. 204b.
(5") Ibid., fol. 2ii:«\ Cet édit est daté de Saint-Germainen-I.aye.
suit: Toutes les Chambres assemblées, Jean Meigret et Guillaume Abot, conseillers envoyés au roi pour lui faire des remontrances sur diverses matières, rapportent, entre autres, que le roi leur avait
« ordonné et enjoinct dire et déclarer à la dicte Court, que son vouloir et intention estoit, selon les lectres patentes cy-devant envoyées à icelle, que la Chambre par cy devant destinée pour le jugement des Luthériens fust close, voulant et ordonnant à ceulx qui en estoient soy retirer en leurs Chambres pour entendre à l'expédition de la justice; mandant néantmoings à la dicte Court que les criminelz chargez du crime d'hérésie qui viendroyent cy après par appel à la dicte Court, fussent jugez et expédiez à la Tournelle ordinaire en toute diligence. Sur quoy le dict Seigneur avait dès lors commandé leur en estre expédiées lettres de crédit que néantmoings ilz n'avaient attendues ))...(0
En ne laissant, le ii janvier 1550, à la Tournelle ordinaire que le jugement des hérétiques qui en appelleraient au Parlement^ Henri II a donc ordonné, ce jour-là, la clôture de ce qui ne fut malheureusement que la première Chambre ardente, puisqu'elle fut suivie d'une seconde en 1553. — Il ressort finalement de tous ces textes nouvellement découverts que le présent ouvrage renferme tout ce qu'il a été possible de retrouver des arrêts de cette première Chambre ardente, laquelle siégea de décembre 1547 au 10 janvier 1550, soit un peu plus de 25 mois. Ces arrêts sont au nombre de 366 pour moins de 15 mois seulement, grâce à deux
'0 Xi» i566, fol 117b.
lacunes, signalées p. LXX, CVI et CXL, soit d'environ 25 par mois. Il faudrait, pour être complet, pouvoir y ajouter ceux actuellement perdus, et, sans aucun doute plus impitoyables, des onze mois de décembre 1547, janvier, février, mars et avril 1548, et de mai, juin, juillet, août, septembre et octobre 1549, soit, en prenant pour base la même moyenne de 25 par mois, 275. Ce qui ferait, pour moins de deux ans et deux mois de session, un total de 640 arrêts (0. N'est-ce pas le cas de répéter que les chiffres ont leur éloquence ?
Page XCV, note 2, ligne 5, lisez J41 et faites la même correction aux n°^ ^6, 16 1, j6y et i6y.
Page XCVI, avant-dernière ligne, à Angleterre, ajoutez une note : Dans un ouvrage sous presse sur les Eglises françaises du Refuge en Angleterre M. le baron F. de Schickler démontre que la première Église de réfugiés français s'organisa à Londres en 1549 et fut sans doute précédée par l'organisation de celle de Canterbury. Il fallait donc qu'à cette époque, et grâce aux persécutions dont on vient de lire le récit, il y eût déjà, dans ces deux seules villes, un nombre considérable de réfugiés français pour cause de religion.
Page CV, ligne 13, lisez : découvrir à Auxerre.
Page CIX, note 2: M. Th. Dufour m'apprend qu'après vérification, ce chiffre doit être porté à 7^ et ne comprend d'ailleurs que les réfugiés français autorisés à habiter Genève. Il y en avait d'autres,
(0 Les chiffres donnés p. XCVI ne sont plus que ceux d'un semestre.
en plus grand nombre peut-être, dont on ne connaît pas les noms, sans doute parce que leur présence n'était considérée que comme temporaire.
Page 3, ligne 3, à Antoine Constant manque cette note : Voy. p. 8, sous la date du 15 juin.
Page II, 21 juillet, Regnault Foucquier, manque cette note : Voy. le n° 126.
Page 12,, dernier alinéa, Jehan Chrestien, manque cette note : Voy. le n° 16.
Page 389, rédigez ainsi la notice Chambre ardente, instituée, p. LXXI et 418; traitement des conseillers, p. 422 ; troisième trimestre, LXXVIII ss. ; prorogée, XC et 424 ; close, XCVI et 428.
Page 391, après Confession de foi, intercalez Confiscations (à quoi elles servirent), 426.
Page 396, premières lignes, intercalez: 30 août 1542, XXV ; 23 juillet 1543, XXVIII ; 23 novembre 1546, XXXVIII.
Page 398, à Henri II, lettres patentes, etc., intercalez : 8 octobre 1547, 418; 8 décembre 1547, 422 ; 6 mai 1548, 423; 18 janvier 1549, 424; 11 janvier 1550, 427; 27 juin 1551, 427 ; i^^ mars 1553, 427.
Page 411, ligne 17, lisez: Rély (Anthoine de),