‹ La Chambre de commerce de Marseille et l'Exposition coloniale de 1906Chapitre 72 sur 89 · IV. — Voies navigables A. — Sénégal · texte numérisé non relu

IV. — Voies navigables A. — Sénégal

Les travaux effectués jusqu’ici pour l’amélioration du fleuve Sénégal ont consisté en établissement de cartes, construction d’ouvrages de balisage, abaissement de seuils rocheux, et dragage de plusieurs barrages. On examine également la possibilité d’établir dans la partie haute du fleuve des barrages destinés à constituer de vastes réservoirs.

B. — Niger

Pour le Niger, des éludes hydrographiques ont été commencées en 1903 et sont actuellement achevées entre Bamako et Tombouctou , sur un millier de kilomètres ; en outre, une reconnaissance a été faite de Tombouctou à Niamey (900 kilomètres). Quant aux travaux de balisage, ils ont été entrepris en 1907 et terminés de Koulikoro à Serikala (50 kilomètres) ; en outre, l’Administration a effectué divers travaux entre Ségou et Sansanding pour régulariser le cours du fleuve sur ce point.

Il n’est peut-être pas inutile de donner ici quelques indications concernant la navigation sur le Niger. Ce magnifique fleuve, de 3.967 kilomètres de long (dont 2.845 en terre française), peut se diviser en trois biefs navigables : de Kouroussa à Bamako ; de Koulikoro à Ansongo ; et de Boussa à la mer. La navigation est interrompue entre Bamako et Koulikoro par les chutes de Sotuba et de Kénié, et entre Ansongo et Boussa par une succession de rapides qui s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres.

Actuellement, un service de bateaux (1) fonctionne régulièrement sur 900 kilomètres entre Koulikoro et Kabara, village qui sert de port à Tombouctou, situé à une dizaine de kilomètres du

(1) Ce service de navigation, qui a commencé à fonctionner le le>- juillet 1905, est assuré par deux vedettes à vapeur et à hélice, un vapeur à roues arrière, Une chaloupe-remorqueur, trois pirogues postales et quelques chalands en bois. Malheureusement, les tarifs de transport des marchandises sont tellement élevés que la plupart des maisons de commerce ont préféré se cons* tituer une flottille de chalands.

fleuve. Les principales escales, en partant de Koulikoro, sont : Ségun (kil. 180), Mopti (kil. 500) et Kabara-Tombouctou (kil. 900): Le trafic est très intense à Koulikoro, où le commerce des céréales a atteint 6.000 tonnes en 1907. Il convient de remarquer à ce propos que le fret de montée est environ quadruple comme importance du fret de descente, à cause des articles d’exportation, mil, riz, peaux, laines, karité, etc., qui viennent emprunter la voie ferrée à Koulikoro.

Ajoutons que de nouveaux services vont être organisés prochainement de Kouroussa à Bamako (412 kilomètres) et de Kabara-Tombouctou à Ansongo (555 kilomètres), ce qui portera à près de 2.000 kilomètres la navigation régulière sur le Niger (1).

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