‹ La Chambre de commerce de Marseille et l'Exposition coloniale de 1906Chapitre 64 sur 89 · II. — Budgets locaux · texte numérisé non relu

II. — Budgets locaux

Les budgets locaux sont alimentés par des contributions directes (impôt personnel (1), patentes et licences) — par des contributions indirectes (enregistrement, timbre, droits d’oussourou et de pacage, etc.) — par des produits divers, tels que les recettes des Postes et Télégraphes, le domaine, les excédents des caisses de réserve, les amendes, etc.) — enfin par des subventions du budget général.

Les dépenses se rattachent à l’administration, aux services financiers, aux travaux, à la navigation, à l’agriculture, à l’assistance, à renseignement, enfin à l’entretien des forces de police qu’une récente décision vient de mettre à la charge des budgets locaux.

Les divers budgets locaux sont évalués comme suit, en jecettes et en dépenses, pour l’exercice 1908 :

Sénégal (territoires d'administration directe) F. 1.700.000

» (pays de protectorat) . 4.584.000

Guinée . 6.225.000

Côte d’ivoire . 3.800.000

Dahomey . 3.090.000

Haut-Sénégal et Niger . 6.360.000

(1) L impôt personnel représentait en 1906, pour l’ensemble des budgets locaux, un revenu de 14 665.125 francs, soit environ la moitié de leurs recettes totales.

Territoire militaire du Niger (budget annexe

du précédé n t ) . 1 • 346 . 000

Mauritanie ( budget annexe du budget général) . 1.189.000

Total.... . . F. 28.294.000

Rappel du budget général . 17.148.000

Total des budgets de l’Afrique occidentale française pour 1908 . F. 45.442.000

En 1895, l’ensemble des budgets arrivait à peine à onze millions de francs. Quant aux caisses de réserve qui, réunies, s’élèvent

aujourd’hui à 9.831.014 francs, elles n’atteignaient en 1895 que

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